The Wheel Turns

Pas de répit en ce début d'année!

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Voici un petit moment que je n'ai rien publié ici. Non que l'envie m'en manquait, mais les journées n'ayant que vingt-quatre heures, le temps m'a fait cruellement défaut ces derniers mois. D'une part, j'ai été très active à mettre au point le progamme 2017 des rendez-vous mensuels et trimestriels que je propose dans le cadre de mon entreprise, et d'autre part j'ai été très occupée par des démarches administratives qui ont pris plus de temps que ce à quoi l'on s'attendait compte tenu de leur simplicité. Petit retour sur les dernières semaines de 2016 et les premières de 2017.

 

L'élaboration du programme de 2017 s'est faite en deux temps. J'ai commencé par les thés découverte, dont les sujets sont généralement dévoilés en octobre-novembre afin de permettre à chacun de prévoir ses inscriptions à l'avance. Une fois les thèmes associés à chaque séance, la préparation préliminaire des rencontres se fait. Il s'agit ici d'établir les lignes directrices qui guideront les explorations et de pré-sélectionner des jeux qui pourront être présentés au cours des séances, tout en prévoyant bien sûr les éventuelles nouveautés qui pourraient paraître d'ici là. De cette façon, la préparation définitive des sessions est beaucoup plus légère lorsque le moment en est venu et cela me permet de ne pas perturber mon rythme de travail sur les cours et les consultations. D'ailleurs, si vous n'avez pas encore pris connaissance du programme des thés découverte de cette année, je vous invite à le faire sans tarder !

Ensuite, 2017 est marquée par une nouveauté de taille avec la mise en place des réunions des Détectives aux Arcanes, un projet que je souhaitais mettre au point depuis longtemps. Lors de ces rendez-vous trimestriels, je vous propose de nous pencher sur des mystères historiques ou littéraires et de mener l'enquête avec nos supports divinatoires pour tenter de les résoudre. Pour ce faire, nous nous retrouvons à la manière d'un club de détectives et étudions le dossier d'investigation du jour, puis nous élaborons les stratégies d'investigation à mettre en place et les tirages à effectuer pour récolter des éléments qui nous permettront à terme de reconstituer les faits et de déterminer ce qui s'est passé. Ces réunions, ouvertes à tous, demandent une préparation minutieuse, tant dans la création des salons d'entraînement dédiés aux supports utilisés que dans la recherche de l'affaire à traiter et la compliation du dossier d'investigation, et c'est ce à quoi je me suis principalement attelée depuis l'annonce de ces ateliers ludiques.

La première réunion s'est d'ailleurs tenue le 11 février dernier et fut un succès : les détectives présents furent très perspicaces puisqu'à l'aide de nos tirages et des informations que nous avons réussi à recueilir, nous sommes parvenus à des conclusions très cohérentes par rapport au mystère étudié. Si vous souhaitez avoir un aperçu de cette séance, je vous invite à lire cet article, qui revient sur l'affaire qui nous a occupés tout l'après-midi. Et bien sûr, si vous souhaitez participer aux prochaines réunions, n'hésitez pas à me contacter !

J'ai déjà hâte d'être à la deuxième réunion, car nous enquêterons à l'aide de l'Oracle Belline sur un mystère parisien... Je ne peux vous en dire davantage à ce sujet sous peine de gâcher la surprise, mais je suis certaine que cette affaire suscitera un vif intérêt !

 

Comme je le disais en introduction, ces dernières semaines ont également été consacrées à des démarches administratives simples mais peu courantes dont certaines ont pris davantage de temps qu'elles ne l'auraient dû du fait de leur méconnaissance de la part de certaines administrations. Je reviendrai sur l'ensemble de mes péripéties dans un autre article qui intéressera sans doute certains, mais pour faire court, après un peu plus de dix ans d'utilisation, j'ai fait reconnaître mon pseudonyme officiellement et ai réussi à le faire inscrire sur ma carte d'identité !

Il m'a d'abord fallu officialiser l'utilisation du pseudonyme auprès du Tribunal d'Instance puis, munie du document délivré, faire renouveler ma carte d'identité en y demandant l'inscription dudit pseudonyme. La première étape s'est déroulée plutôt rapidement et simplement. Certains d'entre vous en sont d'ailleurs au courant depuis fin novembre-début décembre et ont même contribué au succès de cette démarche, ce dont je les remercie chaleureusement ! La deuxième étape, en revanche, fut plus épique en raison de la méconnaissance de la procédure de la part des services concernés qui, peu habitués à celle-ci, la confondent parfois avec d'autres, plus longues et plus complexes. J'ai donc dû me livrer à un véritable jeu de piste qui a duré plusieurs semaines avant de recevoir ma nouvelle carte d'identité, sur laquelle apparaît désormais mon pseudonyme.

Début février, je n'ai pas été mécontente d'aller chercher le précieux document lorsque celui-ci a enfin été émis avec la mention du pseudonyme ! Voilà qui m'ouvre pas mal de portes, notamment en ce qui concerne des projets que je vais pouvoir concrétiser plus sereinement !

 

Certains d'entre vous l'on sans doute remarqué, mais l'officialisation de mon pseudonyme a eu des répercussions sur ma présence en ligne, en particulier sur les réseaux sociaux. En effet, suite à sa reconnaissance par le Tribunal d'Instance, j'ai souhaité enfin utiliser mon pseudonyme sur mon compte Facebook. Celui-ci m'avait déjà été interdit par le réseau social il y a quelques années de cela, d'où le pseudonyme alternatif que j'y utilisais depuis. Fin novembre, j'ai donc entrepris les démarches pour récupérer mon vrai pseudonyme, document du tribunal à l'appui (en ayant pris soin de masquer les informations superflues). Quelques jours plus tard, mon comptre se retrouvait bloqué (et non supprimé comme le pensent certains !). Depuis le 1er décembre (date de la suspension), mes tentatives pour en récupérer l'accès se sont révélées infructueuses, et je n'ai plus aucune nouvelle de Facebook depuis le 15 décembre. Mon compte existe toujours, je reçois les notifications concernant certains de mes contacts, les récapitulatifs hebdomadaires de la page de mon entreprise... mais je ne peux toujours pas me connecter puisque lorsque j'essaie, le même message s'affiche inlassablement, me disant que les pièces justificatives que j'ai envoyées sont toujours en cours d'examen.

À l'heure actuelle, je n'ai donc plus accès à mon compte ni à ma page et ne peux plus rien y partager. Pourtant, je continue à publier les comptes-rendus des thés découverte, ceux des réunions des Détectives aux Arcanes et à promouvoir les autres activités sur le blog de mon site professionnel, et à partager les articles de mon Chaudron selon les saisons et les intérêts du moment. Si je ne peux plus faire connaître tout ceci par le biais de Facebook, je le fais désormais par d'autres moyens, que j'utilisais déjà auparavant mais de façon moins régulière. Ma présence sur Twitter s'est beaucoup développée de même que celle sur G+, bien que ces deux réseaux sociaux soient moins populaires que Facebook. Je remercie d'ailleurs ceux et celles qui m'aident à conserver un peu de visibilité en ligne en partageant mes contenus, que ce soit sur Facebook ou sur les autres réseaux sociaux, de même que ceux et celles qui parlent de mes services autour d'eux, que ce soit de vive voix ou par la distribution de cartes de visite ou de flyers et contribuent ainsi à faire connaître mes activités.

Je ne remercierai jamais assez les quelques-uns qui ont pris le temps de m'écrire pour demander de mes nouvelles depuis que Facebook m'est inaccessible. Je devrais sans doute rédiger ces quelques lignes en anglais car comme souvent, les principaux soutiens sont venus de l'autre côté de l'océan, de la part de personnes pourtant très occupées par leurs propres activités professionnelles et leur vie de famille. J'ai été très touchée de constater que ceux et celles qui se sont rendu compte de mon absence de ce réseau sont aussi ceux qui vivent à plusieurs milliers de kilomètres d'ici. Quelle que soit son issue, cette mésaventure aura au moins eu le mérite de révéler les liens au-delà d'un contexte où les contacts sont plus souvent dus aux circonstances qu'ils ne reflètent des relations qui comptent réellement.

 

Au cours des prochaines semaines, les choses devraient être plus calmes puisque l'année est bien lancée, les démarches administratives ont abouti, et de nouveaux modes de fonctionnement ont été adoptés en ce qui concerne les réseaux sociaux. Je vais donc pouvoir reprendre la rédaction de certains articles laissés de côté ces derniers mois et en composer de nouveaux, car ce n'est pas l'inspiration qui manque ! De la même manière, je vais pouvoir travailler plus sereinement à certains projets dont je n'ai pu m'occuper jusque-là. Je vous en dirai davantage à ce sujet en temps et en heure !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 13 mars 2017. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Chaudron

Le Chaudron fête ses dix ans!

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Ça y est, nous y sommes : voilà dix ans jour pour jour, le blog que vous connaissez aujourd'hui sous le nom « Le Chaudron de Morrigann » arrivait sur la toile. En créant cet espace, je n'avais aucune idée de sa durée de vie, pas plus que je ne savais réellement ce que j'allais en faire. En regardant le chemin parcouru depuis le 25 juin 2006, je me rends compte non seulement de l'évolution progessive de ce blog, mais aussi du travail abattu au cours de toutes ces années. Bien sûr, l'aventure ne s'arrête pas là, et j'espère que mon Chaudron n'en est encore qu'au début d'une vie qui sera encore très longue ! En attendant la suite, je vous propose de revenir sur les dix années écoulées.

 

Les débuts
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à ses débuts, mon Chaudron était très différent de ce que vous en connaissez aujourd'hui. À l'époque, il n'avait même pas de nom et n'était qu'un tout petit espace en ligne présenté sous la forme d'un journal racontant des épisodes et anecdotes cocasses ou surprenants de mon quotidien. Pas de nom, pas plus que de véritable ligne éditoriale : un simple moyen de rester en contact avec des amis éparpillés à l'étranger ou à des kilomètres.

Si l'absence de ligne éditoriale précise peut faire dresser sur leur tête les cheveux des blogueurs d'aujourd'hui, il faut toutefois remettre les choses dans leur contexte : il y a dix ans, les blogs étaient en plein « boum ». Ces nouveaux outils arrivés avec la démocratisation récente d'Internet séduisaient de plus en plus de monde à l'heure où les réseaux sociaux n'existaient pas encore. Aussi, de nombreux internautes ouvraient un blog, certains pour y raconter leur quotidien tandis que d'autres se consacraient à une thématique plus restreinte.

Ayant toujours été de nature curieuse et enthousiaste à découvrir de nouvelles choses, j'ai finalement cédé à la tentation, non dans le but de raconter ma vie (j'ai toujours eu à cœur de préserver ma vie privée), mais uniquement les épisodes qui sortaient de l'ordinaire. Par ailleurs, l'aspect technique a titillé ma curiosité et j'ai vu en cette expérience l'opportunité d'apprendre de nouvelles choses et d'acquérir des compétences que je ne possédais pas.

Chemin faisant, j'ai réussi à mettre en place une structure et un design qui me plaisaient, et c'est assez naturellement que les principales thématiques du blog se sont détachées pour s'affirmer peu à peu et s'installer de façon durable. Se sont alors imposés notamment critiques de livres et comptes-rendus de concerts, qui sont venus compléter le journal de bord. Jusqu'à ce que...

 

Le virage ésotérique
Un jour, sans trop savoir pourquoi, j'ai ressenti le besoin de partager mon intérêt pour un jeu divinatoire, à savoir le Petit Lenormand. J'ai donc publié ma première critique de jeu puis, de fil en aiguille, j'ai écrit des articles informatifs sur la cartomancie en général. Voyant que cela plaisait et rendait service à ceux et celles qui étaient intéressés par le sujet et qui recherchaient de l'aide dans leur découverte de la cartomancie, j'ai décidé peu à peu de multiplier les articles sur le sujet.

Avec le temps, la cartomancie est devenu le thème dominant du blog, de même que ceux concernant le Néo-Paganisme et la Wicca (bien que cet aspect reste encore à développer) : critiques de jeux, de livres, articles de fond, méthodes de tirage classiques et originales, les types d'articles se sont diversifiés pour finalement prendre la forme que vous connaissez aujourd'hui. En parallèle, compte tenu de ce qui était désormais sa thématique dominante, j'ai décidé de donner à mon blog un vrai nom puis, lors d'un premier déménagement, d'acheter un nom de domaine.

Voilà qui rendait la structure plus solide et plus durable, mais aussi qui affirmait le virage ésotérique de l'ensemble. Les articles relatifs à la cartomancie et au Néo-Paganisme ont donc naturellement pris une place prédominante, et ils sont rapidement devenus ce pour quoi les visiteurs venaient. Peu à peu et la recherche universitaire aidant, j'ai approfondi encore davantage mes connaissances et ai construit une démarche dans laquelle je me suis épanouïe, ce qui m'a permis un peu plus tard – en 2012 – de structurer mon activité en créant mon entreprise et mon site professionnel. Les deux espaces coexistent depuis lors et se complètent fort bien.

Enfin, lors du déménagement récent de mon Chaudron, j'ai décidé de l'orienter totalement – ou presque – vers l'ésotérisme en général et la cartomancie en particulier. Ainsi, certaines sections ont disparu, de même que les articles qui les constituaient, et d'autres ont été créées. Par conséquent, le blog a perdu un nombre d'articles plutôt important, mais il s'inscrit désormais dans une ligne éditoriale claire et bien définie. Les sections existantes vont donc continuer de se développer dans la continuité de ce qui a été mis en place.

 

Et la suite ?
Dix ans est déjà un bel anniversaire, mais j'espère vivement que l'aventure ne s'arrêtera pas là ! En effet, je compte bien continuer dans ma lancée et vous proposer d'autres articles, d'autres nouvelles méthodes de tirage et poursuivre l'écriture de critiques de jeux et de livres. Je souhaite vivement vous retrouver dans dix ans pour célébrer les vint ans de mon Chaudron... si vous le voulez bien, bien sûr !

 

Ce beau parcours n'aurait pas été possible sans vous, qui me lisez, m'encouragez et me suivez régulièrement ! Je vous remercie chaleureusement pour votre soutien ainsi que pour les échanges – et les belles rencontres – qui sont rendus possibles grâce à le blog, que j'ai toujours plus de plaisir à entretenir et à développer ! Vous êtes de plus en plus nombreux à vous arrêter en ces pages, à vous inscrire à la newsletter ou à m'écrire, et je vous en remercie. J'espère vous accompagner encore longtemps... aussi longtemps que vous le souhaiterez !

Merci pour tout,
Morrigann Moonshadow

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 25 juin 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite)

Do not copy

Réagir face au plagiat sur Internet

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

Do not copy

 

Lorsque j'ai effectué le déménagement du blog article après article, commentaire après commentaire, j'ai rencontré quelques difficultés techniques sur un article auquel je n'arrivais pas à accéder suite à un souci sur la plateforme qui l'hébergeait. Je suis alors passée par un autre navigateur et par un moteur de recherche pour y avoir accès et encore une fois, je me suis dit que la nature était bien faite puisque ce souci technique m'a permis de tomber sur un plagiat qui avait échappé à ma vigilance : une blogueuse dont je conserverai ici l'anonymat avait tout simplement copié-collé dans l'un de ses articles l'un des miens (un tirage spécial Yule créé il y a quelques années). Comme d'habitude, mon sang n'a fait qu'un tour, car ce type de pratiques me révolte au plus haut point, d'autant que plusieurs avertissements figurent dans mon Chaudron quant à la tentation de s'approprier mes contenus (voir onglet « Bienvenue ! »).

Je suis souvent confrontée à ce phénomène déplaisant : blogs, sites et forums « ésotériques », boutiques en ligne dont certaines ont pignon sur rue, et j'en passe, copient mes articles sans autorisation. Nombreux sont ceux qui trouvent mon travail suffisamment intéressant pour le reprendre à leur compte, mais qui ne prennent pas la peine d'en citer l'auteur ou la source. Habituellement, je n'expose pas le plagiaire mais le contacte pour régler le problème le plus rapidement possible. La seule exception que j'ai faite fut il y a quelque temps lorsque je me suis rendu compte qu'un plagiaire en série avait repris – et modifié – certains de mes textes. Pourquoi ? Parce que bien qu'il ait pillé toute une communauté en allant se servir çà et là pour composer ses articles et construire son blog, cet individu passe auprès de certains internautes pour une « référence ». Or, lorsque plusieurs personnes sont victimes des mêmes abus, il est important de faire connaître le véritable visage de celui qui aux yeux de certains tient un « site de qualité ».

Jusqu'à présent, j'ai toujours réussi à obtenir le retrait des contenus plagiés, et mis à part l'indélicat mentionné plus haut, j'ai à chaque fois conservé l'anonymat des internautes pris sur le fait. En effet, les nommer publiquement reviendrait à leur faire de la publicité et à inciter les lecteurs à aller les visiter, et donc à leur accorder encore plus de visibilité qu'ils n'en ont déjà. Inutile de les récompenser en leur apportant davantage de trafic ! J'ai la chance d'avoir vu chacune de mes nombreuses démarches aboutir, bien que cela ait parfois requis beaucoup de patience et de persévérance.

Malheureusement, le plagiat est une pratique courante sur Internet, et la sphère ésotérique n'est pas épargnée, loin de là ! C'est pourquoi il faut être particulièrement vigilant quant à la protection de ses contenus : le partage est une chose, mais le vol en est une autre, et il est bon de le rappeler à ceux qui confondent ces deux notions ! Voici quelques pistes qui vous y aideront si vous tenez un espace en ligne et si vous êtes confronté à ce phénomène (ou si vous êtes tenté d'enrichir votre espace grâce à la magie du copier-coller).

 

Qu'est-ce que le plagiat ?
Le plagiat est le fait de faire passer une œuvre (texte, image, enregistrement, etc.) pour sienne alors que ce n'est pas le cas. Ainsi, tout contenu qui apparaît sur un site ou un blog et dont l'administrateur ne serait pas l'auteur doit être traité avec la plus grande attention. Dès lors que l'on utilise un contenu qui n'est pas original (i.e. dont on n'est pas le créateur), il est impératif d'en identifier la source de manière visible et précise. De la même manière, on s'interdira de reprendre un article dans son intégralité, que l'on en cite la source ou non : le visiteur doit être renvoyé à la publication originale, car c'est la seule forme de reconnaissance que peut obtenir l'auteur. À moins bien sûr que ce dernier n'ait donné son accord écrit, que l'on aura pris soin de lui demander au préalable.

En d'autres termes, il est strictement interdit de copier-coller un article (dans son intégralité ou non), une image ou autre, sans l'accord de l'auteur. En France comme dans d'autres pays, le droit d'auteur est un droit tacite : il s'applique dès qu'une œuvre est produite, et l'auteur en est automatiquement reconnu comme le propriétaire légal (voir le code de la propriété intellectuelle). Aussi, il lui est techniquement inutile d'appliquer systématiquement les mentions concernant la propriété intellectuelle puisqu'il est nécessairement protégé par le droit. De la même manière, la notion de copyright n'existe pas en France. Pourtant, ces mentions ainsi que le sigle © sont d'usage courant sur les sites et blogs français (y compris dans mon Chaudron), non parce qu'ils ont une réelle portée juridique, mais plutôt pour signifier aux visiteurs que les contenus appartiennent à leur auteur et qu'il est interdit de les copier, car il semblerait que sur Internet, certains aient la mémoire courte. Ces éléments sont donc présents dans l'unique but de rappeler la règle. Ainsi, celui qui l'enfreint ne pourra pas arguer qu'il ignorait que la copie était prohibée.

Il convient cependant d'apporter une précision quant à l'utilisation du travail d'autrui. En effet, il faut faire la différence entre plagiat et citation. Le plagiat est l'appropriation de la production d'autrui et implique que toute référence à l'auteur a été gommée. Le plagiaire trompe donc le lecteur quant à la paternité de ce qu'il publie. La citation, quant à elle, est la reprise d'un court passage d'un texte que l'on place entre guillemets afin d'indiquer que les mots et les idées sont empruntés à quelqu'un d'autre. La citation s'accompagne toujours de la source (nom de l'auteur, lien vers la publication d'origine et nom du site), qui est indiquée de manière visible afin que le lecteur puisse accéder à l'article dans son contexte. J'insiste sur le fait que la citation doit rester courte, car comme dit plus haut il est hors de question de reprendre l'intégralité d'un texte. Par ailleurs, la citation a un rôle bien précis : elle ne se substitue jamais au discours mais vient l'appuyer, l'étoffer, le renforcer. Elle s'inscrit dans le cadre d'une réflexion ou d'une argumentation et est commentée au cours du raisonnement que l'on tient, d'où l'intérêt de la faire figurer dans le texte en la différenciant de celui-ci. Dans le doute, demander à l'auteur la permission d'utiliser un passage de son texte est toujours une bonne idée !

 

Quelles conséquences sur la visibilité d'un site ou d'un blog ?
Malgré ce qui vient d'être évoqué, il arrive que certains blogueurs ou webmestres se disent qu'après tout, être copié n'est « pas très grave ». Ils y restent indifférents, pensant que cela ne peut leur nuire. Et pourtant...

Non seulement le plagiat est une pratique illégale, mais elle est aussi désagréable – et c'est peu de le dire ! – à plusieurs niveaux. Tout d'abord, on se sent dépossédé de son travail, car voir quelqu'un d'autre s'approprier ce que l'on a passé des heures à écrire et recevoir compliments et visites grâce à un article dont il n'est pas l'auteur suscite un sentiment de révolte face à ce qui est vécu comme une injustice.

Au-delà du préjudice émotionnel et de la colère qui l'accompagne, le plagiat a aussi de lourdes conséquences sur la visibilité du site de l'auteur original... mais aussi sur celle du site du plagiaire ! En copiant-collant un contenu trouvé sur Internet, le plagiaire crée ce que l'on appelle un « doublon », c'est-à-dire un contenu identique à un autre. Or, les moteurs de recherche (Google en tête) pénalisent les doublons car ils détectent un contenu dupliqué mais n'identifient pas nécessairement lequel est antérieur à l'autre. Par conséquent, ils déclassent les pages concernées, qui se retrouvent reléguées en fin de résultats dans les recherches et deviennent pour ainsi dire quasi-invisibles. Du coup, le site voit son nombre de visiteurs et de pages vues diminuer de manière fulgurante, ce qui est plutôt décourageant pour quelqu'un qui s'efforce de publier du contenu de qualité et passe beaucoup de temps à y travailler !

L'autre répercussion du plagiat sur la visibilité d'un site ou d'un blog est due au fait qu'en publiant un contenu qui ne lui appartient pas, le plagiaire induit le lecteur en erreur. En effet, ce dernier attribue ce qu'il lit non à son véritable auteur mais au faussaire, surtout s'il tombe sur le site de celui-ci en premier. Voilà qui contribue à tisser une bonne réputation au plagiaire tandis que le contenu original reste totalement inconnu. Il ne bénéficie donc pas de la réelle visibilité qui devrait lui revenir et l'auteur – le vrai ! – n'est pas reconnu malgré le travail qu'il a fourni. Les éloges vont au plagiaire et c'est lui qui bénéficie du bouche à oreille : les internautes partagent sa/ses page/s et parlent de lui, le faisant ainsi connaître autour d'eux. Quant à l'auteur... il demeure inconnu, et son site ne reçoit pas les visites qui lui reviennent puisque celles-ci sont détournées, pas plus qu'il n'a le plaisir d'échanger avec ses lecteurs !

 

Comment protéger ses contenus ?
Voilà la grande question, celle qui revient le plus souvent au sein des discussions abordant le plagiat. Qu'on se le dise d'emblée : dès lors que l'on décide de publier quelque chose sur Internet, il n'existe aucun moyen infaillible pour empêcher quelqu'un de copier ce contenu, quel qu'il soit.

Bien sûr, installer un anti clic droit sur son site est une pratique très répandue, mais cela n'arrête pas quelqu'un qui sait récupérer un contenu sans l'aide de la souris. En réalité, l'anti clic droit est davantage dissuasif qu'il ne constitue une réelle protection : normalement, un internaute qui effectue un clic droit et voit s'afficher une fenêtre disant quelque chose comme « merci de ne pas copier le travail du webmestre » comprend le message et s'abstient. Le plagiaire, quant à lui, copiera tout de même en utilisant un autre procédé et poursuivra son dessein. Tout dépend donc de l'attitude du visiteur : s'il respecte le travail d'autrui, il ne copiera pas ; si en revanche il ne cherche qu'à alimenter son site ou son blog rapidement, il ne tiendra pas compte de l'avertissement. S'il est pris la main dans le sac, il ne pourra toutefois pas prétexter qu'il n'était pas au courant puisqu'il aura nécessairement vu la mise en garde lors de sa visite.

La même chose vaut pour les avertissements que l'on peut afficher sur son site. Bien qu'ils soient utiles en signifiant clairement que l'utilisation d'un contenu n'est pas permise sans l'autorisation de l'auteur, ils n'empêcheront pas celui ou celle qui aura décidé de voler un article ou une image de le faire car là encore, on en appelle au bon sens et à l'honnêteté du visiteur. L'idée est, ici encore, de faire en sorte que le visiteur ne puisse pas prétexter ne pas avoir été informé de l'interdiction liée à la copie. Il est bien sûr recommandé de placer ces avertissements de façon visible sur l'ensemble du site ou du blog.

On le comprend, le seul moyen réellement fiable pour éviter le plagiat sur Internet est encore de ne rien y publier. Cependant, il serait dommage à cause de malotrus de se priver de partager son travail ! C'est pourquoi il vaut mieux ne pas écarter l'idée d'être plagié un jour et s'y préparer en anticipant des moyens de défense efficaces en cas de plagiat constaté. Pour cela, il faut être en mesure de prouver l'antériorité, c'est-à-dire qu'il faut être capable d'établir de façon irréfutable que l'on est bien l'auteur du contenu en question puisque l'on possède des preuves de son existence avant sa publication par le plagiaire. Pour ce faire, plusieurs solutions sont à disposition.

L'envoi en recommandé. La première option consiste à imprimer le contenu à publier ou à le graver sur CD-Rom puis à se l'envoyer par la poste en recommandé, ce qui permettra de dater le courrier et d'identitifer clairement l'auteur du document. On prendra soin également de dater le document imprimé (date de création). Dans le cas où l'on choisit de le graver sur CD-Rom, le fichier sera automatiquement daté. Pour que cette forme de protection soit efficace, il faudra bien sûr veiller à ne pas ouvrir l'enveloppe une fois le courrier reçu, sans quoi ce procédé n'aurait plus aucune valeur. On conservera donc le courrier scellé et il ne sera ouvert en présence d'un représentant de la loi qu'en cas de litige. Le principal inconvénient de cette méthode est qu'il est nécessaire de payer à chaque envoi, ce qui peut revenir cher si on l'utilise fréquemment. Par aileurs, il faut aussi penser qu'une fois le sceau brisé, l'enveloppe n'est plus valable. Or, il est très fréquent sur Internet de voir un même contenu plagié plusieurs fois ! Mieux vaut donc opter pour une solution plus durable.

Le dépôt électronique. C'est sans doute l'un des modes de dépot les plus durables et les plus économiques. Par exemple, le site Copyright-France offre la possibilité d'effectuer plusieurs formes de dépôts selon le type de document que l'on veut protéger. Ainsi, il est possible de faire un dépôt ponctuel ou le dépôt du contenu d'un site web en continu. Il suffit pour cela d'ouvrir un compte et de payer la formule correspondant à ce que l'on souhaite. Dans le cas d'un dépôt ponctuel, on paie pour un nombre de dépôts prédéfini selon les forfaits proposés. Dans le cas d'un site Internet, un forfait spécial est à disposition : une fois la formule payée, il suffit de sauvegarder les contenus à déposer dans un fichier compressé puis de se connecter à son compte et d'y envoyer le fichier grâce à l'interface en ligne. Une fois le dépôt pris en compte, on reçoit par courriel un certificat qui fait office de preuve. On le sauvegarde précieusement, et le tour est joué ! Lorsqu'on envoie le fichier, celui-ci est déposé chez un huissier et horodaté. Ainsi, en cas de plagiat constaté, on peut faire valoir auprès du plagiaire le dépôt chez l'huissier et, en cas de procès, obtenir un constat d'huissier prouvant l'antériorité de la publication originale. De plus, Copyright-France fournit pour chaque dépôt un badge à intégrer sur son site/blog afin d'indiquer que le contenu bénéficie d'une protection légale renforcée. Là encore, tout ceci n'empêchera pas le plagiat si le voleur est réellement motivé et sans scrupules, mais cela aura l'avantage de le prévenir des risques qu'il encourt. C'est la solution que j'ai choisie il y a quelques années déjà et j'en suis tout à fait satisfaite, tant pour la simplicité d'utilisation du service que pour son efficacité. De plus, ce procédé est celui qui me semble être au plus proche des besoins d'une activité en ligne (on ne paie qu'une seule fois, à la création du compte de dépôt).

D'autres, comme l'enveloppe Soleau, sont beaucoup plus contraignants et peuvent se révéler coûteux s'il est question de dépôts réguliers et fréquents. Cette solution est proposée par l'INPI et convient parfaitement aux dépôts ponctuels. Cependant, elle ne me semble pas adaptée dans le cadre de dépôts fréquents, même si elle établit une preuve d'antériorité. Il en va de même pour le dépôt chez un notaire ou un huissier : cela peut être une bonne solution s'il s'agit d'un acte ponctuel, mais compte tenu du coût de cette procédure, il faudrait prévoir un budget conséquent dans le cas de dépôts réguliers... et je doute qu'un webmestre ou un blogueur soit prêt à dépenser de telles fortunes pour se prémunir contre le vol de ses contenus !

Comme on l'a vu ici, l'« anti-plagiat ultime » n'existe pas : il est impossible d'empêcher quelqu'un de voler un texte ou une image, quelle que soit l'astuce employée. Aussi, on pensera davantage à une manière sûre d'établilr l'antériorité du contenu au cas où un plagiat constaté ou en cas de litige plutôt qu'à un anti-copie infaillible. Pour cela, il faut bien sûr prendre le temps de bien se renseigner et d'examiner les avantages et les inconvénients de chaque option en fonction de ses besoins. On se tournera alors vers le procédé qui paraît être le mieux adapté.

 

Comment détecter un plagiat ?
Lorsqu'on tient un site ou un blog, il est nécessaire d'effectuer régulièrement une recherche de plagiat. Il existe pour cela plusieurs méthodes, mais il faut bien avouer que le hasard joue un rôle non néglieable dans ce type de recherche. En effet, j'ai repéré certains plagiats lors de visites sur les sites incriminés, tout simplement ! Ici, le scénario est toujours le même : je lis un article ou une page, et je me dis « Tiens, c'est intéressant, ça ! ». Puis, poursuivant ma lecture : « C'est drôle, j'aurais pu écrire la même chose ! ». Un peu plus loin : « Ce texte me dit quand même quelque chose... et cela ressemble vraiment à mon style... ». C'est à ce moment-là que je vais vérifier sur mon blog ou mon site et compare ce que je viens de lire à ce que j'ai écrit... et que mes soupçons sont confirmés !

Il peut aussi arriver que des internautes ou des amis signalent à l'auteur des contenus ressemblant étrangement aux siens. C'est assez rare, car à moins de bien connaître le travail de l'auteur, les plagiats passent inaperçus aux yeux des tiers.

Il faut donc prendre sur son temps pour partir à la recherche d'éventuelles copies de ses contenus. Les moteurs de recherche sont pour cela des aides fort précieuses, car leur utilisation est d'une simplicité déconcertante. Il suffit de se rendre sur son moteur préféré et d'y copier-coller un passage (une phrase ou deux) de l'un de ses articles et de le mettre entre guillemets pour que la recherche porte sur l'exression exacte. On lance ensuite la recherche et l'on en examine les résultats. En l'absence de plagiat, les seuls résultats que l'on obtiendra pointeront vers la publication originale. En cas de plagiat, les résultats seront plus nombreux et ponteront vers d'autres sites ou blogs. On pourra alors les visiter et constater l'ampleur du délit.

La même opération peut être répétée avec différents passages d'un même article et sur plusieurs moteurs de recherche, ce qui en renforcera l'efficacité. Cette méthode, pour peu que l'on soit prêt à y consacrer un peu de temps, donne de très bons résultats. Une fois que l'on en a l'habitude, elle permet en quelques minutes de détecter de multiples plagiats. Elle est gratuite et son utilisation est illimitée, ce qui permet d'y avoir recours aussi souvent que nécessaire.

Il est également possible de se servir d'un détecteur de plagiat. On en trouve de très bons en ligne... et gratuits ! Le meilleur que j'aie pu trouver jusqu'à présent est Copyscape. Le fonctionnement est d'une simplicité déconcertante : il suffit de copier-coller dans la barre de recherche l'adresse d'une page de son blog ou de son site, puis de lancer la recherche. Si le contenu de la page a été plagié (i.e. dupliqué), Copyscape le trouve et l'affiche dans la liste de résultats, en prenant soin de surligner les passages identiques à la page d'origine. Ainsi, on visualise en un clin d'œil les ressemblances troublantes qui peuvent exister entre nos contenus et ce que d'autres ont publié ! On peut ensuite cliquer sur le lien et se rendre directement sur les sites des plagiaires pour procéder à la suite des opérations.

Il existe bien entendu d'autres sites et logiciels permettant de repérer un contenu dupliqué, et chacun utilisera celui qui lui conviendra le mieux. Cependant, force est de constater que Copyscape sort du lot, car il a décelé des plagiats que d'autres ne détectaient pas. Le seul inconvénient avec ce site est sans doute son utilisation limitée à un petit nombre de recherches par mois en version gratuite... Cela dit, une fois que l'on commence (malheureusement) à avoir un peu d'expérience en matière de plagiat, on se rend compte que les plagiaires volent certains contenus plus que d'autres. Aussi, c'est vers ceux-là que l'on orientera les recherches en priorité.

 

Vous avez été plagié ? Des solutions existent !
Bien que l'on se sente impuissant lorsqu'on constate que quelqu'un s'est approprié nos contenus, des solutions existent. Le plagiat constitue un vol et il est important de rendre à César ce qui lui appartient en faisant retirer purement et simplement le contenu incriminé. Voici comment s'y prendre :

Le premier réflexe : faire une copie d'écran
C'est l'étape incontournable si l'on veut prouver la copie frauduleuse de contenus qui nous appartiennent. Dès que l'on constate un plagiat, il est indispensable d'avoir une preuve de ce que l'on avance, car cela peut toujours servir pour démontrer sa bonne foi au cas où l'on ne parviendrait pas à faire entendre raison au plagiaire ou en cas de récidive. Il convient donc d'effectuer des copies d'écran des contenus volés et de les enregistrer dans un dossier dédié au plagiat. On pourra classer les fichiers par site et par ordre chronologique afin que les recherches ultérieures soient plus aisées si l'on veut prouver que ce n'est pas la première fois que tel ou tel site reprend des contenus non autorisés. Il sera ainsi plus facile de passer aux étapes suivantes.

Contacter le plagiaire
C'est toujours la première démarche à entreprendre. Bien sûr, il n'est possible de le faire que si le blog ou le site (ou forum) affiche un lien vers un formulaire de contact, ce qui n'est pas toujours le cas. Il faut s'efforcer de bien examiner le site car il arrive que cette option ne soit pas facile à trouver ! Cette méthode peut porter ses fruits, et elle suffit parfois à régler le problème.

Le courriel de contact doit être à a fois courtois et ferme. Il faut expliquer au plagiaire que le contenu qu'il publie (en l'identifiant précisément à l'aide de liens) nous appartient et qu'il n'est pas autorisé à en faire usage de la sorte, et préciser au besoin qu'il se rend coupable d'un délit en agissant ainsi. Lui expliquer brièvement le caractère légal de la chose et lui laisser entrevoir les recours auxquels on peut faire appel sera un argument supplémentaire qui l'aidera à prendre conscience de ce qu'il risque s'il ne retire pas de son site ce qui nous appartient. On demandera alors expressément le retrait pur et simple des contenus dans un court délai. En général, cela suffit à voir en quelques jours – parfois quelques heures – le site en question allégé du contenu signalé. La plupart du temps, il faut contrôler soi-même en retournant régulièrement sur le site, car peu nombreux sont les plagiaires qui répondent à ce genre de courriel. Encore plus rares sont ceux qui présentent des excuses pour leur comportement déplacé, c'est dire la mentalité de la plupart des auteurs de ces pratiques ! Un prochain article reviendra sur les différentes réactions des plagiaires auxquels j'ai eu affaire, car il sera intéressant de comprendre leurs différents raisonnements afin de mieux les parer. Non pour les excuser, loin de là, mais plutôt pour se rendre compte de la « naïveté » des uns et de la fourberie des autres.

Si le plagiaire retire le(s) contenu(s), tout va bien et on en reste là. On prendra soin cependant de conserver les captures d'écran dans un dossier et de vérifier régulièrement qu'aucun autre de nos contenus n'apparaît sur le site du plagiaire. Il peut arriver que l'on doive durcir le ton dans les échanges si le plagiaire refuse d'obtempérer. Là encore, il faut rester ferme et lui expliquer les prochaines étapes de notre action, sans omettre les poursuites judiciaires. S'il refuse toujours de s'exécuter, on continue en passant aux étapes suivantes, en commençant par contacter l'hébergeur de son site.

Signaler un abus ou déposer une requête DMCA
S'il n'existe aucun moyen de contacter le plagiaire en passant directement par son site ou blog, il faut emprunter un autre chemin pour faire retirer le contenu dupliqué. C'est alors que l'on contacte l'hébergeur du blog ou site concerné. Bien souvent, on trouve dans le pied de page du site un lien « signaler un abus ». S'il est présent, c'est par celui-ci qu'il faut passer. Il dirige la plupart du temps vers un formulaire de contact adressé aux administrateurs et modérateurs de la plateforme qui héberge le site, c'est-à-dire à des interlocuteurs ayant le pouvoir de statuer sur la légitimité d'un contenu dont ils sont responsables en tant qu'hébergeurs. C'est pourquoi les plateformes d'hébergement de blogs et de site annoncent dans leurs conditions générales d'utilisation (C.G.U.) que les contenus publiés doivent être originaux, libres de droits ou apparaître avec l'autorisation de l'auteur s'il n'est pas l'administrateur du site. Les plateformes sont très vigilantes par rapport à cela car elles ont leur part de responsabilité en cas de procédure judiciaire, de la même manière que les administrateurs d'un forum sont responsables de tout ce qui est publié sur leur forum (bien que certains l'oublient) !

Si l'on ne trouve pas de lien pour signaler un abus, il faut alors s'arranger pour trouver quelle plateforme héberge le site. Celle-ci est souvent identifiée en pied de page ; dans le cas contraire, on regarde dans les mentions légales et s'il n'y en a pas (ce qui est fâcheux !), une recherche sur Google aura vite fait de révéler la précieuse information.

Une fois en possession de celle-ci, il suffit de se rendre sur le site de la plateforme qui héberge le site et d'en contacter les administrateurs. En règle générale, la réaction ne se fait pas attendre et le contenu signalé est retiré très rapidement. Sur les plateformes dont le siège est aux États-Unis, il est demandé de remplir un formulaire de requête DMCA, qui tient son nom de la loi américaine de 1998 visant à encadrer l'utilisation de contenus sur Internet (Digital Millennium Copyright Act). Les champs de ce type de formulaire sont très précis et il convient de détailler au maximum l'objet de sa demande si l'on veut qu'elle soit prise en compte. C'est pourquoi il est très important de faire des captures d'écran à la fois de son propre site et de celui du plagiaire et de les mettre en regard pour que les administrateurs puissent comparer les deux versions. Il est indispensable que ces captures soient claires et explicites, facilitant l'identification des éléments plagiés (voir à ce propos les captures que j'avais faites ici), d'autant qu'il peut arriver que l'hébergeur ne lise pas le français.

La précision est donc la clef ici pour avoir gain de cause : plus on est précis sur la demande, plus on a de chance d'être entendu et de voir sa requête traitée rapidement, parfois même en quelques heures. Voilà qui m'amène à la question que chacun se pose certainement : quelles sont les conséquences de l'aboutissement de cette démarche pour le plagiaire ? Si l'on procède à un signalement d'abus, le résultat le plus immédiat est la suppression sans préavis de la page concernée. Ainsi, lors des visites ultérieures des robots de référencement, elle sera désindexée des moteurs de recherche. Dans le cas d'une requête DMCA, la page est là aussi supprimée aussitôt l'infraction constatée, mais elle est également immédiatement supprimée des moteurs de recherche, et le plagiaire – ou du moins son site – subit une pénalité qui vient plomber son référencement.

Pour trouver facilement où faire ce type de réclamations, voici les liens vers quelques-unes des grandes plateformes d'hébergement de contenu :

Google : suppression de contenu sur les produits Google
Wordpress : DMCA notice
Prestashop (pour certains commerçants indélicats) : signaler un abus
Youtube : signaler un abus ; contacter par email

Faire établir un constat d'huissier
L'argument des poursuites judiciaires pèse lourd dans la balance et en général, il suffit de montrer sa détermination à utiliser ce recours pour que le plagiaire obtempère et retire les contenus volés. Pourtant, il est parfois nécessaire de ne pas en rester aux mots et de passer à l'action. Pour cela, se rapprocher d'un avocat ou d'un huissier est indispensable. L'huissier établira un constat qui certifiera l'antériorité – et donc la propriété – des contenus en question. L'établissement d'un tel document est loin d'être gratuit, certes, mais c'est en général la première étape lorsqu'on passe à la vitesse supérieure. Comme je l'ai évoqué plus haut, CopyrightFrance inclut cette démarche dans ses services.

Cela dit, avant d'entamer ce type d'action, il est vivement recommandé de prendre conseil auprès d'un avocat, qui sera habilité à vous guider efficacement quant à la stratégie à adopter. Je rappelle que je ne suis pas juriste et que ce que j'expose ici relève de mon expérience et du bon sens. Par conséquent, je ne peux me substituer à l'expertise de professionnels du droit !

Et pour les récidivistes ?
Pas de pitié ! Un plagiaire averti une ou plusieurs fois sait pertinemment à quoi il s'expose en continuant à agir de la sorte. Aussi, dès lors que l'on constate qu'un site ou un blog reprend de façon coutumière nos contenus originaux malgré les avertissements qu'on lui adresse, il ne faut pas hésiter à faire des copies d'écran et à entamer des poursuites judiciaires. Lorsque tous les autres recours sont vains, c'est malheureusement la seule solution.

 

Le mot de la fin
Vous voilà désormais parés pour faire face au plagiat efficacement. Malheureusement, il s'agit d'un fléau très répandu et très difficile à erradiquer, qui comme on l'a vu peut avoir de lourdes conséquences sur la vie d'un blog, d'un site ou même sur une activité professionnelle. C'est pourquoi il faut rester vigilant et ne pas hésiter à agir lorsqu'on découvre son travail sur un autre site que le sien. Peu importe que ledit site soit un blog personnel, un site professionnel ou commercial, l'infraction ne doit pas être ignorée. Certes, cela demande de la patience et de la détermination, mais il est indispensable de lutter contre ces pratiques, sans quoi ceux qui y ont recours continueront en toute impunité. Par exemple, au cours de la rédaction de cet article, je suis tombée sur de « nouveaux » plagiats de mes articles (du moins des plagiats dont je n'avais pas connaissance jusqu'alors) sur le site d'une boutique en ligne, et j'ai réagi immédiatement. Si l'on n'a pas daigné me répondre, les contenus visés ont quant à eux été retirés rapidement. Parfois, il faut insister davantage, mais tous les cas il est important de veiller à rester ferme, et surtout de ne pas avoir peur d'aller plus loin si les contacts se révèlent infructueux.

 

À lire en complément
Outre les articles et documents proposés dans les liens présents dans le corps du texte, je vous invite à lire également :

Theresa Reed, alias The Tarot Lady, évoque le plagiat dans plusieurs articles sur son blog : « Can I Use Your Stuff On My Site? », « What to do with business drama », « When to play hardball », « Handling Plagiarism Without Losing Your Cool... or Your Spirit ».

Sur son blog Beautiful Law, Danaé, juriste, a publié un article très intéressant – et assez complet – intitulé « Nos blogs, la loi et nous ».

Dans mon Chaudron, vous trouverez enfin un article appelé « Lettre au plagiaire ».

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 03 juin 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Bienvenue dans la nouvelle version du Chaudron!

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Comme vous le savez certainement si vous étiez inscrits à la newsletter ou si vous me suivez régulièrement sur les réseaux sociaux, de grands chamboulements sont survenus dans la vie du Chaudron ces dernières semaines. En effet, la plateforme qui l'hébergeait depuis juin 2012 a changé sa politique, laissant le choix aux blogueurs entre deux options dont aucune n'était envisageable pour moi : soit le blog demeurait gratuit et affichait de la publicité invasive (système de partenariat publicitaire imposé), soit il fallait payer un abonnement « premium » hors de prix pour la retirer et bénéficier de quelques options supplémentaires que, soit dit en passant, l'on trouve ailleurs pour bien moins cher. N'ayant pas particulièrement un esprit communautaire et voyant en priorité le confort de navigation pour vous, chers lecteurs, et motivée par la volonté d'assurer la pérennité du blog, je me suis résolue à entreprendre le déménagement de mon Chaudron, si bien que celui-ci était achevé lorsque les publicités sont apparues sur l'ensemble de la plateforme.

Une fois la parade trouvée – prendre mon Chaudron sous le bras pour l'installer chez l'hébergeur qui accueille déjà mon site professionnel –, il a fallu commencer les travaux de façon à ce que tout rentre vite dans l'ordre. C'est ainsi qu'en deux semaines de travail intensif de jour comme de nuit, j'ai réussi à répertorier puis trier les articles qui se trouvaient sur l'ancien Chaudron, redéfinir les différentes sections du blog, reproduire et améliorer le design, pour enfin déplacer un à un les articles et les pages que j'avais décidé de conserver. De longues heures de mise en page et de travail sur les images, les titres et le référencement plus tard, le résultat était déjà concluant.

Restait encore à mettre à jour tous les liens un par un, à transférer le nom de domaine et à construire les pages présentant les sommaires thématiques. Le transfert du nom de domaine fut fait en quelques jours seulement, et la nouvelle version du Chaudron fut accessible le mercredi 06 avril au soir. Voilà qui tombait bien, car le déménagement des articles venait d'être finalisé et même s'il restait encore un certain nombre de choses à faire, le plus gros était déjà derrière moi.

Aujourd'hui, le Chaudron est totalement opérationnel et même s'il reste encore quelques petites choses à améliorer et à peaufiner, il ne connaîtra pas de changement important en termes de structure et de mise en page d'un moment. Bien sûr, je souhaitais déjà effectuer des mises à jour, faire un peu de tri dans les articles et réorganiser les sections, mais je comptais m'en occuper plus tard, lorsque j'en aurais eu le temps... mais pour le coup, je n'ai pas eu le choix du moment puisque l'annonce de l'ancien hébergeur a été l'élément déclencheur de la refonte de l'ensemble, allourdissant encore la charge de travail que j'avais déjà, car bien sûr, ce genre de choses ne tombe jamais en période creuse !

Malgré les difficultés causées ce déménagement brutal, je suis très heureuse du résultat, car le Chaudron a pu être considérablement amélioré au cours du processus. Il est désormais nettement orienté vers la cartomancie, la Wicca et le Néo-Paganisme, comme le montrent les sections « cartomancie » et « vie sorcière » qui permettent de séparer ces deux aspects de mes pratiques ésotériques. Des sommaires thématiques sont d'ailleurs à votre disposition dans la colonne de droite. Ils vous aideront à naviguer plus aisément au sein du blog et à trouver les articles qui vous intéressent en fonction de ce que vous recherchez.

En raison de la longueur de certaines d'entre elles, les critiques de jeux divinatoires ont été extraites de la partie blog et transformées en pages qui, de la même manière que les articles du blog, accueilleront elles aussi vos contributions en commentaires. L'ensemble de ces critiques est accessible à la fois à partir du menu horizontal et à partir de la colonne de droite. Les articles concernant « Madame Endora's Fortune Cards », dont la plupart exceptée la présentation du jeu sont publiés sous forme d'articles dans la partie « cartomancie », sont eux aussi mis en valeur grâce à un sommaire thématique également accessible à partir de la colonne de droite.

À travers ce travail sur la structure du blog, j'ai souhaité redynamiser le contenu et mettre en relief les articles présents dans les différentes sections. La section « In English ! » nécessite encore quelques réajustements, mais ceux-ci seront bientôt faits. Cela fait, c'en sera terminé de la reconstruction totale du blog !

Au cours de ce long et minutieux travail, j'ai parcouru en détails l'intégralité des articles du blog et ai effectué un voyage de presque dix ans en deux semaines à peine. J'ai alors revu l'évolution du blog, de ses débuts à aujourd'hui, et pris ainsi la mesure du chemin parcouru depuis l'ouverture de cet espace. Cet aperçu « accéléré » m'a donné de nouvelles idées d'articles que vous découvrirez prochainement et qui je l'espère vous plairont.

Pour l'instant, l'heure est à la création de nouveaux tirages spéciaux pour Beltane, d'autant que j'avoue rester un peu sur ma faim car au moment où j'ai été obligée de déménager, je voulais publier un nouveau tirage spécial Ostara, qui du coup paraîtra plus tard. Là encore, j'espère que les tirages de Beltane que je vous prépare vous plairont !

Je vous souhaite de belles (re)découvertes dans cette nouvelle version de mon Chaudron, en espérant que celle-ci vous plaît et vous est agréable à parcourir. Je profite de ces quelques lignes pour vous rappeler que les inscriptions à l'ancienne newsletter ne sont plus valides. Par conséquent, si vous souhaitez continuer à recevoir les nouvelles du Chaudron, n'oubliez pas de valider votre inscription à la nouvelle newsletter !

Au plaisir de continuer à échanger avec vous dans ces nouvelles (et meilleures) conditions, que ce soit à travers les commentaires, vos messages de contact ou le livre d'or !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 27 avril 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Bonne année 2016!

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Voilà une dizaine de jours que 2015 a laissé la place à 2016, et c'est seulement maintenant que je trouve le temps de m'installer devant mon écran pour vous souhaiter une belle et heureuse année. Que celle-ci vous apporte joie, bonheur, belles rencontres, bons moments, et voie la réalisation de vos projets les plus chers et de tout ce que vous entreprendrez !

C'est avec un immense plaisir que je vous retrouve en ce début d'année pour vous donner un aperçu de ce qui se prépare dans mon Chaudron (et ailleurs). Fin 2015, vous avez pu prendre connaissance du programme des thés découverte de la saison 2016. À en croire les inscriptions déjà validées, les différents thèmes proposés vous plaisent beaucoup ! J'en suis ravie et me réjouis par avance de partager ces moments avec vous et de vous retrouver ou de faire ainsi votre connaissance !

Au cours des mois à venir, vous pourrez découvrir de nouveaux articles, qu'il s'agisse de critiques de jeux ou d'ouvrages dédiés à la cartomancie, ou d'articles de fond qui vous permettront de vous familiariser davantage avec cette discipline méconnue et les multiples supports qui peuvent être utilisés. L'accent sera mis également sur les différents aspects de la cartomancie en tant qu'activité professionnelle, car vous êtes nombreux à apprécier ces articles et à me contacter pour me poser des questions à ce sujet. Bien évidemment, je n'oublie pas non plus les nouveaux tirages originaux qui verront le jour au fil des mois et qui marqueront notamment les grandes étapes de la Roue de l'Année !

Ce ne sont que quelques unes des belles choses à venir en 2016, car d'autres surprises sont en préparation. Vous en apprendrez davantage sur ces différents projets à mesure de leur évolution, mais je peux d'ores et déjà vous dire que tout ceci devrait vous plaire. Si vous voulez suivre tout ceci de plus près, je vous invite à vous inscrire aux newsletters de ce blog et de mon site professionnel pour avoir accès à des contenus exclusifs et à certaines nouveautés en avant-première, mais aussi à me suivre sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Google+) pour être informés en temps réel ou presque !

Comme vous pouvez le constater, l'année qui débute s'annonce des plus enrichissantes, que ce soit pour mon Chaudron comme pour mes activités en cartomancie en général, et je souhaite de tout cœur qu'il en soit de même pour vous. Que belles rencontres et succès dans vos entreprises soient au programme et vous permettent de vous réaliser pleinement !

Merveilleuse année 2016 à tous !

À très bientôt,
Morrigann

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 11 janvier 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)