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La Poupée de Grain

La Poupée de Grain

Tirage spécial Lughnasadh/Lammas mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Introduction
La poupée de grain est l'une des traditions de Lammas/Lughnasadh les plus connues et les plus répandues. Elle consiste à utiliser les derniers épis de maïs (et leurs enveloppes) récoltés pour fabriquer une figurine à forme humaine. Cette poupée de grain (appelée corn dolly en anglais) constitue alors un talisman, un charme magique que l'on garde d'une année sur l'autre et qui est censé apporter chance, abondance et protection aux personnes, au bétail, à la propriété terrestre, au foyer, etc.

Ce tirage adopte la forme de la poupée de grain de Lammas et exploite les thématiques d'abondance, de protection et de chance qui sont attachées à ce sabbat et à cette coutume. Il aide alors à voir ce que cette belle fête souvent méconnue apporte au consultant et de quelle manière il peut travailler avec les énergies qui se déploient lors de la première récolte.

 

Objectif
Avoir un aperçu de ce que Lammas apporte au consultant en termes d'abondance, de protection et de chance. Ce tirage montre ce qu'il récolte suite à ce qu'il a mis en place dans sa vie depuis Lammas passé et de quelle manière il pourra en tirer le meilleur parti.

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, on tire sept cartes que l'on dispose comme suit :

La Poupée de Grain

 

Lecture et interprétation
La lecture de ce tirage se fait en plusieurs étapes, dont chacune représente une partie du corps de la poupée de grain. Ainsi, les cartes 1 et 2 forment le tronc, les cartes 3 et 4 sont les bras, les cartes 5 et 6 les jambes, tandis que la carte 7 en constitue la tête.

Les cartes 1 et 2 sont le tronc de la poupée. Elles dépeignent le consultant, ses forces et ses principales préoccupations au moment où il effectue le tirage. Elles reflètent ce qu'il est, ce qu'il porte en lui, mais aussi ce à quoi il aspire, ce qu'il aimerait que lui apporte Lammas en termes de protection, de chance et d'abondance.

Situées en biais de chaque côté de la partie supérieure du tronc, les cartes 3 et 4 représentent les bras de la poupée. Elles révèlent l'abondance apportée par le travail que le consultant a accompli jusqu'à Lammas. Ainsi, il récoltera aux alentours de ce sabbat les premiers fruits de ce pour quoi il aura œuvré jusque-là. Ces cartes montrent donc dans quelle mesure il pourra profiter du résultat de ses efforts et le type d'abondance qu'il en tirera.

Disposées en biais de chaque côté de la partie inférieure du tronc, les cartes 5 et 6 forment les jambes de la poupée. Cette partie du corps est celle qui sert habituellement aux déplacements. Ici, ces déplacements sont portés au plan symbolique en incarnant le chemin parcouru par le consultant dans sa vie en général depuis Lammas dernier jusqu'à ce Lammas, c'est-à-dire l'expérience qu'il a acquise et ses différents accomplissements personnels. Bien sûr, cette expérience lui est bénéfique et les cartes présentes ici montrent le type de chance et d'abondance qu'elle lui apporte et qui lui sera utile pour construire la suite de son évolution.

Enfin, la carte 7 est la tête de la poupée. Elle représente l'abondance apportée au consultant par son évolution spirituelle depuis Lammas dernier. Elle montre en quoi le chemin qu'il a parcouru dans ce domaine le mènera vers de nouvelles ouvertures qu'il envisagera comme de véritables chances et qui se révéleront enrichssantes, stimulant encore et toujours son envie de poursuivre sa quête.

 

Remarques
Ce tirage ne présente pas de difficulté particulière et peut être effectué par tous. Non seulement il comporte un petit nombre de cartes, mais la plupart d'entre elles fonctionnent par deux, exprimant deux aspects d'une même notion, ce qui facilite encore davantage la lecture.

Par ailleurs, il peut se faire avec ou sans question. Dans le cas où il est effectué sans question, il offre un aperçu général de ce que Lammas apporte au consultant et de la façon dont il peut s'en servir. Dans le cas où l'on décide de le faire avec une question, il aide le consultant à construire un projet qui lui tient à cœur en s'appuyant sur ses acquis et en les utilisant de manière appropriée. Ce tirage est donc idéal pour les personnes souhaitant mettre en place un projet professionnel ou personnel !

 

Supports à privilégier
Ce tirage peut être effectué aussi bien avec un tarot qu'avec un oracle. Compte tenu de sa thématique et de son lien avec la Roue de l'Année, on privilégiera les jeux évoquant les traditions néo-païennes et wiccanes ou qui mettent en avant le cycle des saisons. Par exemple, on pensera au très beau Green Witch Tarot (Ann Moura, Kiri Østergaard Leonard), au Druidcraft Tarot (Philip & Stephanie Carr-Gomm), aux Wiccan Cards (Nada Mesar, Chatriya Hemharnvibul), à Madame Endora's Fortune Cards (Christine Filipak & Joseph Vargo), ou encore au Tarot of the Old Path (Howard Rodway, Sylvia Gainsford). The Well Worn Path et The Hidden Path, qui sont de magnifiques oracles créés par Raven Grimassi et Stephanie Taylor et illustrés par Mickie Mueller, sont également particulièrement indiqués !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 31 juillet 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Carved pumpkins

Jack O' Lantern

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Smiling pumpkinS'il est une figure emblématique de Halloween/Samhain, c'est bien celle de Jack O' Lantern. On en trouve partout et c'est devenu l'une des traditions les plus populaires aux États-Unis en cette saison. On connaît évidemment fort bien la citrouille creusée que l'on exhibe le soir d'Halloween, mais la légende qui est à l'origine de sa conception est souvent bien moins connue.

On a commencé à faire des Jack O' Lanterns il y a plusieurs siècles. Cette pratique tient pour origine une légende irlandaise à propos d'un homme surnommé « Stingy Jack » (Jack l'Avare, Jack le Pingre). On raconte que Jack invita le Diable à boire un coup avec lui. Mais, faisant honneur à son surnom, Jack n'avait pas l'intention de payer, et il tenta de convaincre le Diable de se changer en pièce de monnaie que Jack pourrait utiliser pour payer leurs verres. Le Diable accepta, et ceci fait, Jack décida de garder la pièce et la mit dans sa poche aux côtés d'une croix en argent, pour empêcher le Diable de reprendre sa forme originelle. Il finit par le libérer, à condition que le Diable ne vienne pas l'importuner durant une année complète et que, si Jack venait à mourir, il ne réclamerait pas son âme.

L'année suivante, Jack se joua à nouveau du Diable en le faisant monter dans un arbre afin de cueillir un fruit. Sur l'écorce, Jack grava une croix, de sorte que le Diable ne put descendre avant de lui avoir promis de ne pas l'importuner pendant dix ans de plus.

Peu après, Jack mourut. Selon la légende, Dieu ne voulut admettre au Paradis un personnage aussi douteux que Jack. De son côté, le Diable, toujours contrarié du fait que Jack se soit joué de lui et tenu par sa promesse de ne pas réclamer son âme si celui-ci devait trépasser, ne voulut pas non plus l'accepter en Enfer. Il envoya Jack dans la nuit noire sur les chemins avec pour seul guide un morceau de charbon incandescent. Jack plaça celui-ci dans un gros navet évidé et erre sur Terre depuis lors. Les Irlandais appelèrent cette figure fantomatique « Jack of the Lantern » (« Jack à la Lanterne »), puis plus simplement « Jack O' Lantern ».

Carved pumpkinsEn Irlande et en Écosse, les gens firent leurs propres Jack O' Lanterns en gravant des visages effrayants sur de gros navets ou pommes de terre et les placèrent près de leurs portes et fenêtres afin d'effrayer Jack l'Avare et les autres esprits errants. En Angleterre, on utilisait de grosses courges et betteraves. Lorsqu'ils arrivèrent aux Etats-Unis, les immigrants apportèrent cette tradition avec eux. Là, ils trouvèrent que les citrouilles, qui ne poussaient que là-bas, feraient de parfaits Jack O' Lanterns.

Bien sûr, les amateurs de Tim Burton ne manqueront pas de penser au film « The Nightmare Before Christmas », dans lequel le personnage principal, Jack Skellington, est aussi le « Pumpkin King » (« Roi Citrouille ») de la ville d'Halloween. D'ailleurs, dans la séquence d'ouverture du film, celui-ci arrive en portant une citrouille en guise de tête. On remarquera que l'allusion à Jack O' Lantern est également présente dans son nom, puisque tous deux portent le même prénom.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 27 octobre 2009. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Citrouilles et cavalier sans tête

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

La saison est à s'asseoir au coin du feu en savourant une bonne tasse de chocolat chaud (mettez un bâton de cannelle dedans, c'est encore meilleur !), de thé, de café, ou de tisane. L'une des traditions en vigueur à Samhain est de se réunir près d'un bon feu de cheminée (ou, à défaut, dans un canapé moelleux) et de se raconter des histoires effrayantes. Mort-vivants, zombies, sorcières, goules, fantômes et autres esprits sont donc de la partie, mais l'on se sent protégés, au coin du feu, convaincu qu'ils ne pourront entrer.

« La Légende de Sleepy Hollow » fait partie de ces récits. On connaît bien sûr la version magistrale de Tim Burton au cinéma, mais certainement moins le conte original. Il s'agit en réalité d'une nouvelle écrite par Washington Irving dans The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent., qui fut publiée en 1820. Le conte d'Irving est certes bien moins sensationnel que ce qu'en a fait Burton en 1999, mais il a tout d'une histoire d'Halloween. En fait, la version animée de Disney (qui figure sur le DVD « Le crapaud et le maître d'école ») suit le scénario de départ de façon beaucoup plus fidèle.

Sleepy Hollow, Headless HorsemanL'histoire se déroule aux États-Unis, dans un village tenu par une communauté hollandaise. La trame est très simple : Ichabod Crane, maître d'école venant de la ville, arrive dans la jolie bourgade de Sleepy Hollow (le Val Dormant) pour en instruire les enfants. Au passage, il s'empiffre chez les bonnes gens, et convoite Katrina Van Tassel, la fille du plus riche propriétaire du coin. Il la courtise, ce qui déplaît fortement à son fiancé (Brom Van Brunt, surnommé Brom Bones). Comme Ichabod se montre assez poltron, Brom Bones décide de lui jouer un tour. Lors d'une réception chez les Van Tassel, on raconte au maître d'école comment un cavalier sans tête hanterait les environs. En rentrant chez lui, Ichabod est effrayé par ce qu'il a entendu. Il rencontre le cavalier sans tête qui, au lieu de le décapiter, lui lance une citrouille. Le pédagogue (comme on l'appelle dans le texte), cédant à la peur, s'évanouit, ignorant qu'il s'agissait en réalité de Brom qui voulait lui donner une bonne leçon. Quoiqu'il en soit, on ne revit plus jamais Ichabod Crane à Sleepy Hollow.

Sleepy Hollow, pumpkin scarecrowLa scène du cavalier lançant la citrouille figure dans le film de Burton, où l'on a un Ichabod Crane détective certes, mais pas moins peureux que celui de Irving. Voilà une jolie façon de rendre hommage à la nouvelle ! Cela dit, Burton a repris d'autres éléments de la légende afin d les développer à sa guise pour en arriver au résultat que l'on connaît !

Si vous vous aventurez dans une sombre forêt en cette période de l'année et que vous entendez un cheval se rapprocher de vous en galopant, prenez garde, ce pourrait être le cavalier sans tête !

Washington IRVINg, The Sketch Book of Geoffrey Crayon, Gent., New York: Penguin Books [Signet Classic], 1981 [1819-1820].
« Sleepy Hollow », Tim Burton.
« Le crapaud et le maître d'école », Disney.

N.B. : les photos de cet article proviennent bien sûr du film de Burton.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 26 octobre 2009. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Halloween, Silver Ravenwolf

Samhain/Halloween: quelques repères

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

C'est avec une journée de retard que je vous souhaite à tous un bon Samhain/Halloween !

Voilà d'ailleurs l'occasion de rappeler certaines petites choses importantes à la compréhension de cette fête, qui pour la plupart des gens se limite à « une fête commerciale importée des États-Unis » ou bien encore une fête morbide, voire satanique... Ces conceptions sont, bien sûr, fausses et fondées sur des préjugés hâtifs qui témoignent, encore une fois, des peurs inculquées par certaines religions grandissantes à l'époque païenne.

Revenons tout d'abord à l'origine de la fête. Celle que l'on connaît communément aujourd'hui sous le nom christianisé d’Halloween apparaît chez les Celtes avant même la christianisation de ces peuples et porte alors le nom de Samhain (prononcer sow-een), ce qui signifie en gros « Summer's end », la « fin de l'été », et par extension l'entrée dans la moitié froide et sombre de l'année. Les festivités de Samhain prenaient place sur plusieurs jours, débutaient environ deux semaines et se terminaient environ deux semaines après.

Contrairement aux idées reçues, Samhain, entre autres, célèbre la lumière, comme beaucoup de fêtes païennes. En effet, puisque Samhain marque l'entrée définitive dans la moitié sombre de l'année, on tenait symboliquement à prendre la lumière avec soi et la conserver afin de ne pas passer l'hiver dans l'obscurité. D'où le grand nombre de bougies allumées lors des célébrations. Toujours symboliquement, conserver le feu pendant la période revient à conserver une partie du soleil, qui lui disparaît pour ne renaître que plus tard dans l'année.

Je reviendrai au symbolisme des bougies et des lumières un peu plus loin, mais pour l'instant, je vais me concentrer sur l'un des aspects les plus connus de Samhain/Halloween : sa connexion avec la mort et avec les morts, qui s'avère beaucoup moins effrayante et bien plus paisible que ce que l'on raconte ou voit dans les films. La nuit de Samhain, le voile ou la porte qui sépare le monde des vivants et l'Autre Monde (celui des morts) s'affine (dans le cas où l'on voit un voile) ou s'ouvre (pour une porte), permettant aux deux mondes de s'entremêler et se rencontrer. Les morts sont alors plus proches des vivants, voire parmi eux, et il est plus aisé de communiquer avec eux. Mais il ne faut pas se leurrer non plus : tous les esprits en liberté cette nuit-là ne sont pas nécessairement « bénéfiques » ou « inoffensifs » ! C'est là que les bougies interviennent à nouveau, à l'aide des fameux « Jack O'Lantern », ces citrouilles ou potirons gravés et évidés dans lesquels on dispose des bougies pour en faire des photophores que l'on dépose derrière une fenêtre ou sur un perron.

À l'origine, les Celtes, en particulier ceux d'Irlande, gravaient d'effrayants sourires sur de gros navets ou de grosses courges et les déposaient de façon à ce qu'ils puissent être bien vus de l'extérieur. Ce n'est que lors de l'immigration irlandaise vers les États-Unis que ceux-ci adoptèrent la citrouille et le potiron, qui ne se trouvaient pas dans leur pays d'origine et qui avaient un pourtour plus régulier, une forme rappelant celle d'une tête. C'est depuis ce temps que l'on associe la citrouille à Samhain/Halloween. Ces citrouilles arborant d'inquiétants visages sont bel et bien destinées à effrayer... les esprits malveillants ! Leur rôle est en effet à la fois de guider les morts sur les chemins pour éviter qu'ils ne se perdent, et à faire peur aux esprits malveillants pour éviter qu'ils ne s'en prennent aux vivants et leur jouent de mauvais tours. Ces Jack O'Lantern agissent donc comme des protections et comme des guides pour permettre aux défunts de retrouver leur route sans s'égarer. De même les déguisements revêtus par les enfants sont-ils censés effrayer les « mauvais esprits » et les tenir éloignés.

Certains peuvent se dire : « Les morts qui marchent sur terre, c'est impossible ! » À ce niveau-là, il est une chose intéressante à considérer : Samhain constituait le passage à la nouvelle année chez les Celtes, et c'est d'ailleurs encore le cas pour beaucoup de païens de nos jours. Comme on l'a vu, les festivités commençaient environ 14 jours avant le 31 Octobre et se terminaient environ 14 jours après. Le 31 Octobre se situait donc entre les deux, et n'appartenait à aucune des deux années. Samhain est donc un jour (et surtout une nuit) hors du temps, ce qui permet justement la communication entre les deux mondes et leur extrême proximité.

La mauvaise réputation de Samhain/Halloween vient de l'époque de la christianisation du monde celte. En effet, difficile de convertir certaines populations alors que celles-ci ont des croyances déjà bien ancrées ! Il a donc fallu en récupérer certaines, et Samhain en fait partie. Les Chrétiens ont en quelque sorte « intégré » Samhain à leurs fêtes et ont ainsi créé la Toussaint, le jour de tous les saints. D'où le nom « Halloween », qui est la contraction de « All Hallow's Eve », « la veille de la Toussaint ». Cela dit, les populations n'acceptèrent jamais pleinement la Toussaint pour ce qu'elle représente, c'est-à-dire le jour où l'on est censé honorer tous les saints, mais lui ont plutôt donné des caractéristiques et des traditions dignes de Samhain, en honorant leurs morts et ancêtres. Traditionnellement, le 1er Novembre est le jour privilégié par les familles pour se rendre au cimetière rendre hommage à leurs morts, ce qui marque bien l'une des survivances des anciennes coutumes de Samhain.

Bien sûr, Samhain/Halloween comporte aussi son lot de jeux, de distractions et d'activités, qui ne sont en aucun cas destinés à se moquer des morts ou de la mort, comme on peut l'entendre çà et là. Bien au contraire, toutes ces choses sont un hommage aux morts, et Samhain est d'ailleurs le meilleur moment de l'année pour pratiquer la divination, en raison de sa position entre les deux mondes.

Je profite de cet article pour confirmer ce que j'ai écrit quelques semaines plus tôt sur l'ouvrage Halloween que j'ai présenté. Cet ouvrage est vraiment très bien fait, et très riche ! En voici d'ailleurs quelques autres qui pourront vous donner des idées de lecture.

Halloween, Silver RavenwolfOn commence par Halloween, de Silver Ravenwolf, qui relate non seulement l'histoire de Samhain, mais aussi ses coutumes telles qu'elles ont été et telles qu'elles sont encore vécues aujourd'hui par les païens, en passant par ses superstitions, ses techniques de divination, la magie que l'on peut y pratiquer, des recettes de cuisine et des façons d'honorer les morts ainsi que des sorts.

A Witch's Halloween, Gerina DunwichUn autre ouvrage intéressant apportant là encore un point de vue sorcier, celui de Gerina Dunwich, A Witch's Halloween. À l'honneur ici : des indications pour des rituels, des informations sur l'usage des herbes pour des potions, la symbolique païenne de Samhain/Halloween, les légendes qui entourent la fête, ses superstitions et ses présages, des éléments pour construire un sabbat (eh oui, les sorcières appellent leurs soirs de fêtes des sabbats, sans aucune mauvaise connotation !), et bien sûr, des recettes pour un repas réussi ! De plus, Gerina Dunwich rappelle un autre symbolisme de cette fête ! Samhain, associée à la mort, est aussi associée à la vieille femme, le troisième aspect de la Déesse Mère (les deux autres étant la jeune fille et la mère), elle-même fortement connectée à la divination et à la sagesse qui vient du grand âge et de l'expérience.

The Book of Halloween, ed. Ruth Edna KelleyThe Book of Hallowe'en, de Ruth Edna Kelley, est lui aussi intéressant et aborde des aspects différents des deux précédents, tout en en reprenant certains. Là encore, les origines, les superstitions, augures, légendes, etc., mais la présentation s'étend aussi à l'Angleterre, la France, la Bretagne, l'Île de Man, le Pays de Galles... et aborde même la Walpurgis Night, du 30 Avril au 1er Mai, qui est une sorte d'Halloween bis (pour vraiment simplifier la chose !). Pour agrémenter le tout, l'ouvrage est parsemé de poèmes et de vers, parfois anciens, ce qui rend la lecture ludique !

The Puffin Book of Magic VerseLe dernier ouvrage dont j'aimerais parler brièvement ne fait pas de Samhain/Halloween son point central, mais propose de petites choses en rapport avec la fête. The Puffin Book of Magic Verse [ed. Charles Causley], propose toute une collection de poèmes en rapport avec la magie, que ce soient des sortilèges, des malédictions, des poèmes parlant des sorcières, des fantômes, des esprits élémentaux, etc.. Certains vers sont très anciens et anonymes, relevant du folklore et de la tradition orale. On peut facilement y trouver son bonheur si l'on cherche une poésie inspirée d'Halloween !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 1er novembre 2008. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

B.A.-B.A. Halloween

En préparant Samhain...

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

B.A.-B.A. HalloweenCeux qui me connaissent le savent (et les autres vont l'apprendre !), Samhain est la fête de l'année que je préfère. On a beau entendre les pires choses à son sujet — qui sont injustifiées, la plupart du temps —, j'ai une affection toute particulière pour cette fête et cette période de l'année : l'automne bat son plein, les feuilles des arbres ont changé de couleur, les températures sont douces (enfin... il faut bien avouer qu'elles sont parfois un peu rudes !), et quelque chose de magique flotte dans l'air...

Il reste encore quelques semaines avant Samhain, et en attendant son arrivée, quoi de plus naturel que de fouiner un peu pour voir ce que l'on trouve et qui pourra nous aider à la préparer ? C'est ainsi que l'autre jour, dans une grande librairie à enseigne marron dont je ne citerai pas le nom, je tombai sur un petit livre de la collection B.A.-BA aux éditions Pardès, tout simplement intitulé Halloween. Mon premier réflexe fut d'être méfiante à l'égard du fin volume, ayant déjà eu des déconvenues avec d'autres ouvrages de la collection que j'avais feuilletés. J'ai regardé la table des matières qui m'a semblée fort alléchante, car peu d'ouvrages français pensent par exemple à insister sur le fait que Samhain/Halloween est avant tout une fête des moissons (la troisième du cycle). Intriguée par le sommaire prometteur, je me suis ensuite penchée sur la bibliographie, pour constater qu'elle était très bien pourvue, citant de bonnes références, ne serait-ce que pour le domaine celtique.

C'est alors que je me suis dit « Pourquoi pas ?», pensant que la chose pouvait être intéressante. J'ai donc acheté le volume et ai commencé à le lire. Mes premières impressions se sont confirmées au fil des pages, et l'ouvrage est sérieux, documenté et intéressant. Pour une fois, on insiste sur les aspects qui sont la plupart du temps oubliés dans les autres livres français sur le sujet, rendant ainsi à Samhain/Halloween ses couleurs d'origine, sa joie et toute sa lumière (oui, c'est aussi une fête de la lumière !). Le tout est agrémenté de contes populaires puisés dans les folklores français, irlandais, gallois, etc., ce qui rend la lecture plaisante et ludique.

Bien sûr, l'ouvrage n'est pas parfait, mais il faut aussi tenir compte de sa longueur (119 pages), qui impose parfois de faire des raccourcis pour (trop
 ?) simplifier certains aspects. Cependant, dans un ouvrage de vulgarisation (comme l'indique le nom de la collection : « B.A.-BA »), il convient d'intéresser le lecteur sans le perdre, et de lui proposer des connaissances qu'il peut acquérir sans s'arracher les cheveux. Pour l'instant, c'est un pari réussi. De plus, il faut préciser que les bons ouvrages français sur le sujet sont rares, alors autant en profiter ! Je n'ai pas encore fini ma lecture, mais j'en dévore chaque soir quelques pages avec plaisir.

Si vous le lisez, j'espère que ce court volume vous donnera satisfaction et vous distraira (c'est aussi le but
 !).

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 08 octobre 2008. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)