Leonard Clark

"Hallowe'en", Leonard Clark

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

This is the night when witches fly
On their whizzing broomsticks through the wintry sky;
Steering up the pathway where the stars are strewn,
They stretch skinny fingers to the waking moon.

This is the night when old wives tell

Strange and creepy stories, tales of charm and spell;
Peering at the pictures flaming in the fire
They wait for whispers from a ghostly choir.

This is the night when angels go

In and out the houses, winging o'ver the snow;
Clearing out the demons from the countryside
They make it new and ready for Christmastide.
 

Ce poème de Leonard Clark, intitulé « Halloween », présente certains des motifs traditionnellement associés à cette fête. On y trouve des sorcières chevauchant leurs balais à la seule lumière de la lune et des étoiles (première strophe), les contes effrayants que l'on aime se raconter au coin du feu en cette période sombre (deuxième strophe). Voilà qui retranscrit l'ambiance qui règne en général pendant les soirées auprès de la cheminée, où l'on s'assoit pour écouter les conteurs. La peur suscitée par ces histoires tient plutôt de l'émerveillement, et si l'on se prend au jeu, on tend l'oreille, espérant frissonner de plus belle en entendant au loin des voix de fantômes et d'esprits.

La fin du poème (troisième strophe) dénote quant à elle une coloration chrétienne à travers la présence des anges qui viennent pour chasser les « démons » et les renvoyer d'où ils étaient venus, préparant ainsi le terrain pour Noël, la fête chrétienne par excellence, qui est nommée dans le texte. On peut y voir un écho de la réappropriation de la fête païenne par les chrétiens, d'où les anges qui remplacent finalement les « démons », de la même façon que les traditions chrétiennes ont succédé aux coutumes païennes lors de la christianisation.

Ce poème, s'il n'est pas païen dans sa conception d'Halloween, traduit cependant certaines traditions qui, encore de nos jours, sont attachées à cette fête. Il se trouve dans : Charles CAUSLEY [ed.], The Puffin Book of Magic Verse, Harmondsworth: Penguin Books [Puffin Books], 1974.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 24 octobre 2009. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)