critique de livre

La Mécanique du Cœur, éd. J'ai Lu

La Mécanique du Cœur: un conte envoûtant!

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

La Mécanique du Cœur, éd. J'ai LuIntriguée par la bande-annonce du film intitulé « Jack et la Mécanique du Cœur » qui sort dans les salles obscures ce mercredi 05 février, j'ai décidé de lire le conte écrit par Mathias Malzieu... et j'en suis ravie ! C'est un véritable voyage poétique au cœur de l'âme humaine qui s'est offert à moi, me transportant à travers un large éventail d'émotions rarement aussi bien exprimées par des mots, et encore plus rarement retranscrites avec autant d'élégance.

Sans trop en dévoiler sur l'histoire pour ne pas gâcher le plaisir de ceux et celles qui s'apprêtent à se lancer dans cette aventure, je dirai simplement que l'ouvrage narre à la première personne l'histoire de Jack, un enfant né en 1874 en Écosse le jour le plus froid du monde. À sa naissance, son cœur est littéralement gelé et, afin de le « réparer », sa nourrice lui installe un coucou (l'horloge) destiné à remplacer l'organe défectueux. Tout au long de sa vie, Jack doit apprendre et expérimenter les fonctionnements de ce cœur qui bien souvent reste pour lui un mystère. Il tentera tant bien que mal de gérer ses émotions – notamment la colère, l'amour et la tristesse – en essayent de comprendre cette étrange mécanique à laquelle son cœur si particulier obéit. Ainsi, il en apprendra beaucoup sur lui-même certes, mais également sur les autres et sur l'âme humaine en général.

La Mécanique du Cœur est un conte pour adultes, mais que ceux que les contes rebutent se rassurent : l'appartenance à ce genre n'est ici ni un prétexte pour la mièvrerie, ni pour les bons sentiments dégoulinants, pas plus qu'il n'en est un pour la niaiserie, bien au contraire. C'est en véritable orfèvre des mots, en horloger de la langue que Mathias Malzieu s'illustre. Il y avait en effet bien longtemps que je ne m'étais pas émerveillée à la fois du style irréprochable d'un auteur français, de sa syntaxe impeccable et de la profondeur de son récit ! Tout ceci contribue à créer une atmosphère onirique où l'on aime se laisser porter par la vague douce mais puissante des mots dont la musique devient entêtante et envoûtante. L'auteur est musicien et écrit des textes destinés à être chantés, et cette musicalité est présente dans chacune de ses phrases, ce qui ne rend l'ensemble que plus agréable à lire !

La Mécanique du Cœur, éd. J'ai Lu, filmComme je l'évoquais plus haut, j'ai rarement lu des livres où la complexité des sentiments et des mécanismes humains étaient aussi bien décrits, à l'état brut, sans concession. Or, j'ai découvert en l'écriture de Mathias Malzieu des qualités comparables – toutes proportions gardées, bien sûr ! – à ce que l'on trouve chez Oscar Wilde en général (et en particulier dans ses contes) ainsi que chez Tim Burton. Oscar Wilde avait une incroyable capacité à exprimer toute la profondeur des sentiments humains, si durs soient-ils, avec une apparente aisance et sans s'épancher inutilement. Voilà qui donnait à ses contes plusieurs niveaux de lecture et qui n'entachait jamais le plaisir de plusieurs relectures ! Quant à Tim Burton, j'ai toujours été impressionnée par la manière dont il parvient également, à l'écrit comme à l'écran, à retranscrire avec une grande finesse la complexité de l'être humain et la profonde humanité de celui que l'on appelle « monstre ». J'ai eu un immense plaisir à retrouver ces traits dans l'écriture de Mathias Malzieu, tant dans les tempêtes de sentiments qui agitent et perturbent Jack que dans la pureté de chacun des personnages présentés. Les apparences ne reflètent pas toujours la réalité, et dans La Mécanique du Cœur, ceci est valable tout autant pour le héros que pour ceux dont il croise la route !

De même, ici, point de manichéisme primaire : le héros, comme son « adversaire », passe par toute la palette d'émotions qui peuvent animer l'être humain. Ainsi, nul n'est « blanc » ou « noir », et l'on comprend ce qui pousse chacun à agir comme il le fait. Il ne s'agit pas de juger telle ou telle réaction, car ceci est rendu impossible par la narration à la première personne par Jack lui-même. On suit alors pas à pas le cheminement de ses pensées, de ses sentiments et de ses émotions quels qu'ils soient. On voit ainsi jusqu'au plus profond de son âme, jusqu'au fond de son cœur, ce cœur qu'il tente de dissimuler aux autres. Le procédé narratif est habile et efficace puisqu'au final, on se retrouve tout aussi incapable de porter un jugement sur les agissements de certains autres personnages qui se révèlent assaillis par des troubles sentimentaux similaires à ceux de Jack !

En d'autres termes, ce conte est un véritable petit bijou de poésie, d'humanité... et de réalisme ! Si le décor est merveilleux, le propos, lui, même s'il est fortement teinté d'onirisme, est on ne peut plus représentatif des fonctionnements réels de l'âme et du cœur humains: il relate la difficulté que les hyper-sensibles peuvent rencontrer pour se construire d'un point de vue émotionnel et pour exprimer ce qu'ils ressentent, mais décrit tout aussi bien le fait que les certitudes et les carapaces que l'on croit parfois avoir peuvent voler en éclat et notre être se révéler aussi fragile que celui que l'on prend pour un « faible ».

Voilà donc un récit qui ne laissera aucun lecteur indifférent, car chacun pourra se reconnaître à un moment ou à un autre en les personnages et en ce qu'ils vivent et éprouvent. J'aurai grand plaisir à offrir ce volume autour de moi car en plus d'être une lecture très agréable, il est une magnifique ouverture sur l'âme humaine !

Bonne lecture !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 05 février 2014. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Dans la loge de l'ange gardien

"Dans la loge de l'ange gardien: rencontre avec un personnage surprenant

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Dans la loge de l'ange gardienSorti le 9 janvier dernier, c'est un peu par hasard que ce roman a croisé mon chemin. Prendre le train de façon régulière a parfois du bon (si si !), et ce jeudi-là allait me le rappeler lorsqu'en attendant mon train pour rentrer chez moi ce soir-là, j'allai patienter chez le marchand de journaux et de livres. En flânant dans les quelques rayons, mon regard a été immédiatement attiré par un volume à la couverture rouge dépeignant un homme équipé d'un trousseau de clés et muni d'un balai. Dans son dos, des ailes, comme celles d'un ange. À sa gauche, une petite table ronde couverte d'un tissu, sur laquelle sont disposés une boule de cristal et un éventail de cartes. À sa droite volent des cartes de tarot divinatoire. Intriguée, j'ai pris l'ouvrage en main pour lire la quatrième de couverture, et ce que j'y ai découvert a attisé ma curiosité. J'ai donc décidé de repartir avec ce roman et en ai démarré la lecture durant mon trajet.

Dans la loge de l'ange gardien : la double vie d'un concierge qui savait prédire l'avenir est un roman écrit par Pierre Lunère avec l'aide d'Aurore Guitry qui relate l'expérience de Pierre, un gardien d'immeuble qui, en plus de ses tâches quotidiennes au sein de la copropriété dont il s'occupe, propose ses services en tant que « voyant ». Entre anecdotes sur la vie quotidienne de son immeuble ponctuée par les préoccupations de ses habitants et souvenirs remontant à un passé plus ou moins lointain, il raconte les différents stratagèmes qu'il met en place pour ne pas que les habitants découvrent sa double activité et évoque ses expériences avec différents consultants, souvent avec humour, tantôt avec agacement face à certaines attitudes, mais toujours avec une grande compassion. Ainsi, on croise chez lui de nombreux profils très particuliers, qui sont l'occasion pour Pierre de mettre des mots sur ses perceptions extra-sensorielles et d'en expliquer ainsi les fonctionnements, là encore toujours avec un certain humour. 

Ce roman, que j'avais fini de dévorer une fois le week-end arrivé, est intéressant sur plusieurs points. Tout d'abord, le cheminement du narrateur qui découvre ses capacités et apprend à les « apprivoiser » – autant que faire se peut – est sans doute l'un des aspects les plus intéressants de l'ouvrage. En effet, il est ici question d'une expérience personnelle qui n'engage que celui qui la raconte au sens où il s'agit d'un vécu unique, et elle est bien présentée en tant que telle, ce qui donne davantage de poids aux explications et aux questionnements exprimés par le narrateur sur ce qu'il vit. Ensuite, peu importe que le lecteur ait une expérience ou non de la cartomancie, car le récit saura toucher tout le monde à des niveaux différents : ceux qui pratiquent s'amuseront certainement à reconstituer les tirages énumérés au cours des consultations de Pierre (les cartes de l'oracle Belline sont nommées) et à les interpréter brièvement en même temps que lui, tandis que ceux qui ne pratiquent pas ou qui n'ont jamais consulté seront les spectateurs privilégiés des consultations évoquées. Enfin, le narrateur montre avec une grande justesse mais sans s'en plaindre que les perceptions extra-sensorielles, si elles en font fantasmer plus d'un, peuvent se révéler fort déstabilisantes, voire handicapantes à certains moments.

Bien sûr, chacun dira qu'il ou elle n'aurait pas employé tel ou tel terme pour désigner tel ou tel phénomène, mais il faut bien garder à l'esprit qu'il s'agit ici d'un roman, non d'un ouvrage documentaire et encore moins scientifique. Par conséquent, l'auteur n'a nullement la prétention de donner des explications universelles ou de parler d'autre chose que de ce qu'il connaît, c'est-à-dire de son cas personnel. Néanmoins, Dans la loge de l'ange gardien permettra sûrement aux personnes qui vivent des expériences similaires à celles qui ont mené le narrateur à comprendre qu'il avait des capacités extra-sensorielles de mettre des mots sur ces expériences, ou en tout cas de trouver quelques pistes à exploiter pour apprendre à les apprivoiser et à s'en accommoder. Il donnera également des idées très sensées à ceux et celles qui se demandent comment pratiquer la cartomancie en limitant certains risques.

Voilà donc un roman de début d'année qui m'a beaucoup plu. J'encourage tous ceux qui s'intéressent à la cartomancie et aux perceptions extra-sensorielles à le lire, car chacun y trouvera quelque chose qui stimulera ses réflexions. Que l'on pratique ou que l'on soit simplement curieux, ce roman ravira par sa fluidité, son écriture simple mais efficace et ses anecdotes toutes plus intéressantes les unes que les autres.

À découvrir !

 

Référence complète :
Pierre LUNÈRE. Dans la loge de l'ange gardien : la double vie d'un concierge qui savait prédire l'avenir. Paris : Fleuve éditions, 2014. [ISBN 978-2-265-09814-5]

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 20 janvier 2014. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

A Witch Like Me

"A Witch Like Me: the Spiritual Journeys of Today's Pagan Practitioners"

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Cet ouvrage rassemble des textes compilés par Sirona Knight. Ces articles, écrits par des Sorcières* reconnues par l'ensemble des communautés néo-païennes, sont des témoignages relatant les expériences personnelles de chacun en tant que Wiccan. L'accent est mis sur l'aspect personnel et unique des récits ainsi que sur les parcours d'auteurs qui ont en commun d'être des précurseurs au sein de la Wicca, chacun à sa manière.

 

Les contributeurs
Le volume compte treize contributeurs auxquels s'ajoute Sirona Knight, l'instigatrice du projet. On retrouve donc :

- Dorothy Morrison (auteur, entre autres, de « The Whimsical Tarot », à découvrir prochainement ici !) ;
- Phyllis Curott (auteur de Witch Crafting et Book of Shadows) ;
- Raymond Buckland (est-il besoin de présenter ce pilier de la tradition ?) ;
- Gerina Dunwich (auteur de maints ouvrages, dont A Witch's Halloween, brièvement évoqué ici) ;
- Z. Budapest ;
- Marion Weinstein ;
- Patricia Telesco ;
- Raven Grimassi ;
- Lady Sabrina ;
- Skye Alexander ;
- A.J. Drew ;
- Silver Ravenwolf (auteur notamment de Halloween, brièvement évoqué ici) ;
- Timothy Roderick.

 

L'auteur
A Witch Like MeElle-même sorcière et auteur d'une dizaine de livres et de nombreux articles sur la Wicca, Sirona Knight est aujourd'hui l'une des figures marquantes de ce mouvement. La spiritualité qu'elle expose est bien sûr wiccane, et orientée vers les cultures celtiques et druidiques. À travers cet ouvrage, elle a souhaité réunir les témoignages de personnalités emblématiques qui ont, chacune à leur manière, contribué au développement – et à l'acceptation, même s'il reste encore du chemin à faire de ce côté-là ! – de cette religion.

 

La démarche
Cet ouvrage étant un recueil de témoignages relatant autant d'expériences dont la diversité met en évidence la richesse, il était a priori ardu d'établir une forme de fil conducteur pour uniformiser l'ensemble. Pourtant, celui-ci est bien présent puisque Sirona Knight a eu la bonne idée de soumettre à chaque auteur le même questionnaire, qui a donc servi de base pour la rédaction des articles. Les contributeurs ont pu s'en inspirer pour mettre en évidence ce qui leur semblait être les points clés de leurs parcours de sorcières.

À ce titre, il est intéressant de constater que certains événements, qu'ils soient ou non déclencheurs de la « vocation » sorcière de chacun, se retrouvent dans plusieurs témoignages avec des colorations et des points de vue différents. Voilà qui donne au lecteur la possibilité de comparer entre elles les expériences qu'il découvre, mais aussi de les comparer avec la sienne. Il est très fréquent qu'au cours de la lecture de cet ouvrage, un sourire s'échappe, accompagné d'une pensée pour un événement qui aurait été vécu par le lecteur !

 

Remarques
Cet ouvrage fournit un tour d'horizon éclectique de ce qu'est la Wicca. Il est donc idéal pour toute personne désireuse d'avoir un premier contact avec cette religion ou qui souhaiterait en approfondir sa connaissance à travers des expériences authentiques qu'elle pourra mettre en regard de la sienne.

La Wicca qui est présentée ici est donc très loin de la vision « lisse » que l'on trouve parfois dans d'autres ouvrages. L'un des principaux intérêts de celui-ci est de faire ressortir les différents points de vue théoriques, mais aussi la multitude de manières de vivre des expériences pourtant communes à chacun.

Par exemple, la « loi du triple retour » (tout ce que l'on fait nous revient au triple) est souvent au centre des débats, et ce volume ne déroge pas à la règle. Certains auteurs y croient et l'adoptent dans leurs pratiques, d'autres non... et les raisons des uns et des autres sont tout aussi valables puisqu'elles s'inscrivent dans les pratiques personnelles liées à une expérience personnelle et donc unique. Ainsi, certains expliquent que pour eux, la loi du triple retour est une conception valide car elle permet à la sorcière de cadrer ses pratiques et en quelque sorte de rester sur un « terrain sécurisé ». D'autres la considèrent comme invalide et caduque car ils n'y voient qu'une manière pour la sorcière d'échapper à une partie de ses responsabilités : agissant comme une épée de Damoclès, la loi du triple retour mêle le « destin » ou le divin aux activités de la sorcière en en faisant un juge des agissements de celle-ci. Lorsque ses actes sont peu louables, la sorcière subit alors les « foudres » liées à ce qu'elle a fait et se retrouve punie. Pour les personnes ne reconnaissant pas la loi du triple retour, ce principe est contraire à ce que prône la Wicca, à savoir que chacun est pleinement responsable de ses actes puisqu'il en décide en son âme et conscience. Par conséquent, c'est seule face à sa conscience que la sorcière doit agir et se comporter. En d'autres termes, elle doit s'assurer d'être en accord avec sa conscience en toute circonstance et assumer pleinement les conséquences (humaines et autres) de ses actes, et non attendre ou craindre quelconque punition (ou récompense) qui viendrait de l'extérieur. Ce type de conception appartient à d'autres conceptions du Monde que la vision wiccane.

 

Un autre point souvent mis en avant au sein des débats qui animent les discussions sorcières est de savoir si la pratique de la Wicca en solitaire est aussi valable que la pratique au sein d'un coven. Si la pratique en solitaire a été défendue comme acceptable dès les débuts de la Wicca par d'éminents auteurs tels que Doreen Valiente, elle est largement rejetée par d'autres, et ce encore aujourd'hui. Il est donc normal, dans un ouvrage comme celui-ci, de trouver des opinions diverses à ce sujet. Ici, chacun des contributeurs qui abordent cette question parfois épineuse présente un raisonnement fondé sur son expérience personnelle en avançant des arguments qui lui sont propres. Le lieu n'est pas au débat ou à la confrontation de points de vue, mais simplement à l'exposition de différentes conceptions qui viendront enrichir la réflexion du lecteur.

 

Outre ce type de préoccupations, cet ouvrage montre une grande diversité au niveau des expériences puisqu'il en présente autant qu'il y a de contributeurs. Cet aspect est sans conteste l'un des plus intéressants du livre car il met en relief la relation personnelle et individuelle que le Wiccan vit avec sa spiritualité. En effet, contrairement à bon nombre de systèmes spirituels ou religieux, la Wicca n'est pas un système dogmatique, c'est-à-dire qu'à aucun moment on y impose une ligne de conduite ou un mode de vie avec son lot de rituels, de prières et d'obligations. Ceci est illustré avec brio dans les contributions rassemblées par Sirona Knight car on se rend compte à la lecture que l'on nous soumet des visions et des expériences aussi variées que le sont les chemins de vie des contributeurs. Si l'on retrouve dans l'ensemble des témoignages des trames communes dans la prise de conscience des affinités des auteurs avec les traditions wiccanes, chaque parcours est résolument différent... et unique ! Ceci montre que la Wicca est avant toute chose une expérience individuelle et personnelle, qui est ressentie différemment par chacun. Ainsi, il n'y a ni « bon » ni « mauvais » parcours : seul le parcours vécu et ressenti compte.

Bien sûr, la trame commune aux expériences reste très présente, mais celle-ci est souvent liée aux différentes étapes de la découverte de leurs affinités wiccanes par les contributeurs et de leur affirmation au sein de cette religion. Voilà qui ne manque pas de temps à autre d'arracher un sourire au lecteur qui se souvient d'avoir vécu des épisodes similaires. Certains sont cocasses et amusants tandis que d'autres peuvent être représentatifs des réactions humaines de certains membres de l'entourage.

 

Tout ceci met en relief des points de vue différents mais complémentaires qui permettent au lecteur curieux de se faire une idée de ce qu'est la Wicca. L'accent est mis sur l'impressionnante richesse de cet ensemble de traditions tout en montrant que ce qui peut être perçu alors comme un ensemble d'éléments disparates est en réalité une tradition qui s'exprime sous la forme d'une sorte de mosaïque dont chaque élément est une expérience individuelle. Chaque morceau fait partie du même tout et, bien que chacun soit en apparence indépendant, tous sont reliés par des dynamiques et des mentalités communes.

 

À qui ce livre s'adresse-t-il ?
Ce livre s'adresse à toute personne désireuse d'en apprendre un peu plus sur la Wicca à travers des expériences de vie. Ici, point de théories ou de « manuel du parfait Wiccan » : le lecteur est plongé directement dans la vie de personnes dont la crédibilité n'est plus à démontrer. Grâce à ce procédé, certains « fantasmes » tombent rapidement, quitte à décevoir les esprits les plus avides d'histoires « sensationnelles » : si certains témoignages mentionnent le goût de leurs auteurs pour des séries télévisées telles que « Ma Sorcière Bien-Aimée » ou « Charmed », ils s'empressent de préciser que si divertissants que soient ces programmes, la sorcière de la vie réelle ne doit pas s'attendre à voir des événements aussi trépidants que ceux que vivent au quotidien Samantha Stephens ou les sœurs Halliwell survenir dans sa vie uniquement parce qu'elle est une sorcière ! Le contraste entre fiction et vie réelle est affirmé avec humour, mais sans jamais dénigrer l'aspect divertissant et « atypique » que revêt souvent la figure de la sorcière de nos jours.

La vision hétéroclite qui est présentée ici intéressera tout autant les Wiccans « confirmés » qui cherchent à élargir leur champ de recherche. Ils se reconnaîtront dans les récits qu'ils liront, ce qui leur permettra de se situer de manière plus précise et de prendre confiance en leur propre tradition.

 

Référence exacte
KNIGHT Sirona [ed. & author]. A Witch like Me: the Spiritual Journeys of Today's Pagan Practitioners. Franklin Lakes, NJ: New Page Books [The Career Press], 2002. [ISBN : 978-1-56414-539-0]

 

Pour aller plus loin
Outre les ouvrages cités au début de cet article, qui souhaite faire plus ample connaissance avec les contributeurs qui ont participé à ce volume peut visiter les sites Internet de quelques-uns d'entre eux :

- Sirona Knight
- Dorothy Morrison
- Phyllis Curott
- Raymond Buckland
- Gerina Dunwich
- Z. Budapest
- Raven Grimassi
- Skye Alexander
- Silver Ravenwolf

 

* Le terme sorcières est employé ici comme le veut la tradition pour désigner des personnes pratiquant la Wicca, indépendamment de leur sexe. En effet, en anglais, on utilise le mot witch à la fois pour les hommes et pour les femmes dans ce contexte.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 18 juillet 2013. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

The Pictorial Key to the Tarot, A.E. Waite, U.S. Games Systems, Inc.

The Pictorial Key to the Tarot, Arthur Edward Waite

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Being Fragments of a Secret Tradition Under the Veil of Divination

(Arthur Edward Waite)

 

The Pictorial Key to the Tarot, A.E. Waite, Forgotten BooksIntroduction
Publié en 1911, cet ouvrage d’Arthur Edward Waite constitue aujourd’hui encore une pierre angulaire en tarologie. En effet, Waite y explique sa vision du tarot, tant sur le plan cosmologique que symbolique ou divinatoire. Il montre ainsi comment il a étudié les cartes et leur a donné le visage qu’on leur connaît aujourd’hui dans les tarots de tradition Rider-Waite Smith.

 

Le contenu
Le volume est divisé en trois parties principales. On commence assez logiquement par une présentation générale du tarot (intitulée « The Veil and its Symbols »), de sa structure et des principaux symboles qui le composent, puis on retrace son histoire en tentant de la débarrasser de certains préjugés tenaces.

La deuxième partie (« The Doctrine behind the Veil ») se concentre sur les arcanes majeurs et les détaille après en avoir au préalable montré l’essence et l’utilité. Waite explique ainsi quelles traditions occultes ont contribué à forger leur symbolisme.

La troisième et dernière partie (« The Outer Method of the Oracles ») donne une grande place aux arcanes mineurs ainsi qu’à différentes méthodes de tirage – dont la Croix Celtique – après avoir récapitulé les principales valeurs divinatoires des 78 lames.

Une bibliographie assez conséquente tient lieu de conclusion à l’ouvrage, montrant la démarche dans laquelle s’inscrit Waite : une démarche raisonnée, fondée sur des sources historiques et culturelles et sur les écrits de ses prédécesseurs, desquels il a une bonne connaissance et qu’il peut donc critiquer de manière constructive.

 

Les positions de Waite
Comme le laisse présager la structure de l’ouvrage, Waite se place à la fois en historien, en critique et en innovateur. L’historique qu’il dresse des cartes en général et du tarot en particulier vise à en éliminer les idées fausses mais tenaces propagées par ceux qui l’ont précédé. Par exemple, on doit à Court de Gébelin l’idée selon laquelle le tarot serait d’origine égyptienne, ce que réfute catégoriquement Waite, argumentant que la chose est impossible pour des raisons – entre autres – idéologiques.

Tout au long de l’ouvrage, les remarques de l’auteur se fondent sur une démarche de recherche qui remet en question un certain nombre de préjugés concernant la cartomancie. Non seulement il « dépoussière » la discipline, mais il tend à décrédibiliser certains aspects des théories et pratiques d’Etteilla (entre autres !) pour lequel il semble n’avoir pas de mots assez durs.

Le but est donc ici de proposer une approche raisonnée du tarot en laissant de côté les « délires » des occultistes du XIXème siècle qui se fondent plus sur un besoin de sensationnalisme qu’autre chose. Pour ce faire, Waite débat abondamment de la symbolique et de la signification qui ont été jusque-là attribuées aux lames majeures. Il exprime ainsi un grand nombre de désaccords.

L’un de ses principaux arguments concerne la teinte franchement catholique du tarot (type Marseille), qui selon lui est réductrice car elle empêche d’appréhender pleinement la relation du tarot au Monde. C’est pourquoi il explique avoir produit un outil areligieux (i.e. qui n’est marqué par aucune religion dominante pour mieux toutes les admettre) qui peut convenir à tous. Ainsi, certaines lames comme la Papesse et le Pape deviennent respectivement « the High Priestess » et « the Hierophant ». Les nuances évoquées par ces changements de nom apportent des modifications conséquentes quant aux archétypes incarnés par ces lames. Si la Papesse faisait directement référence à la légendaire Papesse Jeanne (existence supposée sans que tout le monde s’accorde à dire qu’elle ait été réelle), la Grande Prêtresse évoque un archétype plus général. Les deux représentent la Connaissance et les secrets bien gardés, mais ceux de la Papesse ont nécessairement une connotation religieuse (même lointaine) tandis que ceux de la Grande Prêtresse ont une portée plus universelle. La connotation religieuse domine chez la Papesse – elle vient en priorité dans les significations qui lui sont attribuées – alors qu’elle est au second plan chez la Grande Prêtresse. De la même façon, le Pape devient pour Waite l’Hiérophante. La lame V n’est alors plus un représentant religieux ou d’un quelconque devoir, ni même d’une certaine forme de hiérarchie. L’Hiérophante est bien quelqu’un qui détient un savoir, mais c’est aussi – et surtout ! – celui qui le partage, qui le transmet en l’enseignant. Il n’incarne aucune confession particulière et n’a pas nécessairement de valeur religieuse. Il est un maître, un enseignant, un guide plein de sagesse qui facilite l’apprentissage.

The Pictorial Key to the Tarot, A.E. Waite, U.S. Games Systems, Inc.L’autre désaccord majeur de Waite avec la tradition Marseille concerne l’Hermite. Dans la première partie de l’ouvrage, il consacre près de deux pages à expliquer – avec une certaine révolte – les raisons qui lui font penser que cet arcane a été jusqu’alors profondément incompris par les occultistes. Le raisonnement serait trop long à résumer ici, et y apporter des raccourcis ne ferait que le rendre simpliste, mais il est important de savoir que Waite a une vision très différente de cette lame.

Dans ses explications progressives sur la structure du tarot et sur les valeurs symboliques des arcanes majeurs, Waite revient aussi sur les vertus cardinales incarnées par certaines lames. Ce principe, trop souvent oublié dans l’apprentissage du tarot, est pourtant essentiel, car il permet de poser quelques repères indispensables par rapport à l’ordre dans lequel s’enchaînent les majeurs. Par conséquent, même si Waite n’explique jamais clairement pourquoi il a attribué la position VIII à la Force – qu’il nomme « Fortitude » – et la position XI à la Justice – « Justice » –, il est possible de trouver des réponses partielles à travers ce qu’il relate.

Il est également important d’ajouter que les opinions tranchées de Waite, que ce soit au niveau de la valeur symbolique des lames ou de leur portée divinatoire, s’appuient sur des principes ésotériques universels certes, mais aussi sur les théories développées par la Golden Dawn, dont il était membre aux côtés de personnages célèbres tels que Bram Stoker, W.B. Yeats, Aleister Crowley et bien d’autres. Par conséquent, la vision du Monde qu’il suggère à travers son tarot est imprégnée de ces philosophies.

Parmi les méthodes de tirage proposées en fin de volume, on retrouve la Croix Celtique et deux autres méthodes selon lesquelles il convient de distribuer un certain nombre de cartes en un nombre de paquets prédéfini. Si les deux dernières méthodes restent moins utilisées de nos jours en raison de leur apparente « complexité » – héritée d’Etteilla ? –, la Croix Celtique fait quant à elle partie des méthodes les plus répandues. Les grands fonctionnements en sont fixés ici, car il est important de signaler que c’est bien Waite qui popularisa se tirage. J’expliquerai dans un prochain article de quelle manière Waite recommande de s’y prendre, mais on trouve de nos jours de nombreuses variations – souvent simplifiées – de cette méthode. Par curiosité, si vous ouvrez un livret accompagnateur au hasard, vous avez de grandes chances d’y trouver la Croix Celtique.

 

En conclusion
Il s’agit là d’un ouvrage dont la lecture me semble indispensable si l’on désire appréhender n’importe quel tarot de tradition Rider-Waite Smith. Loin de moi l’idée d’affirmer que tous les tarots de type Rider-Waite Smith obéissent scrupuleusement aux recommandations de Waite, mais ils s’en inspirent de près ou de loin.

Cet ouvrage met en relief les principales différences entre les traditions Marseille et Waite et permet par conséquent de mieux comprendre pourquoi les lames ne signifient pas nécessairement la même chose dans l’une et l’autre. Ainsi, prendre un Rider-Waite Smith et l’interpréter comme un tarot de Marseille est un non-sens dont il faut impérativement se détacher si l’on veut obtenir de bons résultats.

Par ailleurs, ce volume mène à une certaine ouverture d’esprit par rapport au tarot et à la manière de le manipuler. Ainsi, si le tarot de Marseille paraît parfois « rigide » (avec son « austérité » visuelle, c’est l’une des principales raisons du découragement de beaucoup par rapport à cet outil !), le Waite paraît plus « souple » malgré une structure bien définie, car celle-ci reste sous-jacente.

Enfin, il est intéressant d’avoir entre les mains un document historique qui fait état de recherches sérieuses sur le sujet (le premier en la matière !), car ce livre constitue une base solide pour tout apprentissage, que celui-ci soit au niveau de la divination, de la symbolique, ou même des principes chers à certaines sociétés hermétiques.

 

Où trouver cet ouvrage ?
On peut trouver cet ouvrage chez plusieurs éditeurs, notamment chez Forgotten Books et U.S. Games Systems, Inc. (voir les couvertures qui illustrent l’article), ou encore chez Amazon.

 

Remarque
Les livrets accompagnateurs de certains tarots reprennent en partie les significations et les méthodes de tirage présentées dans ce volume, mais partiellement seulement.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 08 juillet 2011. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Le Petit Lenormand, Colette Silvestre

Le Petit Lenormand, Colette Silvestre

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Le Petit Lenormand, Colette SilvestreÀ qui cet ouvrage s’adresse-t-il ?
Aux débutants qui veulent acquérir des bases solides pour manipuler le Petit Lenormand, apprendre plusieurs formes de tirages en fonction de leurs besoins et adapter la signification des cartes en fonction des différents contextes.

À ceux qui veulent approfondir leur apprentissage et affiner leurs connaissances sur les significations des cartes et leurs différentes associations.

 

Le contenu
Le volume se divise en trois parties principales : une introduction, une présentation de différentes méthodes de tirages, et une analyse de chaque lame.

En introduction, l’auteur commence par une brève présentation de ce qu’est la cartomancie et quelques noms célèbres de jeux couramment utilisés. Ceci lui permet de situer Melle Lenormand parmi ces différentes traditions et de montrer que celle-ci se détache de ses prédécesseurs et contemporains par une approche originale et très personnelle de la cartomancie classique. Colette Silvestre termine cette introduction sur une description rapide de la structure des cartes du Petit Lenormand et quelques conseils pour une consultation réussie.

Vient ensuite, comme une sorte de transition ou d’introduction « bis », une courte biographie de Melle Lenormand. Celle-ci ne vise pas à détailler la vie de la sibylle car on peut aisément trouver ce genre d’informations ailleurs, mais plutôt à la situer dans le contexte historique au sein duquel elle a évolué. Une biographie concise, sans superflu.

Après ces quelques présentations presque rituelles, on enchaîne directement sur différentes formes de tirages. Sont exposés et commentés (exemples à l’appui) :

- Le tirage en croix : classique, il permet d’obtenir une réponse claire à une question posée ;

- Le tirage à huit cartes : pour voir quels seront les énergies ou événement dominants pour une période donnée (mois, semaine). On y explore les grands domaines de la vie du consultant, comme ses relations aux autres, sa vie professionnelle et sa situation matérielle ;

- La méthode des treize : pour annoncer des événements qui interviendront dans un court délai ;

- Le tirage de l’existence : permet de connaître l’évolution d’une situation ;

- La méthode des neuf cases : donne les dynamiques en présence pour une période donnée (mois, semaine) ;

- Le tirage astrologique : un autre classique, dont les prédictions s’étalent sur un an environ ;

- Le chien de pique : encore un classique. Il permet de voir sur le très court terme les événements importants qui vont marquer le consultant dans les principaux domaines de sa vie.

Comme toujours avec Colette Silvestre, les méthodes de tirages sont expliquées de façon claire et logique, étape par étape. Impossible de s’égarer : elle prend le lecteur par la main en donnant d’abord la théorie et en expliquant la structure et le fonctionnement des méthodes, puis elle passe à la pratique à l’aide d’un exemple dont elle propose son interprétation. Celle-ci reste succincte, certes, mais elle présente l’avantage d’aller droit au but sans se perdre en palabres inutiles. Ainsi, les connexions entre les cartes sont claires et nettes.

À la fin de cette section est proposé un classement des lames en dix « groupes » en fonction de leurs significations voisines. Sont ainsi mises en évidence avec les mots-clés correspondant, les cartes qui annoncent des nouvelles ou la circulation d’informations, celles qui parlent du domaine affectif, etc. Voilà qui propose une autre forme de logique pour retenir plus facilement les grandes orientations des différentes lames. De cette façon, celui ou celle qui préfère « apprendre » les significations par thématiques plutôt que de manière individuelle a la voie toute tracée.

La troisième partie de l’ouvrage est aussi la plus conséquente en termes de nombre de pages puisqu’elle est consacrée à l’étude de chacune des trente-six cartes qui composent le jeu. Les lames sont présentées dans l’ordre de leur numérotation dans le jeu et identifiées par le nom qu’elles portent ainsi que par leur valeur cartomantique.

Chaque « fiche » est structurée de la même manière et mène progressivement le lecteur à travers les différents aspects des cartes. Ainsi, on commence par une description de l’image puis on enchaîne sur une première interprétation très générale afin de saisir la principale idée véhiculée par l’illustration. Sont ensuite détaillées les significations liées aux grands domaines de l’existence : domaines affectif, professionnel, matériel et spirituel. La valeur cartomantique de la lame est ensuite examinée et sa signification est connectée à celle du symbole afin de mettre en relief la façon dont les deux se complètent. Ainsi, on voit comment la valeur cartomantique renforce l’interprétation de la lame dans certains domaines.

Enfin, on arrive à l’aspect le plus complexe, à travers les différentes associations qu’il est possible d’obtenir. Bien que celles-ci ne soient ni très précises ni très détaillées, il est intéressant d’avoir là encore les grandes lignes qui permettent d’aiguiller la lecture. L’auteur présente les associations en regroupant les cartes qui, lorsqu’elles se trouvent ensemble, ont des significations voisines. D’après la façon dont elles sont traitées, on comprend que les associations ne sont pas ici l’intérêt principal. En effet, elles ne sont pas détaillées carte par carte, ce qui aurait apporté des nuances et précisions non négligeables. Cependant, les éléments fournis sont suffisants pour qui veut commencer l’apprentissage des associations. Il faut également garder à l’esprit le fait que quelles que soient les interprétations « toutes faites », elles méritent d’être affinées et adaptées au tirage dans lequel elles apparaissent. Elles n’ont pas une signification fixe, celle-ci varie selon le contexte et la question posée. Il n’existe pas de « vérité absolue » en la matière, et tout ouvrage qui prétendrait le contraire mentirait de façon éhontée.

 

Avis
Voilà un ouvrage pratique et bien fait pour acquérir une maîtrise rapide et facile du Petit Lenormand. Bien sûr, on peut lui reprocher au final de ne pas assez approfondir les interprétations, mais il ne faut pas non plus oublier que « tout dire » n’est pas le but de ce type de livre. Les indications fournies ici suffisent amplement à se familiariser avec le jeu et à développer des bases solides que seule la pratique permettra d’approfondir.

En général, j’apprécie ce qu’écrit Colette Silvestre, non pour le style, mais parce qu’elle va droit à l’essentiel sans s’embarrasser de fioritures, et surtout sans essayer de faire passer l’art de lire les cartes pour quelque chose qui doit nécessairement s’accompagner de tout un tas de rituels laborieux. Elle présente au contraire les choses de façon rationnelle, et on est loin des recommandations du style « si vous ne faites pas ceci ou cela, le ciel vous tombera sur la tête dans les trois jours qui suivront votre tirage » (j’exagère à peine).

Ce livre est complet et propose au débutant comme à celui qui souhaite aller un peu plus loin l’essentiel des outils pour le faire : courte biographie de Melle Lenormand, plusieurs modes de tirages avec exemples, signification des lames à différents niveaux. Bien sûr, quel que soit l’ouvrage que l’on a entre les mains, on peut toujours lui reprocher de ne pas totalement combler notre curiosité, mais pour le passionné, c’est une chose que nul volume ne peut faire, si complet soit-il. En matière de cartes, il y a toujours de nouvelles choses à découvrir, de nouvelles pistes à explorer !

Celui-ci reste un ouvrage de qualité, cohérent et concret. À mettre entre toutes les mains !

 

Référence complète
Colette Silvestre, Le Petit Lenormand, Paris : Gange Éditions, 2003.
ISBN : 2 – 911096 – 18 – 5

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 13 décembre 2010. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)