Premiers pas avec un tarot ou un oracle

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Dans un précédent article, quelques généralités ont été présentées sur ce que sont ces jeux divinatoires, comment les choisir, où se les procurer, etc. Voici à présent quelques petites astuces pour se familiariser avec les différents jeux et apprendre à les apprivoiser.

 

Je viens d’acheter un tarot ou un oracle. Par où commencer ?
Afin de m’imprégner des jeux que j’achète ou que l’on m’offre, j’ai pris l’habitude d’étaler toutes les cartes devant moi (par terre ou sur une table). Cela me permet de voir le tarot ou l’oracle dans son ensemble, d’en saisir l’atmosphère, mais aussi la structure. Pour un tarot, je dispose les arcanes majeurs sur deux lignes de onze cartes chacune, puis les arcanes mineurs en-dessous, chaque suite sur une ligne. En ce qui concerne les oracles, je regarde s’ils ont une structure particulière dans le livret, puis je dispose les cartes en fonction de celle-ci.

Se détachent alors des associations entre les cartes, des progressions, ainsi que des ruptures. Cette vision d’ensemble est très importante en ce qui me concerne, car je ne peux me servir d’un jeu si je n’en ai pas compris le fonctionnement interne. J’ai besoin de visualiser la structure pour me forger des points de repère propre à chaque jeu (un jeu = un système d’associations symboliques) et visualiser les significations des lames afin de me les approprier.

 

Battre ou brasser les cartes ?
En fonction du jeu utilisé, il existe deux techniques pour mélanger les cartes. La première consiste à les battre comme on le fait pour un jeu « classique ». Brasser les cartes signifie en revanche poser le paquet face cachée à plat sur la table (ou par terre) et mélanger en effectuant des mouvements circulaires avec la main. Une fois le jeu suffisamment mélangé, on reforme un tas. Contrairement à la première, cette seconde technique permet de donner un sens aux cartes (droit ou renversé) lors des tirages. Celui-ci est particulièrement important si l’on utilise un tarot, mais aussi certains oracles.

Afin de déterminer si l’on demande au consultant de battre ou de brasser le jeu, il faut donc tenir compte des cartes employées et vérifier si celles-ci admettent un sens de lecture renversé. Il existe aussi des cartomanciens qui lisent les cartes uniquement droites. Ceux-là les battent. Bien sûr, on peut arguer que l'on y perd au niveau du sens et des subtilités des tirages, car avoir des lames droites et renversées apporte plus de nuance, mais encore une fois, à chacun de faire comme il le souhaite !

 

Lors de la consultation, qui bat ou brasse les cartes ?
Là encore, tout dépend du cartomancien. Certains mélangent eux-mêmes mais font couper le jeu par le consultant, tandis que d’autres font mélanger et couper directement par le consultant. Il n’y a donc pas de règle prédéfinie.

Cela dit, je préfère faire mélanger et couper par le consultant, pour plusieurs raisons. D’abord, dans le cas où le jeu que j’utilise admet les positions renversées, j’estime que c’est au consultant de déterminer le sens des cartes. Ensuite, si le tirage consiste en quelque chose comme la « Grande Image » du Petit Lenormand, il est important que ce soit le consultant qui décide de l’ordre des cartes que je vais étaler sur la table. Enfin, je préfère que le consultant établisse un contact avec le jeu en pensant à ce qu’il souhaite savoir.

On peut tout aussi bien mélanger soi-même et laisser le consultant uniquement tirer les cartes, car il est vrai qu’il sera forcément attiré par celles qui refléteront le mieux sa situation. Quelle que soit la méthode adoptée, l’essentiel est qu’elle convienne au cartomancien et qu’il se sente à l’aise en la pratiquant. Il est également possible d’utiliser tantôt l’une tantôt l’autre en fonction des tirages que l’on effectue.

 

Ranger le jeu tel quel ou reclasser les cartes dans l’ordre ?
Ceci est encore une fois laissé à l’initiative du cartomancien : certains reclasseront minutieusement les cartes « dans l’ordre » entre chaque tirage tandis que d’autres les rangeront telles quelles dans leur boîte. Je fais partie de la première catégorie. Bien sûr, il est moins contraignant de reformer le tas sans classer les cartes, mais je préfère me donner la peine de rétablir la structure originelle du tarot ou de l’oracle avant de le ranger.

J’en ai pris l’habitude à force de manipuler les tarots, dont la structure interne est essentielle. Il est important, à mon avis, que lorsqu’il mélange les cartes, le consultant chamboule l’ordre du monde représenté par la structure du tarot (ou de l’oracle, dans une moindre mesure). Ainsi, il part de quelque chose de construit sur le plan universel pour arriver à quelque chose de personnel, qui incarne « son » monde (le monde à son échelle).

Lorsque les cartes d’un jeu sont numérotées, je les remets donc toujours dans l’ordre (et droites) une fois que j’ai fini de m’en servir. Une autre raison à cela est aussi le fait que quand il est au repos, un jeu doit être une unité, non un endroit où règne le chaos.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 16 août 2010. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

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