Cartomancie

La Bûche de Yule

La Bûche de Yule

Tirage spécial Yule mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Introduction
La fête de Yule célèbre le solstice d'hiver, c'est-à-dire le moment où les journées cessent de raccourcir et rallongent enfin. Le jour du solstice est le plus court de l'année, ce qui signifie aussi qu'à partir de celui-ci, les journées se font de plus en plus longues. Le temps d'obscurité se réduit au profit de la lumière.

Pour accueillir le soleil qui revient, il est coutume de décorer un arbre ou une bûche et de les illuminer afin de rendre hommage à la lumière de l'astre éclatant. Traditionnellement, l'arbre est un sapin, car celui-ci a la caractéristique de rester vert en toute saison et donc de ne pas subir les effets que l'absence du soleil produit sur les autres végétaux.

Le symbole de référence choisi pour ce tirage spécial est une bûche ornée d'une chandelle. Il est en effet courant d'en avoir une chez soi au centre de la table en ce jour de fête. La bougie qui s'élève au centre de celle-ci représente la lumière du soleil qui revient à partir du solstice. En attendant ce moment, la flamme incarne un hommage à cette lumière bientôt retrouvée, comme si la bougie avait permis d'en conserver un peu en attendant le retour du soleil.

Le tirage évoque les principaux aspects de ce sabbat en montrant le consultant au moment du solstice. À Yule, il se situe entre obscurité et lumière, s'apprêtant à entrer dans la période lumineuse. L'obscurité perd sa domination au profit de la lumière, et le consultant peut alors sortir d'une période de sommeil et de conflit intérieur pour reprendre sa progression... et même tout mettre en œuvre pour réaliser certains souhaits !

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, on tire dix-neuf cartes que l'on dispose comme suit :

La Bûche de Yule

 

Lecture et interprétation
Ce tirage se découpe en plusieurs parties, qui sont chacune l'un des composants de la bûche : les cartes 1 à 14 sont la bûche en elle-même, dont l'axe central dépeint le consultant tandis que les cartes 15 à 19 sont la bougie qui décore le morceau de bois, laissant entrevoir la lumière qui s'apprête à revenir et à reprendre le dessus sur l'obscurité. Elle est le souhait que formule le consultant lors du passage de l'obscurité à la lumière et donne quelques indications quant à son potentiel de réalisation. L'ensemble se lit donc comme suit.

 

La Bûche
Le premier axe est forgé par la carte 1, notée S., et la carte 8. La carte 1 est le signifiant. Elle est tirée (et non choisie) et représente le consultant tel qu'il est au moment du tirage, tel qu'il se montre et tel qu'on le voit. Elle le dépeint sur le plan conscient, tant pour lui-même que pour les autres. La carte 8 en revanche, placée en-dessous de la première, dépeint elle aussi le consultant, mais sur le plan inconscient, c'est-à-dire un aspect de lui-même dont il n'a pas conscience et/ou que l'on ne voit pas mais qui est tout de même présent au moment où le tirage est effectué. Ces deux cartes illustrent la situation présente du consultant et constituent une forme de charnière dans le tirage.

Les cartes 2, 3 et 4, de même que les cartes 9, 10 et 11, évoquent le domaine de l'obscurité qui a dominé la saison jusqu'au solstice d'hiver. Ces six cartes présentent le conflit intérieur auquel le consultant a fait face durant cette longue période. Ce conflit est fait de choses que le consultant a tout intérêt à laisser derrière lui : il peut être constitué de ses peurs, de certains traumatismes, mais aussi de regrets. Les cartes 2, 3 et 4 sont le premier bloc. Elles montrent les aspects conscients que revêt cette période obscure, et donc le conflit intérieur dont il est question pour le consultant. Les cartes 9, 10 et 11 en sont les aspects invisibles et inconscients, les causes et les fonctionnements profonds.

Les cartes 5, 6 et 7, de même que les cartes 12, 13 et 14, représentent le retour de la lumière une fois l'obscurité défaite. Cette partie du tirage reflète le retour à la lumière du consultant, c'est-à-dire la manière dont il va solutionner le conflit intérieur qui a été mis au jour précédemment, la façon dont il en sort, comment il reprendra des forces qui lui permettront de se réaliser personnellement. Les cartes 5, 6 et 7 sont les solutions dont il aura conscience et qu'il mettra volontairement en application. Celles-ci l'aideront à réaliser ses objectifs et à profiter ainsi des bienfaits de la lumière revenue. Les cartes 12, 13 et 14 sont les aspects inconscients de ce retour de la lumière. Elles en sont les bienfaits qui seront invisibles aux yeux du consultant ou ceux qu'il provoquera nécessairement grâce à ses actions conscientes, mais involontairement.

 

La bougie
Les cartes 15 et 16 forment le corps de la chandelle et représentent le souhait que formule le consultant et ce qui le motive, ce sur quoi il s'appuie.

Les cartes 17, 18 et 19 sont la flamme de la bougie. Elles évoquent l'espoir, le potentiel de réalisation du souhait du consultant. Elles permettent d'avoir un aperçu non seulement de certaines conséquences qu'aura la réalisation du souhait sur la vie du consultant (dans le cas où l'issue montrée par la carte 19 va en ce sens), mais aussi de ce qui pourrait causer des difficultés et s'opposer au consultant. Dans tous les cas, la carte 19 évoque l'issue du souhait, c'est-à-dire la manière dont il peut se réaliser ou non. Quoi qu'il en soit, le consultant aura tous les éléments nécessaires pour réagir en conséquence !

 

Remarques
Ce tirage en forme de bûche décorée d'une bougie peut se lire de plusieurs façons différentes selon l'ordre que l'on juge le plus approprié en fonction de la situation à laquelle on a affaire. En effet, on peut lire les cartes dans l'ordre dans lequel elles ont été tirées, ce qui conduit à une interprétation linéaire. On procède donc d'abord à l'interprétation du plan conscient, puis on effectue celle du plan inconscient, pour terminer par la bougie. Dans ce cas, il est difficile de mettre en regard les deux plans et de les comparer directement.

L'autre démarche interprétative se concentre d'abord sur les deux cartes qui représentent le consultant, ce qui permet de comparer les deux facettes qu'elles en illustrent. On se tourne ensuite vers les cartes 2, 3 et 4, puis vers les cartes 9, 10 et 11. Là aussi, on compare les plans conscient et inconscient afin de cerner l'ensemble des aspects d'une même problématique. On fait de même avec les cartes 5, 6 et 7 puis 12, 13 et 14, puis on continue avec l'analyse de la bougie, où les cartes sont lues dans l'ordre. En procédant de cette manière, on a une vision complémentaire de chaque partie du tirage, ce qui permet de comparer directement les plans conscient et inconscient à chaque fois. Cette méthode mène à une analyse plus approfondie.

Cela dit, quelle que soit l'option choisie par l'interprète, les résultats obtenus seront très utiles au consultant, qui aura alors en main toutes les informations qui lui permettront d'effectuer lui aussi son retour à la lumière !

 

Supports à privilégier
Ce tirage peut bien sûr être effectué avec n'importe quel support, qu'il s'agisse d'un tarot ou d'un oracle. Si l'on souhaite rester dans le ton des célébrations, on privilégiera des jeux à thématiques néo-païennes, wiccanes, mais aussi féeriques et mythologiques. Par exemple, le « Victorian Fairy Tarot » (Lunaea Weatherstone & Gary A. Lippincott) s'accorde parfaitement avec ce qui est exploré ici, de même que le « Wild Wisdom of the Faery Oracle » (Selina Fenech & Lucy Cavendish) ! Il existe également quelques jeux mettant en valeur la figure du Green Man et l'univers des arbres, comme le « Green Man Tree Oracle » (John Matthews & Will Worthington). Bien sûr, ces quelques exemples ne sont en rien limitatifs... laissez libre cours à votre imagination et à votre inspiration !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 21 décembre 2014. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Deuxieme étoile à droite et tout droit jusqu'au matin

"Deuxième étoile à droite... et tout droit jusqu'au matin!"

Tirage mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Introduction
Dans le roman Peter Pan de J. M. Barrie, l'itinéraire à suivre pour se rendre au Pays Imaginaire (« Neverland ») est indiqué très clairement : « Deuxième étoile à droite, et tout droit jusqu'au matin » (« Second star to the right and straight on 'til morning »). C'est ainsi que l'on accède à cet endroit magique où l'on s'attend à pouvoir vivre ses rêves.

Ayant toujours aimé l'idée selon laquelle on peut atteindre le pays des fées en réunissant certains « ingrédients », j'ai souhaité la retranscrire dans un tirage qui permette de voir de quelle façon il est possible de réaliser ses propres rêves et d'atteindre les objectifs que l'on s'est fixés... et le voici ! Le tirage présenté ici montre quelle est la meilleure façon de s'y prendre pour réaliser un rêve, un projet auquel on tient et que l'on veut voir devenir réalité. Les éléments du conte de J. M. Barrie sont repris et réinterprétés de manière à s'intégrer au processus qui mène de la conception d'un projet à sa mise en application. Ainsi, poussière de fées, pensée heureuse, premiers essais de vol, étoiles et ligne droite sont du voyage, sans oublier bien sûr la destination en elle-même, appelée « le matin ».

Alors si vous aussi, vous croyez aux fées et si vous avez envie de faire ce voyage, c'est l'occasion rêvée ! Munissez-vous d'un peu de poussière de fées et d'un jeu de cartes... et en avant !

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, on tire onze cartes que l'on dispose comme suit :

Deuxieme étoile à droite et tout droit jusqu'au matin

 

Lecture et interprétation
Ce tirage est composé de plusieurs parties qui reprennent les grandes étapes du voyage vers le Pays Imaginaire. On a d'abord les sept premières cartes qui marquent la première étape du parcours, de ce qui pousse le consultant à vouloir l'entamer au point charnière où tout bascule, à savoir la deuxième étoile. Ensuite, la deuxième étape est la ligne droite qui mène « jusqu'au matin », et donc jusqu'à la réalisation potentielle du souhait du consultant. Enfin, la dernière carte est le matin et marque le point d'arrivée qui sera celui du consultant au terme de son périple.

 

« Deuxième étoile à droite... »
La carte 1 est le point de départ du voyage. Elle montre le consultant et son projet avant qu'il ait eu recours à la poudre de fées. C'est l'impulsion qui pousse le consultant à se lancer. Elle est ce qui le motive à vouloir réaliser son souhait.

La carte 2 se place en travers de la première et montre ce qui s'oppose au consultant et qui pourrait se mettre en travers de son chemin dans la réalisation de son projet. Elle est ce qui le retient au sol et l'empêche de décoller.

Les cartes 3, 4 et 5 sont le décollage et les premiers pas à accomplir pour lancer le projet. Ainsi, la carte 3 est la poudre de fées, dont tout un chacun a besoin pour pouvoir voler. Cette carte est l'impulsion propice au décollage, ce qui enclenche le processus que met en place le consultant pour réaliser son projet. Pour décoller, il est également nécessaire de faire appel à une pensée heureuse, qui activera la poudre de fées. C'est justement ce que représente la carte 4 en faisant référence au but que l'on s'est fixé. En effet, celui-ci est immanquablement l'idée d'une réalisation heureuse puisqu'on l'envisage sous son potentiel le plus beau. La carte 5 intervient une fois ces deux éléments indispensables au vol réunis. Il n'y a maintenant plus qu'à faire ses premiers essais de vol, et c'est exactement ce que reflète cette carte ! Les premiers essais sont la mise en route du projet, la manière dont le consultant se lance dans son aventure.

La carte 6 est la première étoile. Si l'on se souvient des instructions, on sait que l'étoile qui sert de repère pour se rendre au Pays Imaginaire n'est pas la première que l'on rencontre sur son chemin, mais la deuxième. Il serait donc dommage de faire fausse route en tournant à droite à la première étoile ! Par conséquent, cette carte représente la voie à ne pas suivre, le chemin à ne pas emprunter. Elle est ce qu'il est conseillé au consultant d'éviter de faire s'il souhaite avoir une chance de réaliser son souhait et atteindre son objectif.

La carte 7 est la deuxième étoile, le point de repère auquel il faut tourner à droite, la chose à ne jamais oublier ou perdre de vue pour qui veut réaliser son souhait. Contrairement à la première étoile, cette deuxième étoile indique la voie à suivre pour mener à bien son projet et reflète un conseil qu'il sera bon d'avoir toujours à l'esprit tout au long du parcours.

 

« ... et tout droit jusqu'au matin ! »
Les cartes 8, 9 et 10 illustrent la ligne droite que l'on doit suivre pour arriver au Pays Imaginaire après avoir tourné à droite à la deuxième étoile. Ces trois cartes sont lues ensemble car elles montrent l'enchaînement des principales étapes qui marquent le chemin qui mènera le consultant à la fin de son parcours.

La carte 11 est le matin, c'est-à-dire la destination. Elle représente le matin, qui marque le terme du voyage et donc l'arrivée au Pays Imaginaire. Cette carte décrit l'aboutissement du projet, la manière dont le souhait se réalisera. Cette issue est laissée ouverte afin que l'on puisse y voir le succès comme son contraire. Tout dépend de la carte qui se trouve dans cette position !

 

Remarques
Ce tirage a été créé par mes soins à l'occasion du Salon Fantastique 2014, où les visiteurs ont pu le découvrir. En raison de sa source d'inspiration et du type d'exploration qu'il propose, il rencontre un franc succès, et je dois avouer qu'il fait d'ailleurs partie des tirages que j'ai eu le plus de plaisir à mettre au point.

Si les onze cartes qui le composent peuvent paraître nombreuses à première vue et effrayer certains qui ne se sentent pas suffisamment aguerris pour se lancer dans la lecture de ce type de tirage, il est important de noter que celui-ci ne présente aucune difficulté particulière. Bien sûr, il faut veiller à rattacher chacune des cartes avec ce qu'elle symbolise au sein du tirage, mais une fois que l'on en a pris l'habitude, les difficultés du départ s'estompent rapidement. De plus, la structure du tirage permet de procéder par étapes, ce qui facilite grandement les choses !

 

Supports à privilégier
Ce tirage peut être effectué avec n'importe quel support classique, mais en raison du thème qu'il exploite, il est particulièrement approprié de faire appel à des jeux qui mettent en avant le vaste univers des contes de fées ainsi que les traditions féeriques au sens plus large. Parmi ceux-ci, je recommande notamment le magnifique « Fairy Tale Tarot » (Lisa Hunt), le très subtil « Whimsical Tarot » (Dorothy Morrison et Mary Hanson-Roberts) ou tout jeu signé Paulina Cassidy, sans oublier bien sûr des oracles tels que le « Wild Wisdom of the Faery Oracle » (Selina Fenech et Lucy Cavendish), « Oracle of the Shapeshifters » (Lucy Cavendish et Jasmine Becket-Griffith), « Oracle of Shadows and Light » (Lucy Cavendish et Jasmine Becket-Griffith)... et bien d'autres encore !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 15 décembre 2014. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Le Puits aux Fées

Le Puits aux Fées

Tirage spécial Samhain/Halloween mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Introduction
Ce tirage s'inspire de la légende écossaise de Tam Lin, dont l'épisode principal de passe lors de la nuit de Samhain/Halloween. L'histoire se passe à Carterhaugh en Écosse où Janet, la fille du seigneur des lieux tombe amoureuse de Tam Lin, un jeune homme mystérieux qu'elle rencontre dans le bois, près du Puits aux Fées. Au fil de leurs entrevues, il lui révèle que malgré les apparences, il n'appartient pas au peuple des Fées mais qu'il est en réalité un humain qui a été enlevé par la Reine des Fées, qui en a fait son esclave. Elle l'a notamment chargé de protéger le bois qui appartient à son peuple.

Le jeune homme apprend également à Janet que si elle l'aime, elle pourra le délivrer durant la nuit d'Halloween car c'est à ce moment-là que le Voile entre le monde des Fées et celui des humains est le plus fin, leur permettant de communiquer. Pour ce faire, il lui faudra revenir au Puits aux Fées et attendre la procession des Fées, dont son bien-aimé fera partie. Là, elle devra faire tomber Tam Lin de son cheval et ne pas le lâcher malgré toutes les transformations monstrueuses qu'il subira, dues aux enchantements de la Reine des Fées.

Le jour dit, Janet se rend au Puits aux Fées et fait exactement ce que le jeune homme lui a expliqué et parvient à résister à la peur suscitée par les multiples métamorphoses de Tam Lin, toutes plus terrifiantes les unes que les autres. Devant tant de ténacité, la Reine des Fées ne peut que se rendre à l'évidence : elle s'avoue vaincue, libère Tam Lin et le laisse partir avec Janet. Pour un récit plus détaillé de la légende, voir cet article.

Dans le tirage présenté ici, le consultant prend le rôle de Janet : comme elle, il a un idéal à atteindre, un souhait qui lui est très cher (dans le cas de la jeune fille, il se nomme Tam Lin). Or, pour voir un souhait se réaliser, il faut parfois passer par des moments difficiles, affronter certaines de ses plus grandes peurs, les dépasser... et se dépasser soi-même en allant au-delà de ce que l'on pensait être nos propres limites ! Grâce à ce tirage, ces transformations et ces peurs sont mises au premier plan pour aider le consultant à les anticiper et à s'y préparer. Ainsi, il est conscient des difficultés qui peuvent se dresser sur son chemin s'il entreprend de tout faire pour réaliser ce qu'il désire et peut se préparer à les affronter, et surtout à les dominer.

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, on tire huit cartes que l'on dispose comme suit :

Le Puits aux Fées

 

Lecture et interprétation
La première carte représente Janet dissimulée derrière le puits, à l'abri des regards. Elle attend la procession féerique. Par analogie, cette carte incarne le consultant et la manière dont il aborde sa situation. Elle peut montrer sa détermination à réaliser son projet, l'ampleur des moyens qu'il compte mettre en œuvre pour atteindre son objectif.

La deuxième carte est le puits derrière lequel se cache Janet en attendant les Fées. Dans ce tirage, le puits représente le vœu qu'a formulé le consultant, l'objectif qu'il souhaite atteindre. Il peut aussi être un reflet des motivations profondes qui l'animent, quelles qu'elles soient.

Les cartes 3, 4, 5, 6 et 7 sont la procession des Fées. La carte 3 montre au consultant les illusions auxquelles il devra faire face pour pouvoir atteindre son but. Les cartes 4, 5 et 6 sont les transformations monstrueuses de Tam Lin, c'est-à-dire ici les obstacles auxquels le consultant sera confronté, mais aussi ce qui pourrait l'effrayer au point de le dissuader de réaliser son souhait et d'atteindre son but. La carte 7 représente la Reine des Fées, qui n'est autre que l'ennemi que le consultant devra vaincre pour se dépasser et résister aux difficultés. Cet ennemi est intérieur : c'est une chose, un sentiment, une impression, une peur que le consultant porte en lui et qui, s'il la laisse prendre le dessus, l'empêchera de réaliser son souhait et réduira ses efforts à néant.

La carte 8 représente ce que Janet gagne à la fin de son combat contre les multiples transformations monstrueuses subies par Tam Lin, c'est-à-dire... Tam Lin lui-même ! De la même manière que la carte 8 est donc Tam Lin, elle est pour le consultant l'objectif qu'il atteindra, le résultat de ses démarches. Si dans la légende Janet gagne en montrant à la Reine des Fées qu'elle est prête à tout endurer et à faire preuve d'un courage sans borne, ce tirage prend en compte le fait que le résultat de toute entreprise dépend bien entendu des efforts fournis par le consultant et de ce qu'il mettra en œuvre pour que ses efforts soient couronnés de succès. Par ailleurs, il arrive parfois que malheureusement, quelles que soient les chances que l'on met de son côté, il nous soit impossible de faire tourner une situation en notre faveur. Cette éventualité est également couverte par cette carte.

 

Remarques
Ce tirage a été créé par mes soins à l'occasion du Salon Fantastique 2014, qui tombait en même temps que Samhain. Il m'a donc semblé évident d'associer mon sabbat préféré avec l'atmosphère féerique dans laquelle je m'apprêtais à me plonger ! C'est tout naturellement que parmi les légendes qui mettent en scène des fées en cette période, celle de Tam Lin s'est imposée à mon esprit. À partir de là, les différentes parties qui structurent ce tirage se sont mises en place d'elles-mêmes !

Au niveau de l'interprétation, ce tirage ne présente pas de difficulté particulière, si ce n'est sans doute dans la lecture des cartes qui composent la procession, puisque celles-ci doivent absolument être lues de manière à faire ressortir les épreuves qu'elles peuvent exprimer. Or, ceci peut s'avérer délicat selon les cartes sorties ! Voilà un très bon exercice pour approfondir sa connaissance des cartes et apprendre à considérer d'autres aspects que ceux auxquels on est habitué !

 

Supports à privilégier
Ce tirage peut être effectué dans problème avec n'importe quel support, mais sélectionner des jeux en relation avec l'univers d'Halloween, de Samhain et/ou des Fées lui apportera une touche toute particulière. Je recommande notamment le « Halloween Tarot » (Kipling West et Karin Lee), « Oracle of the Shapeshifters » (Lucy Cavendish et Jasmine Becket-Griffith), « The Stolen Child Tarot » (Monica Knighton), le « Wild Wisdom of the Faery Oracle » (Selina Fenech)... et bien d'autres encore ! « Madame Endora's Fortune Cards » sont également parfaites en raison de leur connexion à différents univers mythologiques et de la présence de fées qui sont très proches de celles décrites par les légendes anciennes.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 11 décembre 2014. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

La Lanterne de Samhain

La Lanterne de Samhain

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Tirage spécial Samhain/Halloween mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Inspiration
Pour Samhain/Halloween, il est coutume de fabriquer une lanterne à partir d'une citrouille (ou toute autre grosse courge) que l'on évide et sur laquelle on sculpte un visage effrayant. On doit cette tradition à la légende irlandaise de « Stingy Jack » qui raconte comment après s'être joué du Diable plusieurs fois, Jack l'Avare se vit refuser l'accès au Paradis et à l'Enfer. En effet, Dieu ne voulut pas accepter au Paradis un personnage aussi peu recommandable tandis que le Diable restait fort contrarié de s'être fait avoir par ce personnage rusé. Le Diable condamna donc Jack à errer dans la nuit et à parcourir la Terre indéfiniment avec pour seul guide un morceau de charbon incandescent. Jack eut l'idée de placer le morceau de charbon brûlant dans un gros navet évidé.

Depuis, il est coutume de graver des visages effrayants sur des citrouilles et des grosses courges évidées dans lesquelles on place une bougie en période de Samhain/Halloween afin de faire fuir les mauvais esprits tels que Jack l'Avare et d'autres que l'on pourrait rencontrer. Cet article revient plus en détails sur cette légende.

Le tirage présenté ici s'inspire de cette tradition en présentant le consultant face aux « mauvais esprits » qu'il pourrait rencontrer en cette période de l'année, qu'il s'agisse de ses propres peurs, mais aussi des souvenirs douloureux ou refoulés ainsi que des « monstres » enfouis qui pourraient refaire surface. Comme dans la légende, la lanterne protège ici le consultant de tout ce qui pourrait l'importuner à Samhain/Halloween. Une fois les « monstres » tenus à l'écart et vaincus, on a un aperçu du chemin que pourra prendre le consultant pour continuer sa route.

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, on tire six cartes que l'on dispose comme suit :

La Lanterne de Samhain

 

Lecture et interprétation
La lame 1 représente le consultant tel qu'il est au moment du tirage, c'est-à-dire ici la nuit de Samhain. Elle montre la manière dont il aborde ce moment si particulier de l'année.

La lame 2 est la lanterne. Cet objet se trouve entre le consultant et les monstres qui rôdent, risquant de l'assaillir au cours de cette nuit si spéciale. Comme le fait la citrouille dans laquelle on a gravé un visage effrayant, cette lanterne protège le consultant de ce qui se trouve face à lui, à savoir ses peurs, ses vieux démons, ses souvenirs douloureux qui pourraient remonter à la surface et tout ce qui pourrait l'« attaquer » en cette période.

Les lames 3, 4 et 5 symbolisent ce dont la lanterne protège le consultant. Elles sont donc les monstres qui rôdent dans l'obscurité, les peurs du consultant, ce qui risque de surgir sans qu'il s'y attende. Ces cartes peuvent être lues séparément (les unes après les autres) lorsqu'elles décrivent des éléments différents ou ensemble si elles font référence à une même situation dont on voit une partie de l'évolution. Ceci reste, bien sûr, à déterminer selon les cartes sorties dans le tirage.

La lame 6 est une sorte de conclusion, d'ouverture. Elle donne un aperçu du chemin que peut prendre le consultant pour continuer sa route grâce à la protection de la lanterne.

 

Remarques
Ce tirage a été mis au point par mes soins spécialement pour la troisième édition du Salon Fantastique, où il a pu être découvert, testé et apprécié par les visiteurs.

Il est bien sûr conseillé d'y avoir recours en la période très spéciale de Samhain, mais son utilité peut s'étendre au-delà. On peut par exemple s'en servir pour visualiser ses propres peurs, ainsi que la manière dont on peut s'en prémunir et les dépasser.

 

Supports à privilégier
Voilà un tirage qui peut être effectué aussi bien avec un tarot ou un oracle, selon les préférences. Le thème invite évidemment à privilégier les jeux qui s'inscrivent dans l'atmosphère de cette saison si particulière. On pensera notamment au charmant « Halloween Tarot » (Karin Lee et Kipling West), ou encore aux magnifiques oracles du duo Beckett-Griffith – Cavendish, qu'il s'agisse du « Shadows & Light » ou du « Shapeshifters », mais surtout des « Vampires » ! Le « Tarot of the Dead » de Monica Knighton est également parfaitement indiqué, de même que le « Gothic Tarot » de Joseph Vargo ou le « Halloween Oracle » sorti cette année chez Blue Angel.

Tout autre support convient tout à fait, du moment que l'on en apprécie l'esthétique et la vision du Monde qu'il véhicule. Vue la nature de la période, il est également intéressant de mettre en avant des jeux qui s'articulent autour des thèmes des mondes féeriques et des mythologies, en particulier celtiques.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 10 novembre 2014. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Devenir pro en cartomancie: ce qu'il faut savoir avant de se lancer

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Beaucoup envisagent la cartomancie comme un moyen « facile » de gagner de l'argent. Il n'est en effet pas rare de rencontrer des personnes qui pensent que parce qu'elles pratiquent de temps en temps ou parce qu'elles prennent des cours depuis quelques mois (semaines, jours) à peine, elles connaissent tout de leur jeu et de cette discipline, ou du moins suffisamment pour proposer des services tarifés. Or, il en faut davantage pour se lancer dans l'aventure ! La cartomancie n'est certes pas une discipline sanctionnée par un diplôme d'État, mais ce n'est pas pour autant qu'il faut penser que n'importe qui peut faire n'importe quoi !

Ce métier (oui, c'en est un !) comporte souvent des aspects insoupçonnés de ceux qui n'en voient que la façade, et cet article en abordera quelques-uns dans le but d'aider ceux et celles qui souhaitent devenir professionnels à le faire en toute connaissance de cause afin de leur éviter autant que possible de finalement renoncer quelques mois plus tard. Les préjugés et idées reçues évoqués ci-dessous sont ceux que j'ai le plus souvent rencontrés et qui, à mes yeux, sont les plus révélateurs d'une profonde méconnaissance de cette discipline en tant qu'activité professionnelle.

 

En premier lieu, il est important d'insister sur le fait qu'en remplissant un formulaire de début d'activité (en souscrivant au régime de l'auto-entrepreneur ou au régime libéral), la cartomancie devient officiellement la profession du déclarant. Le fait que ce soit à titre principal ou secondaire ne change rien au soin que l'on doit apporter à exercer son métier et à l'importance de s'acquitter des obligations qui en découlent. Devenir professionnel, c'est avoir des responsabilités qui n'étaient pas à l'ordre du jour au temps d'une pratique en amateur. Par exemple, être en règle avec la loi est plus qu'indispensable. En tant qu'auto-entrepreneur, les déclarations mensuelles ou trimestrielles de recettes et la déclaration aux impôts sont les deux démarches régulières incontournables... et bien que certains rechignent à le faire, il faut s'en acquitter scrupuleusement ! Ceci est valable pour n'importe quelle activité, mais si l'on souhaite gérer son entreprise honnêtement, c'est la base-même. En auto-entrepreneur, les contraintes sont minimes, mais il faut tout de même les respecter.

Comme on peut déjà l'entrevoir à travers ces quelques lignes, être son propre patron ne signifie pas que l'on peut faire ce que l'on veut quand on le veut, bien au contraire ! Malgré les idées reçues, travailler seul et pour soi-même n'exempte pas d'un profond sens de l'autodiscipline. Il peut être tentant de croire que l'on peut se permettre de remettre au lendemain ce que l'on peut faire le jour-même ou de décider en un claquement de doigts quand on veut travailler ou non. Pourtant, s'installer dans cette logique condamne à coup sûr toute activité indépendante : ce n'est pas parce que certains jours sont sans rendez-vous qu'il ne faut pas employer ce temps au développement de son entreprise ! En cartomancie comme dans bien d'autres domaines, la chose la plus difficile est de se faire connaître et de se construire une bonne réputation. C'est pourquoi il faut mettre toutes les chances de son côté d'emblée. Une image sérieuse se bâtit peu à peu, et il est illusoire de penser que les contacts et les rendez-vous vont affluer uniquement parce que l'on est déclaré et que l'on existe en tant qu'entreprise ! La mécanique est beaucoup plus subtile et seuls le temps, la patience et la ténacité aideront à développer sainement son activité.

Il peut être difficile pour certaines personnes de réaliser qu'en remplissant (et en envoyant) la déclaration de début d'activité, on devient une entreprise, c'est-à-dire une structure de petite taille, certes, mais officielle. Professionnaliser son activité signifie donc que l'on souhaite faire les choses sérieusement... et il faut prendre conscience de ce que cela implique ! Beaucoup pensent que gagner de l'argent en tirant les cartes, « c'est hyper cool ». Ceux-là ne considèrent que le « devant de la scène », sans avoir aucune idée de ce qui se passe en coulisses, un peu comme le spectateur qui apprécie une pièce de théâtre : il ne voit que l'aboutissement d'un long travail, d'efforts tant au niveau logistique que de l'apprentissage. Le cartomancien professionnel ne travaille pas uniquement lorsqu'il lit les cartes pour des consultants ou lorsqu'il partage son savoir avec ses élèves : il est aussi ses propres secrétaire et gestionnaire, et doit également effectuer sa propre communication s'il veut se faire connaître et trouver des personnes intéressées par ses services. Il est ainsi un véritable chef d'entreprise... qui occupe tous les postes de sa (petite) structure ! Il doit donc se montrer polyvalent, ce qui a ses avantages comme ses inconvénients, car l'autonomie totale ne convient pas forcément à tout le monde : certaines personnes ont plus de mal que d'autres à établir des cadres et à les tenir et il est important avant de se lancer dans l'aventure de réfléchir sur ses propres qualités et lacunes. Est-on prêt à investir du temps — beaucoup de temps — dans son entreprise, à travailler constamment à son développement et à l'amélioration des services que l'on propose ? Cette question demande réflexion et honnêteté envers soi-même, mais les points qu'elle soulève ne sont pas insurmontables... à condition bien sûr d'être suffisamment motivé et patient !

Je n'ai pour l'instant abordé que des points concernant la gestion et l'administration de l'activité, mais il est temps à présent de se pencher sur les aspects humains de cette profession, car ils sont souvent sous-estimés eux aussi lorsqu'on ne voit que le devant de la scène. Comme je l'écrivais plus haut, être cartomancien professionnel ne signifie pas, loin s'en faut, que l'on passe son temps uniquement à tirer les cartes aux personnes qui nous contactent. La cartomancie est un métier basé sur les relations humaines dans tout ce qu'elles peuvent comporter de bon... comme de moins bon ! Pour le cartomancien, il est indispensable de savoir réagir convenablement en toute circonstance. Tirer les cartes à des inconnus est très différent de tirer les cartes à ses amis après un repas, lors d'un goûter ou d'un après-midi confidences, et ce quelles que soient ses compétences. S'il est évidemment indispensable de bien connaître son(/ses) support(/s) avant de devenir professionnel, savoir gérer les rapports humains l'est tout autant. La bonne maîtrise des outils garantit la qualité de l'interprétation lors de la lecture tandis qu'une bonne approche sur le plan humain garantit au consultant une oreille compatissante et un moment qui lui sera profitable à bien des égards. Ces deux aspects sont complémentaires et indissociables, car l'une constitue le fond de la consultation (l'interprétation des cartes) tandis que l'autre en est la forme. Or, le consultant gardera en tête bien plus que les significations de ses tirages : il se souviendra certes du contenu brut, mais aussi de la manière dont on lui fait part des analyses. Ainsi, il faut savoir se montrer diplomate en toute circonstance et habile dans l'annonce d'événements difficiles et douloureux. Pour cela, un esprit ouvert reste le meilleur allié : s'attendre à tout, y compris à ce qui nous semble improbable voire impossible, sans jamais juger, là est la clef. Voilà qui peut ne pas être toujours facile selon les personnes, mais cela reste une marque de respect indispensable envers tout consultant qui se présente !

Il arrive également que les relations humaines soient plutôt houleuses, car on ne rencontre pas toujours des consultants qui viennent pour les « bonnes » raisons. Ceux-ci ont souvent une vision déformée de ce que l'on fait et attendent des choses que l'on ne peut leur donner. Là aussi, il faut apprendre à gérer la situation au mieux, et cela peut se révéler extrêmement ardu. Les conflits et l'agressivité de la part des consultants, même s'ils sont plutôt rares la plupart du temps, ne sont pas exclus ! Ils font partie intégrante du métier et doivent eux aussi être gérés avec professionnalisme.

Il va de soi également que si l'on souhaite démarrer les relations humaines sur des bases qui soient aussi bonnes que possible, il convient évidemment de mettre toutes les chances de son côté. Pour ce faire, la règle d'or reste le respect de la personne avec qui l'on a rendez-vous : être à l'heure, prévenir suffisamment à l'avance si l'on ne peut pas honorer le rendez-vous, et tout ce qui peut montrer à la personne que celle-ci n'est pas un simple numéro sur une liste de rendez-vous ! Ce type d'attitude est toujours apprécié et reste un signe de sérieux et de professionnalisme, ce qui ne peut que jouer en la faveur du cartomancien !

Enfin, le dernier point que j'aborderai est l'un des clichés les plus répandus concernant cette profession. La cartomancie : argent facile ou pas ? Beaucoup pensent en effet que la cartomancie est un moyen pour s'enrichir rapidement... et ils se trompent ! Comme je l'évoquais plus haut, ce n'est pas parce que l'on se déclare que l'on va avoir un carnet de rendez-vous bien rempli dès le lendemain ! Il est d'abord nécessaire que l'information se diffuse, que la réputation du cartomancien se construise et qu'il montre qu'il est là de façon durable (et non éphémère !). Ceci prend du temps et il faut se montrer patient, sans jamais baisser les bras malgré les périodes creuses. Ceci implique de travailler encore et toujours sur son entreprise, de se montrer innovant et d'ajuster son mode de fonctionnement afin de trouver des repères qui conviennent au développement de l'activité. Si l'investissement financier de départ est quasi-inexistant, l'investissement en temps et en énergie, lui, est considérable. Quant au chiffre de recette, il faut dès le départ prendre conscience du fait qu'en début d'activité, il ne sera ni régulier, ni important. C'est pourquoi il est recommandé à toute personne désireuse de se lancer dans l'aventure de garder une activité professionnelle principale et d'exercer la cartomancie à titre secondaire. Peu à peu, bien sûr, les deux activités peuvent s'inverser à mesure que la cartomancie prend de l'ampleur pour finalement devenir la seule activité professionnelle. Tout ceci se construit petit à petit avec le temps, et il est important d'observer l'évolution de son activité mois après mois, année après année, afin d'en voir le rythme de croissance. Se fixer dès le départ un chiffre à atteindre risque de mettre à plat les espoirs de réussite, car on a souvent tendance à se fixer des objectifs irréalisables, par manque de connaissance du domaine. Aussi, mieux vaut se concentrer sur l'évolution à proprement parler, car c'est elle qui révèle la viabilité de l'entreprise. Et convenons-en, voir ses recettes croître d'année en année est plutôt encourageant !

Quant à savoir si l'on peut vivre de la cartomancie, la réponse est oui. À condition de faire preuve d'une patience et d'une ténacité sans faille, de se montrer astucieux dans ce que l'on propose, et surtout, d'être constant dans la qualité de son travail, en particulier sur le plan humain. Sans oublier bien évidemment de s'acquitter de ses devoirs de chef d'entreprise : faire ses déclarations (cotisations sociales et impôts) en temps et en heure et toute autre tâche qui incombe à cette fonction. Ce n'est que peu à peu qu'un cartomancien trouve son public : chaque style séduira certaines personnes et en rebutera d'autres, et il faut se faire à l'idée de ne pas pouvoir plaire à tout le monde.

 

À la lumière de ces quelques éléments, on comprend que la cartomancie est bien une activité professionnelle à part entière et qu'elle demande un certain nombre d'efforts. Être son propre patron peut convenir à certains mais pas à d'autres, et des qualités d'organisation et d'autodiscipline sont indispensables au bon développement de l'activité... et au bien-être à la fois de la personne qui l'exerce et de celles qui la consultent ! Avant de créer son entreprise, il faut donc bien penser à ce que cela implique tant sur le plan légal qu'au niveau de la gestion et de la pratique de l'activité en elle-même, sans quoi on risque d'être déçu. En ce qui me concerne, je suis satisfaite du chemin parcouru depuis la création de mon entreprise et c'est avec bonheur que j'exerce un métier qui me permet de mettre à la disposition des gens un savoir-faire que j'ai acquis au cours de longues années de pratique en amatrice. Je suis heureuse d'avoir pu faire de ma passion mon métier, car beaucoup n'ont pas cette chance. J'aime mon métier et ne reviendrais en arrière pour rien au monde.

Et vous, prêts pour l'aventure ?

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 17 octobre 2014. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)