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Le Marteau de Thor

Le Marteau de Thor

Tirage spécial Litha mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Introduction
Dans la mythologie germano-scandinave, Thor est la puissance de la foudre et incarne la force à l'état brut. Impétueux et dénué de patience, il use plus volontiers de ses muscles que de ses capacités à raisonner. Parmi ses attributs se trouve son marteau Mjöllnir, dont le nom signifie « Éclair Blanc » ou « arme foudroyante de couleur blanche ». Ce redoutable outil forgé par les Nains a notamment le pouvoir de déclencher la foudre et le tonnerre en plus de venir à bout de ce sur quoi s'abat sa masse. Il est considéré comme l'arme la plus puissante dans le monde germano-scandinave et symbolise l'énergie divine par excellence. Grâce à lui, Thor est invincible dans les épreuves de force et triomphe de tous les défis auxquels il est soumis.

Il est très intéressant de noter qu'en raison de ses liens avec la foudre qu'il incarne, Thor fait partie des figures sacrées associées au solstice d'été dans les traditions néo-païennes. C'est pourquoi le tirage présenté ici lui rend hommage en proposant une analyse visant à aider le consultant à prendre le dessus sur les instincts et les réflexes qui pourraient nuire à la bonne réalisation d'un projet qui lui est cher. La disposition des cartes rappelle Mjöllnir et l'ensemble établit un parallèle entre l'attitude générale de Thor – qui agit plus promptement qu'il ne réfléchit – et l'empressement qui pourrait pousser le consultant à foncer tête baissée là où il lui serait profitable de prendre le temps de décider des meilleures stratégies à adopter. Ces traits de caractère sont complétés et contrebalancés par l'énergie solaire créatrice qui gouverne à Litha et qui apporte abondance et croissance, aidant ainsi les projets à se réaliser. Voilà qui permet au consultant de prendre conscience des instincts qui pourraient le diriger et compromettre alors ses chances de réussite d'une part, mais aussi de trouver les solutions adéquates pour les temporiser et minimiser ses risques d'échec.

 

Objectif
Canaliser ses énergies afin de favoriser la réussite d'un projet qui nous tient à cœur. Dompter les élans qui pourraient se révéler destructeurs. Grâce à ce tirage, on apprend comment éviter de se laisser emporter par de « mauvais » instincts, par la colère ou l'empressement qui compromettraient les chances de succès. Ainsi, on parviendra à laisser derrière soi ce qui peut être néfaste à la réalisation du projet.

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, l'étaler devant soi en éventail puis tirer six cartes que l'on dispose comme suit :

Le Marteau de Thor

 

Lecture et interprétation
Ce tirage est composé de deux parties : la masse du marteau d'une part, et son manche d'autre part.

Première partie : la masse (cartes 1 à 3)
La masse est ce qui donne au marteau son mouvement, ce qui lui permet de gagner en vitesse – et donc en force – lorsqu'il est manipulé. Elle est ce qui s'abat lourdement sur la cible et qui la réduit en miettes si le coup est bien asséné. Par extension, les cartes 1, 2 et 3 sont liées à l'empressement qui peut s'emparer du consultant lorsque celui-ci ne parvient pas à dominer ses instincts et à faire preuve de patience dans la mise en place de son projet. Ces cartes montrent donc les aspects intérieurs qui gouvernent le consultant et qu'il ne contrôle pas, ceux qui pourraient nuire à son projet s'il leur laisse libre cours. Il devra en tenir compte et y être vigilant s'il souhaite pouvoir réaliser ses objectifs. Il lui faudra apprendre à les canaliser et à les maîtriser, sans quoi il risque de compromettre sérieusement ses chances de réussite.

Les cartes peuvent décrire chacune un aspect différent ; on les lit alors indépendamment les unes des autres. Elles peuvent également évoquer un seul et même aspect dans son évolution, auquel cas on les lit ensemble comme si elles racontaient une histoire.

Deuxième partie : le manche (cartes 4 à 6)
Le manche du marteau est ce que l'on tient en main, et donc ce que l'on contrôle, ce que l'on dirige. Les cartes 4, 5 et 6 qui le constituent indiquent de quelle manière on pourra parvenir à prendre le contrôle sur les pulsions et les instincts dont il a été question précédemment. Chacune de ces trois cartes prodigue un conseil à considérer ou met l'accent sur une attitude ou un trait de caractère que l'on pourra chercher à développer ou au contraire sur la stratégie à adopter pour éviter les nuisances qu'ils risqueraient de provoquer.

Comme les cartes représentant la masse du marteau, celles formant le manche peuvent être lues indépendamment les unes des autres, auquel cas elles aident à trouver des solutions à chacun des aspects mis en relief par les trois premières cartes. Ainsi, la carte 4 est à lier à la carte 1, la carte 5 à la 2 et la carte 6 à la 3. En revanche, si les cartes de la masse sont lues ensemble, il est possible de faire de même avec celles du manche et de considérer qu'elles décrivent la démarche qu'il est recommandé au consultant de mettre en œuvre pour dominer ses instincts destructeurs. Ces trois cartes peuvent également être lues les unes après les autres de façon séparée si l'interprète constate qu'elles sont indépendantes. Elles émettent alors trois précieux conseils qui aideront le consultant à prendre le dessus sur ses pulsions.

 

Remarques
Voilà un tirage très facile à réaliser. Non seulement il ne comporte que six cartes – deux groupes de trois cartes chacun –, mais il est en outre très concret dans ce qu'il met en relief. Il aide dans un premier temps à dresser un bilan des instincts et pulsions auxquels le consultant pourrait être en proie et qui risqueraient de compromettre les chances de réussite du projet qui lui tient à cœur, puis il l'éclaire dans un second temps sur les solutions qui s'offrent à lui pour les dominer et les transformer en énergies constructives. Ainsi, le consultant peut effectuer un travail sur lui-même pour se préserver de ses propres réflexes et mettre toutes les chances de son côté pour mener à bien son projet.

 

Supports à privilégier
Ce tirage peut être effectué avec un tarot ou un oracle. En raison des univers auxquels il se réfère, on peut bien sûr privilégier les supports qui mettent en avant les cultures néo-païennes et la mythologie germano-scandinave. Ainsi, on pourra se tourner vers des jeux tels que The Green Witch TarotThe Well Worn Path, The Hidden Path, ou encore le magnifique Tarot of Northern Shadows. Les jeux favorisant l'exploration de soi sont également parfaitement indiqués. On pensera par exemple à Madame Endora's Fortune Cards, Oracle of Shadows & Light ou Oracle of the Shapeshifters.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 19 juin 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

La Roue Solaire

La Roue Solaire

Tirage spécial Litha mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Introduction
Litha correspond au solstice d'été, qui est le jour le plus long de l'année. On y célèbre donc le soleil au sommet de sa force, notamment en faisant honneur à l'énergie vitale qu'il insuffle en la Nature et par conséquent en les projets que l'on souhaite concrétiser. La période favorise la réussite de ce que l'on entreprend et aide à l'expression de la créativité. Litha est donc le moment idéal pour passer à l'action et mettre en œuvre les stratégies qui mèneront à la réalisation des objectifs que l'on s'est fixés.

De la même manière qu'il est au centre de l'attention lors des festivités liées à ce sabbat, le soleil est l'élément principal du tirage présenté ici. Les cartes sont en effet disposées de manière à former le symbole qui le désigne habituellement, à savoir un cerlce avec un point en son centre. Afin de renforcer la présence – et donc de marquer l'influence – du soleil, la carte du Petit Lenormand sur laquelle il figure est placée au centre de la roue, et toutes les autres cartes sont lues par rapport à elle. Ainsi, ce tirage permet d'examiner les chances de réusste d'un projet quel qu'il soit, que l'on touche aux domaines professionnel, personnel, spirituel, ou qu'il s'agisse de canaliser ou de développer sa créativité, notamment sur le plan artistique.

 

Objectif
Établir les stratégies qui aideront à la réussite d'un projet qui nous tient à cœur, à atteindre l'objectif que l'on s'est fixé. Évaluer les chances de succès de ce que l'on souhaite mettre en place, quel que soit le domaine concerné.

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, l'étaler devant soi en éventail, puis tirer des cartes jusqu'à ce que le Soleil sorte du jeu. Le placer alors devant soi, puis prendre les quatre cartes tirées juste avant (elles occuperont les positions 1 à 4) et les quatre suivantes, que l'on placera quant à elles en positions 5 à 8 selon de schéma suivant :

La Roue Solaire

 

Lecture et interprétation
Le Soleil, placé au centre de la roue, est la carte référente qui servira de repère pour l'interprétation des huit cartes qui constituent la roue en elle-même.

Ce tirage est composé de quatre parties : la carte 1 est le sommet de la roue, les cartes 2 à 4 sont la phase descendante, la carte 5 s'oppose à la carte 1 en constituant le point inférieur de la roue, tandis que les cartes 6 à 8 sont la phase ascendante.

Première partie : le sommet de la roue (carte 1)
Carte 1. L'objectif à atteindre, celui que l'on s'est fixé. Le reste du tirage montre comment mettre toutes les chances de son côté pour y parvenir.

Deuxième partie : la phase descendante (cartes 2 à 4) – l'introspection, les moteurs intérieurs
Carte 2.
L'introspection que l'on doit faire pour être en phase avec le projet en question et le mener à bien. L'exploration de soi à laquelle il est nécessaire de se livrer pour emprunter le chemin de la réussite.

Carte 3. Ce dont on doit se défaire, ce dont il est important de se séparer, ce que l'on doit laisser derrière soi pour avancer sur des bases saines.

Carte 4. Les qualités et compétences qui sont en nous et dont on doit prendre conscience.

Troisième partie : le point inférieur de la roue (carte 5)
Carte 5. Ce que l'on veut éviter, ce dont on a peur, sans pour autant que ce soit défavorable à la réalisation du projet.

Quatrième  partie : la phase ascendante (cartes 6 à 8) – le passage à l'action et la réalisation
Carte 6. Ce que l'on doit montrer, exprimer et laisser paraître autour de soi. La manière dont il est conseillé de communiquer.

Carte 7. Ce que l'on doit s'approprier, garder, continuer de faire, développer.

Carte 8. Les qualités et compétences à mettre en avant, le type d'action à entreprendre.

 

Remarques
Conçu pour être effectué avec le Petit Lenormand, ce tirage en suit les règles de lecture. Par conséquent, toutes les cartes présentes sur la roue doivent être lues par rapport à la référente qui est ici le Soleil. Ainsi, celles qui expriment des obstacles et des difficultés montrent ce que l'on parviendra à surmonter ou à dompter tandis que celles qui évoquent de belles surprises, la joie et le bonheur voient leurs effets renforcés. De plus, il est impératif d'interpréter les cartes en fonction de la position qu'elles occupent. La rencontre de ces éléments permettra une analyse précise des différents aspects mis en relief par le tirage, ce qui fournira un aperçu de ce que l'on peut mettre en œuvre pour favoriser la réussite du projet qui nous tient à cœur.

Symboliquement, le soleil est souvent représenté par un cercle contenant un point en son centre. C'est la forme que j'ai souhaité donner à ce tirage, d'où l'idée de placer le Soleil au centre et d'en faire une carte référente. Pour pousser plus loin la symbolique, j'ai également défini un point culminant qui correspond à Litha (carte 1) et un point inférieur qui fait écho à Yule (carte 5), d'autant que ces deux emplacements se font face sur la roue. Ainsi, les cartes 2, 3 et 4 constituent la partie descendante de la roue qui s'étend de Litha à Yule, tandis que les cartes 6, 7 et 8 forment la partie ascendante comprise entre Yule et Litha. La première, ancrée dans la notion de décroissance, s'attache à examiner les mécanismes intérieurs et inconscients, ceux de la réflexion, alors que la seconde est une phase de croissance et d'extériorisation, d'action et de concrétisation. Il est très important de garder cela à l'esprit lors de l'interprétation de ce tirage car c'est l'une des clefs d'une lecture réussie !

 

Supports à privilégier
Ce tirage ayant été créé spécialement pour le Petit Lenormand, on veillera à privilégier ce type de support. Que l'on se tourne vers la version classique de chez Carta Mundi ou vers l'une des nombreuses variantes, l'essentiel est d'apprécier l'atmosphère qui se dégage du jeu et l'univers dans lequel les auteurs l'ont transposé. Je recommande tout particulièrement The Enchanted Lenormand Oracle, le Magisches Lenormand, le Celtic Lenormand, et le tout nouveau et très joli Dreaming Way Lenormand, qui explorent des mondes féeriques et mythologiques. Si l'on préfère rester dans quelque chose de plus classique, le Blue Bird Lenormand est notamment à découvrir !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 10 juin 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Do not copy

Réagir face au plagiat sur Internet

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

Do not copy

 

Lorsque j'ai effectué le déménagement du blog article après article, commentaire après commentaire, j'ai rencontré quelques difficultés techniques sur un article auquel je n'arrivais pas à accéder suite à un souci sur la plateforme qui l'hébergeait. Je suis alors passée par un autre navigateur et par un moteur de recherche pour y avoir accès et encore une fois, je me suis dit que la nature était bien faite puisque ce souci technique m'a permis de tomber sur un plagiat qui avait échappé à ma vigilance : une blogueuse dont je conserverai ici l'anonymat avait tout simplement copié-collé dans l'un de ses articles l'un des miens (un tirage spécial Yule créé il y a quelques années). Comme d'habitude, mon sang n'a fait qu'un tour, car ce type de pratiques me révolte au plus haut point, d'autant que plusieurs avertissements figurent dans mon Chaudron quant à la tentation de s'approprier mes contenus (voir onglet « Bienvenue ! »).

Je suis souvent confrontée à ce phénomène déplaisant : blogs, sites et forums « ésotériques », boutiques en ligne dont certaines ont pignon sur rue, et j'en passe, copient mes articles sans autorisation. Nombreux sont ceux qui trouvent mon travail suffisamment intéressant pour le reprendre à leur compte, mais qui ne prennent pas la peine d'en citer l'auteur ou la source. Habituellement, je n'expose pas le plagiaire mais le contacte pour régler le problème le plus rapidement possible. La seule exception que j'ai faite fut il y a quelque temps lorsque je me suis rendu compte qu'un plagiaire en série avait repris – et modifié – certains de mes textes. Pourquoi ? Parce que bien qu'il ait pillé toute une communauté en allant se servir çà et là pour composer ses articles et construire son blog, cet individu passe auprès de certains internautes pour une « référence ». Or, lorsque plusieurs personnes sont victimes des mêmes abus, il est important de faire connaître le véritable visage de celui qui aux yeux de certains tient un « site de qualité ».

Jusqu'à présent, j'ai toujours réussi à obtenir le retrait des contenus plagiés, et mis à part l'indélicat mentionné plus haut, j'ai à chaque fois conservé l'anonymat des internautes pris sur le fait. En effet, les nommer publiquement reviendrait à leur faire de la publicité et à inciter les lecteurs à aller les visiter, et donc à leur accorder encore plus de visibilité qu'ils n'en ont déjà. Inutile de les récompenser en leur apportant davantage de trafic ! J'ai la chance d'avoir vu chacune de mes nombreuses démarches aboutir, bien que cela ait parfois requis beaucoup de patience et de persévérance.

Malheureusement, le plagiat est une pratique courante sur Internet, et la sphère ésotérique n'est pas épargnée, loin de là ! C'est pourquoi il faut être particulièrement vigilant quant à la protection de ses contenus : le partage est une chose, mais le vol en est une autre, et il est bon de le rappeler à ceux qui confondent ces deux notions ! Voici quelques pistes qui vous y aideront si vous tenez un espace en ligne et si vous êtes confronté à ce phénomène (ou si vous êtes tenté d'enrichir votre espace grâce à la magie du copier-coller).

 

Qu'est-ce que le plagiat ?
Le plagiat est le fait de faire passer une œuvre (texte, image, enregistrement, etc.) pour sienne alors que ce n'est pas le cas. Ainsi, tout contenu qui apparaît sur un site ou un blog et dont l'administrateur ne serait pas l'auteur doit être traité avec la plus grande attention. Dès lors que l'on utilise un contenu qui n'est pas original (i.e. dont on n'est pas le créateur), il est impératif d'en identifier la source de manière visible et précise. De la même manière, on s'interdira de reprendre un article dans son intégralité, que l'on en cite la source ou non : le visiteur doit être renvoyé à la publication originale, car c'est la seule forme de reconnaissance que peut obtenir l'auteur. À moins bien sûr que ce dernier n'ait donné son accord écrit, que l'on aura pris soin de lui demander au préalable.

En d'autres termes, il est strictement interdit de copier-coller un article (dans son intégralité ou non), une image ou autre, sans l'accord de l'auteur. En France comme dans d'autres pays, le droit d'auteur est un droit tacite : il s'applique dès qu'une œuvre est produite, et l'auteur en est automatiquement reconnu comme le propriétaire légal (voir le code de la propriété intellectuelle). Aussi, il lui est techniquement inutile d'appliquer systématiquement les mentions concernant la propriété intellectuelle puisqu'il est nécessairement protégé par le droit. De la même manière, la notion de copyright n'existe pas en France. Pourtant, ces mentions ainsi que le sigle © sont d'usage courant sur les sites et blogs français (y compris dans mon Chaudron), non parce qu'ils ont une réelle portée juridique, mais plutôt pour signifier aux visiteurs que les contenus appartiennent à leur auteur et qu'il est interdit de les copier, car il semblerait que sur Internet, certains aient la mémoire courte. Ces éléments sont donc présents dans l'unique but de rappeler la règle. Ainsi, celui qui l'enfreint ne pourra pas arguer qu'il ignorait que la copie était prohibée.

Il convient cependant d'apporter une précision quant à l'utilisation du travail d'autrui. En effet, il faut faire la différence entre plagiat et citation. Le plagiat est l'appropriation de la production d'autrui et implique que toute référence à l'auteur a été gommée. Le plagiaire trompe donc le lecteur quant à la paternité de ce qu'il publie. La citation, quant à elle, est la reprise d'un court passage d'un texte que l'on place entre guillemets afin d'indiquer que les mots et les idées sont empruntés à quelqu'un d'autre. La citation s'accompagne toujours de la source (nom de l'auteur, lien vers la publication d'origine et nom du site), qui est indiquée de manière visible afin que le lecteur puisse accéder à l'article dans son contexte. J'insiste sur le fait que la citation doit rester courte, car comme dit plus haut il est hors de question de reprendre l'intégralité d'un texte. Par ailleurs, la citation a un rôle bien précis : elle ne se substitue jamais au discours mais vient l'appuyer, l'étoffer, le renforcer. Elle s'inscrit dans le cadre d'une réflexion ou d'une argumentation et est commentée au cours du raisonnement que l'on tient, d'où l'intérêt de la faire figurer dans le texte en la différenciant de celui-ci. Dans le doute, demander à l'auteur la permission d'utiliser un passage de son texte est toujours une bonne idée !

 

Quelles conséquences sur la visibilité d'un site ou d'un blog ?
Malgré ce qui vient d'être évoqué, il arrive que certains blogueurs ou webmestres se disent qu'après tout, être copié n'est « pas très grave ». Ils y restent indifférents, pensant que cela ne peut leur nuire. Et pourtant...

Non seulement le plagiat est une pratique illégale, mais elle est aussi désagréable – et c'est peu de le dire ! – à plusieurs niveaux. Tout d'abord, on se sent dépossédé de son travail, car voir quelqu'un d'autre s'approprier ce que l'on a passé des heures à écrire et recevoir compliments et visites grâce à un article dont il n'est pas l'auteur suscite un sentiment de révolte face à ce qui est vécu comme une injustice.

Au-delà du préjudice émotionnel et de la colère qui l'accompagne, le plagiat a aussi de lourdes conséquences sur la visibilité du site de l'auteur original... mais aussi sur celle du site du plagiaire ! En copiant-collant un contenu trouvé sur Internet, le plagiaire crée ce que l'on appelle un « doublon », c'est-à-dire un contenu identique à un autre. Or, les moteurs de recherche (Google en tête) pénalisent les doublons car ils détectent un contenu dupliqué mais n'identifient pas nécessairement lequel est antérieur à l'autre. Par conséquent, ils déclassent les pages concernées, qui se retrouvent reléguées en fin de résultats dans les recherches et deviennent pour ainsi dire quasi-invisibles. Du coup, le site voit son nombre de visiteurs et de pages vues diminuer de manière fulgurante, ce qui est plutôt décourageant pour quelqu'un qui s'efforce de publier du contenu de qualité et passe beaucoup de temps à y travailler !

L'autre répercussion du plagiat sur la visibilité d'un site ou d'un blog est due au fait qu'en publiant un contenu qui ne lui appartient pas, le plagiaire induit le lecteur en erreur. En effet, ce dernier attribue ce qu'il lit non à son véritable auteur mais au faussaire, surtout s'il tombe sur le site de celui-ci en premier. Voilà qui contribue à tisser une bonne réputation au plagiaire tandis que le contenu original reste totalement inconnu. Il ne bénéficie donc pas de la réelle visibilité qui devrait lui revenir et l'auteur – le vrai ! – n'est pas reconnu malgré le travail qu'il a fourni. Les éloges vont au plagiaire et c'est lui qui bénéficie du bouche à oreille : les internautes partagent sa/ses page/s et parlent de lui, le faisant ainsi connaître autour d'eux. Quant à l'auteur... il demeure inconnu, et son site ne reçoit pas les visites qui lui reviennent puisque celles-ci sont détournées, pas plus qu'il n'a le plaisir d'échanger avec ses lecteurs !

 

Comment protéger ses contenus ?
Voilà la grande question, celle qui revient le plus souvent au sein des discussions abordant le plagiat. Qu'on se le dise d'emblée : dès lors que l'on décide de publier quelque chose sur Internet, il n'existe aucun moyen infaillible pour empêcher quelqu'un de copier ce contenu, quel qu'il soit.

Bien sûr, installer un anti clic droit sur son site est une pratique très répandue, mais cela n'arrête pas quelqu'un qui sait récupérer un contenu sans l'aide de la souris. En réalité, l'anti clic droit est davantage dissuasif qu'il ne constitue une réelle protection : normalement, un internaute qui effectue un clic droit et voit s'afficher une fenêtre disant quelque chose comme « merci de ne pas copier le travail du webmestre » comprend le message et s'abstient. Le plagiaire, quant à lui, copiera tout de même en utilisant un autre procédé et poursuivra son dessein. Tout dépend donc de l'attitude du visiteur : s'il respecte le travail d'autrui, il ne copiera pas ; si en revanche il ne cherche qu'à alimenter son site ou son blog rapidement, il ne tiendra pas compte de l'avertissement. S'il est pris la main dans le sac, il ne pourra toutefois pas prétexter qu'il n'était pas au courant puisqu'il aura nécessairement vu la mise en garde lors de sa visite.

La même chose vaut pour les avertissements que l'on peut afficher sur son site. Bien qu'ils soient utiles en signifiant clairement que l'utilisation d'un contenu n'est pas permise sans l'autorisation de l'auteur, ils n'empêcheront pas celui ou celle qui aura décidé de voler un article ou une image de le faire car là encore, on en appelle au bon sens et à l'honnêteté du visiteur. L'idée est, ici encore, de faire en sorte que le visiteur ne puisse pas prétexter ne pas avoir été informé de l'interdiction liée à la copie. Il est bien sûr recommandé de placer ces avertissements de façon visible sur l'ensemble du site ou du blog.

On le comprend, le seul moyen réellement fiable pour éviter le plagiat sur Internet est encore de ne rien y publier. Cependant, il serait dommage à cause de malotrus de se priver de partager son travail ! C'est pourquoi il vaut mieux ne pas écarter l'idée d'être plagié un jour et s'y préparer en anticipant des moyens de défense efficaces en cas de plagiat constaté. Pour cela, il faut être en mesure de prouver l'antériorité, c'est-à-dire qu'il faut être capable d'établir de façon irréfutable que l'on est bien l'auteur du contenu en question puisque l'on possède des preuves de son existence avant sa publication par le plagiaire. Pour ce faire, plusieurs solutions sont à disposition.

L'envoi en recommandé. La première option consiste à imprimer le contenu à publier ou à le graver sur CD-Rom puis à se l'envoyer par la poste en recommandé, ce qui permettra de dater le courrier et d'identitifer clairement l'auteur du document. On prendra soin également de dater le document imprimé (date de création). Dans le cas où l'on choisit de le graver sur CD-Rom, le fichier sera automatiquement daté. Pour que cette forme de protection soit efficace, il faudra bien sûr veiller à ne pas ouvrir l'enveloppe une fois le courrier reçu, sans quoi ce procédé n'aurait plus aucune valeur. On conservera donc le courrier scellé et il ne sera ouvert en présence d'un représentant de la loi qu'en cas de litige. Le principal inconvénient de cette méthode est qu'il est nécessaire de payer à chaque envoi, ce qui peut revenir cher si on l'utilise fréquemment. Par aileurs, il faut aussi penser qu'une fois le sceau brisé, l'enveloppe n'est plus valable. Or, il est très fréquent sur Internet de voir un même contenu plagié plusieurs fois ! Mieux vaut donc opter pour une solution plus durable.

Le dépôt électronique. C'est sans doute l'un des modes de dépot les plus durables et les plus économiques. Par exemple, le site Copyright-France offre la possibilité d'effectuer plusieurs formes de dépôts selon le type de document que l'on veut protéger. Ainsi, il est possible de faire un dépôt ponctuel ou le dépôt du contenu d'un site web en continu. Il suffit pour cela d'ouvrir un compte et de payer la formule correspondant à ce que l'on souhaite. Dans le cas d'un dépôt ponctuel, on paie pour un nombre de dépôts prédéfini selon les forfaits proposés. Dans le cas d'un site Internet, un forfait spécial est à disposition : une fois la formule payée, il suffit de sauvegarder les contenus à déposer dans un fichier compressé puis de se connecter à son compte et d'y envoyer le fichier grâce à l'interface en ligne. Une fois le dépôt pris en compte, on reçoit par courriel un certificat qui fait office de preuve. On le sauvegarde précieusement, et le tour est joué ! Lorsqu'on envoie le fichier, celui-ci est déposé chez un huissier et horodaté. Ainsi, en cas de plagiat constaté, on peut faire valoir auprès du plagiaire le dépôt chez l'huissier et, en cas de procès, obtenir un constat d'huissier prouvant l'antériorité de la publication originale. De plus, Copyright-France fournit pour chaque dépôt un badge à intégrer sur son site/blog afin d'indiquer que le contenu bénéficie d'une protection légale renforcée. Là encore, tout ceci n'empêchera pas le plagiat si le voleur est réellement motivé et sans scrupules, mais cela aura l'avantage de le prévenir des risques qu'il encourt. C'est la solution que j'ai choisie il y a quelques années déjà et j'en suis tout à fait satisfaite, tant pour la simplicité d'utilisation du service que pour son efficacité. De plus, ce procédé est celui qui me semble être au plus proche des besoins d'une activité en ligne (on ne paie qu'une seule fois, à la création du compte de dépôt).

D'autres, comme l'enveloppe Soleau, sont beaucoup plus contraignants et peuvent se révéler coûteux s'il est question de dépôts réguliers et fréquents. Cette solution est proposée par l'INPI et convient parfaitement aux dépôts ponctuels. Cependant, elle ne me semble pas adaptée dans le cadre de dépôts fréquents, même si elle établit une preuve d'antériorité. Il en va de même pour le dépôt chez un notaire ou un huissier : cela peut être une bonne solution s'il s'agit d'un acte ponctuel, mais compte tenu du coût de cette procédure, il faudrait prévoir un budget conséquent dans le cas de dépôts réguliers... et je doute qu'un webmestre ou un blogueur soit prêt à dépenser de telles fortunes pour se prémunir contre le vol de ses contenus !

Comme on l'a vu ici, l'« anti-plagiat ultime » n'existe pas : il est impossible d'empêcher quelqu'un de voler un texte ou une image, quelle que soit l'astuce employée. Aussi, on pensera davantage à une manière sûre d'établilr l'antériorité du contenu au cas où un plagiat constaté ou en cas de litige plutôt qu'à un anti-copie infaillible. Pour cela, il faut bien sûr prendre le temps de bien se renseigner et d'examiner les avantages et les inconvénients de chaque option en fonction de ses besoins. On se tournera alors vers le procédé qui paraît être le mieux adapté.

 

Comment détecter un plagiat ?
Lorsqu'on tient un site ou un blog, il est nécessaire d'effectuer régulièrement une recherche de plagiat. Il existe pour cela plusieurs méthodes, mais il faut bien avouer que le hasard joue un rôle non néglieable dans ce type de recherche. En effet, j'ai repéré certains plagiats lors de visites sur les sites incriminés, tout simplement ! Ici, le scénario est toujours le même : je lis un article ou une page, et je me dis « Tiens, c'est intéressant, ça ! ». Puis, poursuivant ma lecture : « C'est drôle, j'aurais pu écrire la même chose ! ». Un peu plus loin : « Ce texte me dit quand même quelque chose... et cela ressemble vraiment à mon style... ». C'est à ce moment-là que je vais vérifier sur mon blog ou mon site et compare ce que je viens de lire à ce que j'ai écrit... et que mes soupçons sont confirmés !

Il peut aussi arriver que des internautes ou des amis signalent à l'auteur des contenus ressemblant étrangement aux siens. C'est assez rare, car à moins de bien connaître le travail de l'auteur, les plagiats passent inaperçus aux yeux des tiers.

Il faut donc prendre sur son temps pour partir à la recherche d'éventuelles copies de ses contenus. Les moteurs de recherche sont pour cela des aides fort précieuses, car leur utilisation est d'une simplicité déconcertante. Il suffit de se rendre sur son moteur préféré et d'y copier-coller un passage (une phrase ou deux) de l'un de ses articles et de le mettre entre guillemets pour que la recherche porte sur l'exression exacte. On lance ensuite la recherche et l'on en examine les résultats. En l'absence de plagiat, les seuls résultats que l'on obtiendra pointeront vers la publication originale. En cas de plagiat, les résultats seront plus nombreux et ponteront vers d'autres sites ou blogs. On pourra alors les visiter et constater l'ampleur du délit.

La même opération peut être répétée avec différents passages d'un même article et sur plusieurs moteurs de recherche, ce qui en renforcera l'efficacité. Cette méthode, pour peu que l'on soit prêt à y consacrer un peu de temps, donne de très bons résultats. Une fois que l'on en a l'habitude, elle permet en quelques minutes de détecter de multiples plagiats. Elle est gratuite et son utilisation est illimitée, ce qui permet d'y avoir recours aussi souvent que nécessaire.

Il est également possible de se servir d'un détecteur de plagiat. On en trouve de très bons en ligne... et gratuits ! Le meilleur que j'aie pu trouver jusqu'à présent est Copyscape. Le fonctionnement est d'une simplicité déconcertante : il suffit de copier-coller dans la barre de recherche l'adresse d'une page de son blog ou de son site, puis de lancer la recherche. Si le contenu de la page a été plagié (i.e. dupliqué), Copyscape le trouve et l'affiche dans la liste de résultats, en prenant soin de surligner les passages identiques à la page d'origine. Ainsi, on visualise en un clin d'œil les ressemblances troublantes qui peuvent exister entre nos contenus et ce que d'autres ont publié ! On peut ensuite cliquer sur le lien et se rendre directement sur les sites des plagiaires pour procéder à la suite des opérations.

Il existe bien entendu d'autres sites et logiciels permettant de repérer un contenu dupliqué, et chacun utilisera celui qui lui conviendra le mieux. Cependant, force est de constater que Copyscape sort du lot, car il a décelé des plagiats que d'autres ne détectaient pas. Le seul inconvénient avec ce site est sans doute son utilisation limitée à un petit nombre de recherches par mois en version gratuite... Cela dit, une fois que l'on commence (malheureusement) à avoir un peu d'expérience en matière de plagiat, on se rend compte que les plagiaires volent certains contenus plus que d'autres. Aussi, c'est vers ceux-là que l'on orientera les recherches en priorité.

 

Vous avez été plagié ? Des solutions existent !
Bien que l'on se sente impuissant lorsqu'on constate que quelqu'un s'est approprié nos contenus, des solutions existent. Le plagiat constitue un vol et il est important de rendre à César ce qui lui appartient en faisant retirer purement et simplement le contenu incriminé. Voici comment s'y prendre :

Le premier réflexe : faire une copie d'écran
C'est l'étape incontournable si l'on veut prouver la copie frauduleuse de contenus qui nous appartiennent. Dès que l'on constate un plagiat, il est indispensable d'avoir une preuve de ce que l'on avance, car cela peut toujours servir pour démontrer sa bonne foi au cas où l'on ne parviendrait pas à faire entendre raison au plagiaire ou en cas de récidive. Il convient donc d'effectuer des copies d'écran des contenus volés et de les enregistrer dans un dossier dédié au plagiat. On pourra classer les fichiers par site et par ordre chronologique afin que les recherches ultérieures soient plus aisées si l'on veut prouver que ce n'est pas la première fois que tel ou tel site reprend des contenus non autorisés. Il sera ainsi plus facile de passer aux étapes suivantes.

Contacter le plagiaire
C'est toujours la première démarche à entreprendre. Bien sûr, il n'est possible de le faire que si le blog ou le site (ou forum) affiche un lien vers un formulaire de contact, ce qui n'est pas toujours le cas. Il faut s'efforcer de bien examiner le site car il arrive que cette option ne soit pas facile à trouver ! Cette méthode peut porter ses fruits, et elle suffit parfois à régler le problème.

Le courriel de contact doit être à a fois courtois et ferme. Il faut expliquer au plagiaire que le contenu qu'il publie (en l'identifiant précisément à l'aide de liens) nous appartient et qu'il n'est pas autorisé à en faire usage de la sorte, et préciser au besoin qu'il se rend coupable d'un délit en agissant ainsi. Lui expliquer brièvement le caractère légal de la chose et lui laisser entrevoir les recours auxquels on peut faire appel sera un argument supplémentaire qui l'aidera à prendre conscience de ce qu'il risque s'il ne retire pas de son site ce qui nous appartient. On demandera alors expressément le retrait pur et simple des contenus dans un court délai. En général, cela suffit à voir en quelques jours – parfois quelques heures – le site en question allégé du contenu signalé. La plupart du temps, il faut contrôler soi-même en retournant régulièrement sur le site, car peu nombreux sont les plagiaires qui répondent à ce genre de courriel. Encore plus rares sont ceux qui présentent des excuses pour leur comportement déplacé, c'est dire la mentalité de la plupart des auteurs de ces pratiques ! Un prochain article reviendra sur les différentes réactions des plagiaires auxquels j'ai eu affaire, car il sera intéressant de comprendre leurs différents raisonnements afin de mieux les parer. Non pour les excuser, loin de là, mais plutôt pour se rendre compte de la « naïveté » des uns et de la fourberie des autres.

Si le plagiaire retire le(s) contenu(s), tout va bien et on en reste là. On prendra soin cependant de conserver les captures d'écran dans un dossier et de vérifier régulièrement qu'aucun autre de nos contenus n'apparaît sur le site du plagiaire. Il peut arriver que l'on doive durcir le ton dans les échanges si le plagiaire refuse d'obtempérer. Là encore, il faut rester ferme et lui expliquer les prochaines étapes de notre action, sans omettre les poursuites judiciaires. S'il refuse toujours de s'exécuter, on continue en passant aux étapes suivantes, en commençant par contacter l'hébergeur de son site.

Signaler un abus ou déposer une requête DMCA
S'il n'existe aucun moyen de contacter le plagiaire en passant directement par son site ou blog, il faut emprunter un autre chemin pour faire retirer le contenu dupliqué. C'est alors que l'on contacte l'hébergeur du blog ou site concerné. Bien souvent, on trouve dans le pied de page du site un lien « signaler un abus ». S'il est présent, c'est par celui-ci qu'il faut passer. Il dirige la plupart du temps vers un formulaire de contact adressé aux administrateurs et modérateurs de la plateforme qui héberge le site, c'est-à-dire à des interlocuteurs ayant le pouvoir de statuer sur la légitimité d'un contenu dont ils sont responsables en tant qu'hébergeurs. C'est pourquoi les plateformes d'hébergement de blogs et de site annoncent dans leurs conditions générales d'utilisation (C.G.U.) que les contenus publiés doivent être originaux, libres de droits ou apparaître avec l'autorisation de l'auteur s'il n'est pas l'administrateur du site. Les plateformes sont très vigilantes par rapport à cela car elles ont leur part de responsabilité en cas de procédure judiciaire, de la même manière que les administrateurs d'un forum sont responsables de tout ce qui est publié sur leur forum (bien que certains l'oublient) !

Si l'on ne trouve pas de lien pour signaler un abus, il faut alors s'arranger pour trouver quelle plateforme héberge le site. Celle-ci est souvent identifiée en pied de page ; dans le cas contraire, on regarde dans les mentions légales et s'il n'y en a pas (ce qui est fâcheux !), une recherche sur Google aura vite fait de révéler la précieuse information.

Une fois en possession de celle-ci, il suffit de se rendre sur le site de la plateforme qui héberge le site et d'en contacter les administrateurs. En règle générale, la réaction ne se fait pas attendre et le contenu signalé est retiré très rapidement. Sur les plateformes dont le siège est aux États-Unis, il est demandé de remplir un formulaire de requête DMCA, qui tient son nom de la loi américaine de 1998 visant à encadrer l'utilisation de contenus sur Internet (Digital Millennium Copyright Act). Les champs de ce type de formulaire sont très précis et il convient de détailler au maximum l'objet de sa demande si l'on veut qu'elle soit prise en compte. C'est pourquoi il est très important de faire des captures d'écran à la fois de son propre site et de celui du plagiaire et de les mettre en regard pour que les administrateurs puissent comparer les deux versions. Il est indispensable que ces captures soient claires et explicites, facilitant l'identification des éléments plagiés (voir à ce propos les captures que j'avais faites ici), d'autant qu'il peut arriver que l'hébergeur ne lise pas le français.

La précision est donc la clef ici pour avoir gain de cause : plus on est précis sur la demande, plus on a de chance d'être entendu et de voir sa requête traitée rapidement, parfois même en quelques heures. Voilà qui m'amène à la question que chacun se pose certainement : quelles sont les conséquences de l'aboutissement de cette démarche pour le plagiaire ? Si l'on procède à un signalement d'abus, le résultat le plus immédiat est la suppression sans préavis de la page concernée. Ainsi, lors des visites ultérieures des robots de référencement, elle sera désindexée des moteurs de recherche. Dans le cas d'une requête DMCA, la page est là aussi supprimée aussitôt l'infraction constatée, mais elle est également immédiatement supprimée des moteurs de recherche, et le plagiaire – ou du moins son site – subit une pénalité qui vient plomber son référencement.

Pour trouver facilement où faire ce type de réclamations, voici les liens vers quelques-unes des grandes plateformes d'hébergement de contenu :

Google : suppression de contenu sur les produits Google
Wordpress : DMCA notice
Prestashop (pour certains commerçants indélicats) : signaler un abus
Youtube : signaler un abus ; contacter par email

Faire établir un constat d'huissier
L'argument des poursuites judiciaires pèse lourd dans la balance et en général, il suffit de montrer sa détermination à utiliser ce recours pour que le plagiaire obtempère et retire les contenus volés. Pourtant, il est parfois nécessaire de ne pas en rester aux mots et de passer à l'action. Pour cela, se rapprocher d'un avocat ou d'un huissier est indispensable. L'huissier établira un constat qui certifiera l'antériorité – et donc la propriété – des contenus en question. L'établissement d'un tel document est loin d'être gratuit, certes, mais c'est en général la première étape lorsqu'on passe à la vitesse supérieure. Comme je l'ai évoqué plus haut, CopyrightFrance inclut cette démarche dans ses services.

Cela dit, avant d'entamer ce type d'action, il est vivement recommandé de prendre conseil auprès d'un avocat, qui sera habilité à vous guider efficacement quant à la stratégie à adopter. Je rappelle que je ne suis pas juriste et que ce que j'expose ici relève de mon expérience et du bon sens. Par conséquent, je ne peux me substituer à l'expertise de professionnels du droit !

Et pour les récidivistes ?
Pas de pitié ! Un plagiaire averti une ou plusieurs fois sait pertinemment à quoi il s'expose en continuant à agir de la sorte. Aussi, dès lors que l'on constate qu'un site ou un blog reprend de façon coutumière nos contenus originaux malgré les avertissements qu'on lui adresse, il ne faut pas hésiter à faire des copies d'écran et à entamer des poursuites judiciaires. Lorsque tous les autres recours sont vains, c'est malheureusement la seule solution.

 

Le mot de la fin
Vous voilà désormais parés pour faire face au plagiat efficacement. Malheureusement, il s'agit d'un fléau très répandu et très difficile à erradiquer, qui comme on l'a vu peut avoir de lourdes conséquences sur la vie d'un blog, d'un site ou même sur une activité professionnelle. C'est pourquoi il faut rester vigilant et ne pas hésiter à agir lorsqu'on découvre son travail sur un autre site que le sien. Peu importe que ledit site soit un blog personnel, un site professionnel ou commercial, l'infraction ne doit pas être ignorée. Certes, cela demande de la patience et de la détermination, mais il est indispensable de lutter contre ces pratiques, sans quoi ceux qui y ont recours continueront en toute impunité. Par exemple, au cours de la rédaction de cet article, je suis tombée sur de « nouveaux » plagiats de mes articles (du moins des plagiats dont je n'avais pas connaissance jusqu'alors) sur le site d'une boutique en ligne, et j'ai réagi immédiatement. Si l'on n'a pas daigné me répondre, les contenus visés ont quant à eux été retirés rapidement. Parfois, il faut insister davantage, mais tous les cas il est important de veiller à rester ferme, et surtout de ne pas avoir peur d'aller plus loin si les contacts se révèlent infructueux.

 

À lire en complément
Outre les articles et documents proposés dans les liens présents dans le corps du texte, je vous invite à lire également :

Theresa Reed, alias The Tarot Lady, évoque le plagiat dans plusieurs articles sur son blog : « Can I Use Your Stuff On My Site? », « What to do with business drama », « When to play hardball », « Handling Plagiarism Without Losing Your Cool... or Your Spirit ».

Sur son blog Beautiful Law, Danaé, juriste, a publié un article très intéressant – et assez complet – intitulé « Nos blogs, la loi et nous ».

Dans mon Chaudron, vous trouverez enfin un article appelé « Lettre au plagiaire ».

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 03 juin 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

La Ronce et la Rose

The Briar and the Rose

This spread is my intellectual property. Reproduction without written permission strictly prohibited.

Lire cet article en français.

 

Introduction
Though it was designed to be used in May, this spread may be done whenever the querent needs this kind of insight, no matter what time of the year it is. Its connection to the month of May comes from the folk ballad "Barbara Allen", which inspired it. This song tells the sad story of two lovers, the one too proud to forgive the other's hurtful behavior.

The earliest known versions of this ballad date back to XVIIth century Scotland, where Barbara and Sweet William are common folklore figures. Throughout the years and due to people leaving Europe, the song was brought to the United States and was soon integrated to the musical folklore, too. It was collected by Francis James Child during the XIXth century when he decided to compile American traditional and folk songs with English and Scottish origins, attributing a number to each one in order to make classification easier. That is why "Barbara Allen" is also referred to as "Child Ballad #84" or "Child 84".

As it survived through the centuries and spread in different areas, the ballad went through a large number of transformations and adaptations. The song was transmitted orally, which led to many variations as the legend evolved as nuances were added to the main frame according to which features or feelings singers wanted to put into light. However, the basic structure is always the same: the story takes place in May when flowers and trees are in bloom, in a small town which is sometimes identified and sometimes nameless. The love he feels for Barbara Allen makes Sweet William very sick, which forces him to stay in bed. As he wants to talk to her, he sends his servant to get Barbara Allen to come and see him. She reluctantly accepts to come to his bedside but as she gets there her attitude and words are cruel, for she explains she cannot forgive the way Sweet William behaved with other women, which made her feel humiliated. She thus refuses to listen to what he has to say and only tells him coldly that he must be dying before leaving him to his sorrow. Sweet William understands he lost her for good and dies asking his friend to take care of she who broke his heart. While walking back home, Barbara Allen hears about Sweet William's death and realizes how hard-hearted she has been. She falls on the ground in sorrow and understands she has lost her true love. She dies the day after and is buried besides Sweet William in the old churchyard. On William's grave grows a rose and on Barbara's a briar. As they grow from William's and Barbara's hearts, the rose and the briar intertwine to form a true lover's knot, the rose wrapping around the briar. Sweet William and Barbara Allen are thus reunited beyond death.

The renditions of this ballad are countless, for various artists made their own versions by reappropriating the legend and the tune in their own style. Among the best adaptations are those by Pete Seeger, Joan Baez, Bob Dylan ("Barbara Allen" is one of his all time favorites and inspired several of his own songs), The Everly Brothers, Dolly Parton (with Altan, with the first and last verses in Irish Gaelic), Crystal Gayle, Johnny Cash (text adapted by Johnny Cash), Emmylou HarrisSimon & Garfunkel, Judy Collins, Marie Laforêt, or Blackmore's Night.

Ever since I listened to it for the first time, this song has been one of my favorites for I was enchanted by its magic and by the poetical way it deals with love and the different aspects of this complex feeling. The briar and the rose are very strong symbols and since they are at the heart of the story, I decided to use them to design this spread. That is why its shape pictures them as they grow from Barbara's and William's hearts, intertwining into the true lover's knot that brings them together again at the end of the ballad. The spread follows the usual structure of the story in chronological order, and each of its steps are represented by a card in one plant or in the other. As the story unfolds, one climbs up against the wall with the briar and the rose to finally reach the possibility of potential reconciliation, or in any case to find solace depending on the querent's situation.

 

Purpose
This spread aims at examining to what extent and whether it is possible to heal a damaged relationship and find solutions to get what keeps the two lovers apart out of their way.

 

The spread
After shuffling and cutting the deck, draw fourteen cards and lay them as follows:

La Ronce et la Rose

 

Interpretation
This spread has four parts, each of them referring to key elements in the ballad. The first part is made of cards 1, 2 and 3 and represents the cemetery ground where the briar and the rose grow from; cards 4, 6, 8, 10 and 12 are the second part and depict the briar; cards 5, 7, 9, 11 and 13 are the third part and depict the rose. The last card (14) crowns the whole picture and represents the true lover's knot formed by the intertwining briar and rose.

First part: The cemetery ground, the roots, the situation as it is – cards 1 to 3
Card 1. The roots of the current situation, the situation as it is right now, what the two lovers' feelings are like when the cards are drawn.

Card 2. The roots of the briar: what broke the relationship, the grievances that initiated the quarrel.

Card 3. The roots of the rose: the feelings of love that still exist despite the current misunderstandings and animosity.

Second part: The briar – the situation as Barbara sees it (cards 4, 6, 8, 10 and 12)
Card 4: The sorrow that causes Barbara's heart to turn to stone. The painful feelings generated by the actions and facts alluded to by card 2. The sorrow caused by the discord, and the resentment that keeps the two lovers apart.

Card 6: As she is hurt, Barbara refuses to listen to Sweet William. The reason why communication is not good between the two lovers.The lack of communication, why one refuses to communicate.

Card 8: Barbara hears about Sweet William's death and realizes that she loves him. This card shows the emotional shock that leads to understanding that a painful change is needed in order to focus on the situation with a different point of view. Only then will it be possible to determine whether the feelings of love are still there. One realizes what they have lost.

Card 10: As a consequence to William's death, Barbara's sorrow is stronger than her resentment and she blames herself for being so cruel to him; she thus follows him in the grave. This card represents what one will regret (not) doing or (not) saying and points towards the first signs of reconciliation.

Card 12: Barbara is buried next to Sweet William. This card shows what leads the two lovers to get together again.

Third part: The rose – the situation from William's point of view (cards 5, 7, 9, 11 and 13)
Card 5: Sweet William suffers from the situation and gets very sick. The consequences of the pain caused by the quarrel. This card shows what keeps the two lovers apart despite the feelings they share.

Card 7: Sweet William tries in vain to explain how he feels to Barbara. The communication attempts that were unsuccessful or that kept the two lovers apart instead of bringing them back together. The reasons why these communication attempts failed.

Card 9: Sweet William's death. Resignation. Accepting the situation as it is and the possibility of a definitive break-up, of non reconciliation. This card can also show one's good wishes for the other person. How one considers stepping aside and disappearing from the other's love life if there is no other solution.

Card 11: Sweet William is buried in the old churchyard. What one is willing to sacrifice to mend the broken relationship, what one is willing to let go or to forgive in order to facilitate reconciliation and go towards a peaceful future.

Card 13: The rose that grows from Sweet William's heart. The feelings that will survive and/or that will be reborn, helping the relationship to be peaceful again, giving it one more chance.

Fourth part: The true lover's knot – the reunion of the two lovers and the overcoming of all difficulties (card 14)
Card 14: The knot formed by the briar and the rose as they grow up the wall. How the quarrel will be resolved; how the two lovers will find each other again (or not). How the efforts will pay, thus leading to the resolution of the conflict. The final outcome of the situation.

 

Remarks
This spread is quite complex, which is not due to the number of cards involved, but rather to its structure and to the fact that it allows a thorough analysis of a given situation. Indeed, it explores the querent's relationship and the current conflict in the details. As a consequence, in order to produce a good interpretation, one has to take into account the complexity that is inherent to any relationship and to this kind of feelings.

The two parts entitled "the briar" and "the rose" respectively depict Barbara and William's behaviors and feelings in the ballad, but one has to remember that things are rarely that clear or that distinct in everyday life. Though one of the two lovers might be blameless while the other might take full responsibility, things are far from being that simple: feelings are very often confused (and confusing), which leads to apparently contradictory words or actions that do not reflect what one really feels. That is why it is very important for the querent to be willing to be completely honest with themselves while doing this spread, for they will have to face their darkest – and most shameful – aspects.They will thus be face to face with their feelings, but also with their ability to hurt the one they love, which is rarely considered in such a detailed manner in tarot readings.

In addition, it is important to note that although the structure of the spread follows the events alluded to in the ballad in chronological order, there is no guarantee that the outcome of the querent's relationship will be the same! In other words, the end of the legend has the two lovers reunited beyond death, which marks their eternal and unbreakable union. Though it is obvious that the outcome shown in the spread uses Barbara and William's death on a symbolical level, it is necessary for the interpret to keep in mind that the outcome shown by the cards might not be as favorable to the couple: depending on the final card, it might indicate that it is impossible for the relationship to continue. The only outcome might thus be separation, for it is sometimes the only way for the two lovers to find serenity and peace of heart again.

This spread thus provides detailed analysis, taking into account all the aspects – however intricate they are – that govern any relationship, especially in difficult times when distance settles between the two lovers. Thanks to this spread, one can identify what caused the situation and get a glimpse of what they can do to mend the relationship... if these solutions exist. In any case, it helps to find solace, no matter what the actual outcome might be.

 

Which decks for this spread?
A tarot or an oracle deck will be the perfect tool for this spread. However, considering the main subject of the spread, I recommend to choose a deck whose main theme is love. There are many decks displaying references to mythological or literary love stories, such as The Lover's Path Tarot by Kris Waldherr, which is a wonderful tool. Decks focusing on self-exploration and introspection will be perfect, too. Among them, Madame Endora's Fortune Cards and the gorgeous Chrysalis Tarot will be particularly relevant.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, May 22nd, 2016, trans. June 1st, 2016. Further reproduction prohibited.)

La Ronce et la Rose

La Ronce et la Rose

Tirage mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

Read this article in English.

 

Introduction
Bien qu'il ait été conçu spécialement pour le mois de mai, ce tirage peut être effectué à n'importe quel moment de l'année dès lors que la situation du consultant le requiert. Sa connexion au mois de mai vient de la ballade « Barbara Allen », qui raconte l'histoire malheureuse de deux amoureux qui ne parviennent pas à se réconcilier suite au comportement blessant de l'un et à l'orgueil de l'autre.

Les plus anciennes versions connues de cette ballade remontent au XVIIème siècle en Écosse et les personnages de Barbara et Sweet William s'inscrivent dans le folklore courant. Avec le temps et les mouvements de population, la chanson a voyagé pour arriver aux États-Unis et faire là aussi partie du folklore musical, tant et si bien qu'elle a été recensée par Francis James Child au XIXème siècle lorsqu'il a décidé de répertorier en les numérotant les chants traditionnels (folk songs) anglais et écossais que l'on trouvait alors sur le territoire américain. C'est pourquoi « Barbara Allen » est souvent appelée « Child Ballad n°84 » ou « Child 84 ».

Selon les époques et les régions, la ballade a connu un grand nombre de mutations et d'adaptations. La tradition orale dominante aidant, elle s'est transformée et a évolué en fonction des aspects de la légende que l'on souhaitait mettre en avant. Dans tous les cas, la trame qui constitue la base du récit reste la même : les événements se passent en mai tandis que les roses bourgeonnent et fleurissent, dans une petite ville qui est tantôt nommée, tantôt anonyme. L'amour qu'il voue à Barbara Allen rend Sweet William gravement malade et le contraint à rester allité. Il envoie donc son domestique chercher Barbara Allen car il souhaite lui parler. Celle-ci consent à se déplacer mais adopte une attitude très dure envers Sweet William, lui reprochant son attitude envers d'autres femmes car elle en a été profondément blessée. Elle refuse de l'écouter, se contente de constater qu'il est mourant et tourne les talons, le laissant à sa peine. Comprenant qu'il a perdu Barbara Allen, Sweet William meurt de chagrin en demandant à ses amis de prendre soin de celle qu'il aime. Alors qu'elle est en train de rentrer chez elle, Barbara apprend la mort de Sweet William et, réalisant combien elle a été dure, elle s'effondre de douleur et comprend qu'elle vient de perdre celui qu'elle aime. Elle meurt à son tour le lendemain et est enterrée à côté de Sweet William dans le cimetière attenant à l'église. De la tombe de Sweet William s'élève une rose (qui prend racine en son cœur) et de celle de Barbara Allen une ronce (qui prend là aussi racine en son cœur). À mesure que les deux plantes poussent le long du mur du cimetière, elles s'entremêlent pour former un nœud d'amoureux (« a true lover's knot », dit la ballade) et réunissent Barbara Allen et Sweet William à jamais.

On ne compte plus les versions de cette ballade tant elles sont nombreuses, chaque artiste ayant pris soin d'y apporter son empreinte. Parmi les interprétations les plus connues et les mieux réussies, on peut notamment écouter celles de Pete Seeger, Joan Baez, Bob Dylan (pour qui cette ballade, faisant partie de ses chansons préférées, fut une source d'inspiration considérable), The Everly Brothers, Dolly Parton (avec Altan, premier et dernier couplets en gaélique irlandais), Crystal Gayle, Johnny Cash (texte réadapté par Johnny Cash), Emmylou HarrisSimon & Garfunkel, Judy Collins, Marie Laforêt, ou encore Blackmore's Night.

Cette chanson fait partie de mes préférées, car depuis le jour où je l'ai écoutée pour la première fois, j'ai été littéralement charmée par la magie qui s'en dégage et par la poésie avec laquelle les sentiments amoureux y sont présentés, en particulier à travers les symboles de la ronce et de la rose. Ces derniers sont d'ailleurs au cœur du tirage puisque j'ai repris l'image de ces deux plantes qui s'élèvent des tombes de Barbara Allen et de Sweet William et s'entremêlent pour former le nœud d'amoureux qui les réunit à la fin de la ballade. Le tirage suit la chronologie habituelle de l'histoire, dont chaque élément est associé à un point sur l'une ou l'autre plante. Ainsi, à mesure que l'on progresse dans la ballade, on s'élève avec la ronce et la rose pour se diriger vers la possibilité d'une éventuelle réconciliation, et dans tous les cas d'un apaisement de la situation qui est vécue par le consultant.

 

Objectif
Voir dans quelle mesure il est possible de réparer une relation amoureuse abîmée et d'aller vers l'apaisement.

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, tirer quatorze cartes que l'on dispose comme suit :

La Ronce et la Rose

 

Lecture et interprétation
Ce tirage est composé de quatre parties qui font chacune allusion à des éléments clefs de la ballade. Ainsi, la première partie comprend les cartes 1, 2 et 3 et fait référence à la terre d'où s'élèvent la ronce et la rose ; la deuxième, qui réunit les cartes 4, 6, 8, 10 et 12, dépeint la ronce ; la troisième illustre la rose à travers les cartes 5, 7, 9, 11 et 13. Enfin, la dernière carte, qui couronne l'ensemble du tirage, représente le nœud que finissent par former la ronce et la rose qui s'élèvent respectivement des cœurs de Barbara et William.

Première partie : La terre, les racines, les fondements, l'état des lieux – lames 1 à 3
Lame 1. Les racines de la situation actuelle. l'état de la relation et des sentiments partagés par les deux partenaires au moment du tirage.

Lame 2. Ce qui donnera naissance à la ronce, c'est-à-dire ce qui a fait que l'on en est arrivé là, le grief qui est à l'origine de la brouille, de la dispute ou du différend.

Lame 3. Ce qui permettra à la rose de sortir de terre : le type de sentiments amoureux qui subsistent malgré l'incompréhension et animosité.

Deuxième partie : La ronce – la situation telle qu'elle est vécue par Barbara (lames 4, 6, 8, 10 et 12)
Lame 4 : La peine qui mène Barbara à montrer un cœur de pierre. Les sentiments douloureux provoqués par les actes évoqués par la lame 2. La peine causée par la discorde, le ressentiment qui éloigne les deux partenaires.

Lame 6 : Blessée, Barbara refuse d'écouter Sweet William. Ce qui provoque la réticence par rapport à l'idée de communiquer. Le manque de communication ; le refus de communication.

Lame 8 : Barbara apprend la mort de Sweet William et réalise qu'elle l'aime. Cette lame représente le choc qui fait prendre conscience du changement qui doit s'opérer – de manière douloureuse – afin de réorienter les choses et de réaliser si les sentiments sont toujours là ou non. On se rend compte de ce que l'on a perdu.

Lame 10 : Suite à la mort de Sweet William, la peine de Barbara l'emporte et elle s'en veut d'avoir été si cruelle envers lui ; elle rejoint donc celui qu'elle aime et meurt à son tour. Cette lame décrit ce que l'on regrettera d'avoir fait ou dit (ou de n'avoir pas fait ou dit) et pointe vers un début de rapprochement entre les deux partenaires.

Lame 12 : Barbara est enterrée auprès de Sweet William. Cette lame dépeint l'élan qui mène au rapprochement des deux partenaires.

Troisième partie : La rose – la situation telle qu'elle est vécue par William (lames 5, 7, 9, 11 et 13)
Lame 5 : Sweet William souffre de la situation et tombe gravement malade. Les effets de la douleur provoquée par la discorde, ce qui tient les partenaires éloignés malgré les sentiments existants.

Lame 7 : Sweet William tente de s'expliquer auprès de Barbara, mais en vain. Les tentatives de communication infructueuses et avortées, celles qui ont éloigné le couple au lieu de le rapprocher. Les raisons qui font que ces tentatives ont échoué.

Lame 9 : La mort de Sweet William. La résignation. L'acceptation de la situation et de l'éventualité d'une séparation définitive, d'une non-réconciliation et ce que l'on souhaite – de bien – pour l'autre partenaire. La manière dont on envisage de s'effacer s'il n'y a pas d'autre issue.

Lame 11 : Sweet William est enterré dans le cimetière attenant à l'église. Le sacrifice que l'on est prêt à faire pour réparer la relation, ce que l'on est prêt à laisser derrière soi pour aller vers la réconciliation et trouver la paix.

Lame 13 : La rose qui s'élève du cœur de Sweet William. Les sentiments qui subsisteront et/ou qui renaîtront et pourront apaiser la relation et lui donner une nouvelle chance.

Quatrième partie : Le nœud – la réunion des amants au-delà des difficultés (lame 14)
Lame 14 : Le nœud que forment la ronce et la rose en poussant contre le mur. La manière dont le conflit se soldera ; comment les deux partenaires se retrouveront (ou non). Ce qui ressortira des efforts faits pour apaiser le conflit. La résolution de la situation.

 

Remarques
Ce tirage est assez complexe à réaliser, non par le nombre de lames qu'il requiert, mais plutôt par sa structure et en raison du caractère approfondi de l'exploration qu'il permet. En effet, il est ici question d'une analyse poussée de l'état de la relation amoureuse que vit le consultant, et en particulier du conflit qu'il traverse. Aussi, si l'on veut produire une bonne interprétation de ce tirage, il faut tenir compte de la complexité inhérente à toute relation et aux sentiments amoureux.

Si les parties intitulées la ronce et la rose dépeignent respectivement les comportements et sentiments de Barbara Allen et Sweet William dans la ballade, il ne faut pas oublier que les choses sont souvent loin d'être aussi divisées dans la vie de tous les jours. Bien qu'il soit possible au sein d'une relation que l'un des deux partenaires ait le beau rôle tandis que l'autre tient le mauvais, il est tout de même assez rare que les choses soient aussi simples et limpides, car c'est souvent la confusion des sentiments qui règne et qui mène à des paroles ou à des actions apparemment contradictoires par rapport à ce que l'on ressent. C'est pourquoi il est important pour ce tirage que le consultant soit prêt à être honnête envers lui-même puisqu'il sera amené à être confronté à ses aspects les plus sombres – et parfois les plus inavouables. Il se retrouvera donc face à face avec ses sentiments, mais aussi avec sa capacité à faire souffrir l'autre, ce qui est rarement exploré de manière aussi appuyée.

Par ailleurs, il est important de noter que si la structure du tirage suit la chronologie des événements rapportés dans la ballade, il n'est pas dit pour autant que l'issue en soit la même ! En d'autres termes, la fin de la légende voit les deux partenaires réunis par-delà la mort, et ces retrouvailles marquent leur union éternelle et indéfectible. S'il est évident que l'issue montrée par le tirage fait allusion à la mort de Barbara et William pour sa portée symbolique, il faut également garder à l'esprit la possibilité de voir dans les cartes une issue peu favorable à la continuité de la relation du consultant, car tout dépend de la lame qui est tirée. Ainsi, il peut arriver que la seule issue possible à la relation soit la séparation, car la rupture est parfois le seul moyen de retrouver paix et sérénité pour les deux partis.

Comme on peut le voir, ce tirage permet une analyse très détaillée et toute en nuances des relations amoureuses qui connaissent des périodes difficiles, en particulier lorsque l'éloignement des deux partenaires est au centre des préoccupations. Grâce à lui, il est possible d'en identifier les causes profondes, mais aussi d'entrevoir de quelle manière les choses peuvent être réparées... si tant est qu'elles puissent l'être. Dans tous les cas, il aide à trouver l'apaisement, quelle que soit l'issue de la situation.

 

Supports à privilégier
Ce tirage peut être effectué avec un tarot comme avec un oracle. Toutefois, si l'on souhaite exploiter au maximum le thème dont il est ici question, on pourra privilégier les supports qui explorent l'amour, que ce soit en faisant référence à diverses mythologies ou à la littérature. Par exemple, The Lover's Path Tarot de Kris Waldherr sera un magnifique outil. Les jeux mettant en avant l'exploration de soi et l'introspection conviendront également parfaitement. On pensera notamment au très complet Madame Endora's Fortune Cards, ou encore au Chrysalis Tarot, qui est particulièrement bien adapté à ce type de questionnement.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 22 mai 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)