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La Roue de l'Existence

La Roue de l'Existence

Tirage mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Introduction
En cartomancie, il est fréquent d'explorer ce que l'on appelle les domaines de l'existence, qui ne sont autres que les différents domaines de la vie du consultant. Voilà qui permet d'acquérir une vision d'ensemble de sa situation générale et de son évolution probable, ce qui aide à anticiper les événements. Selon le mode de tirage et les besoins du consultant, il est possible de se pencher sur un seul ou sur plusieurs de ces domaines. La plupart des méthodes proposant un panorama de plusieurs domaines adopte un point de vue chronologique, ce qui peut bien sûr s'avérer utile dans certains cas. Toutefois, les limites en sont atteintes dès que l'on cherche à identifier les enjeux et les problématiques propres à chaque domaine et à mettre en relief des éléments qui aideront à établir les stratégies qui permettront de tirer le meilleur de la situation.

Ce tirage a été mis au point par mes soins afin de contribuer à combler ce qui à mon sens constitue un manque. Les approches chronologiques sont bien sûr tout à fait valables, mai elles ne permettent pas d'attirer l'attention du consultant sur ce qui peut l'aider à trouver les solutions adéquates et à tirer le meilleur parti de ce qui se présente à lui. Grâce à ce tirage, il est possible d'examiner chaque domaine d'un point de vue analytique et de donner au consultant des conseils qui le mèneront à établir des stratégies pertinentes pour la suite de son évolution.

 

Objectif
Ce tirage analytique permet d'avoir un aperçu des principaux enjeux qui se présentent les différents domaines de la vie du consultant, tout en apportant des pistes de réflexion qui l'aideront à en tirer le meilleur parti.

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, on l'étale en éventail devant soi puis on tire vingt-cinq cartes que l'on dispose comme suit :

La Roue de l'Existence

 

Lecture et interprétation
Pour interpréter ce tirage, il est important de bien en suivre la structure. On procède par domaine, en commençant par le haut de la roue avec le domaine sentimental puis en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre pour terminer par la synthèse.

Pour chaque domaine, les lames sont lues de la manière suivante :

La lame 1 identifie la problématique propre au domaine concerné. Elle met en relief les difficultés rencontrées par le consultant et dresse l'état des lieux en présentant un instantané de la situation.

La lame 2 montre la racine de la situation présente, c'est-à-dire ce qui a mené à la problématique qui a été identifiée par la précédente. Elle reflète donc les événements passés qui ont conduit la situation à être ce qu'elle est au moment du tirage, qu'il s'agisse d'obstacles et de contretemps ou des accomplissements et réalisations du consultant. Selon les cas, cette lame peut également renseigner sur l'attitude actuelle du consultant face à la problématique ou à la situation identifiée.

La lame 3 exprime un conseil destiné à aider le consultant en le mettant sur la voie de ce qu'il peut faire pour tirer le meilleur parti de sa situation. Cette lame met en avant l'attitude qu'il est recommandé au consultant d'adopter pour résoudre la problématique qui le préoccupe.

Enfin, la lame 4 donne un aperçu de l'issue probable de la situation ou de son évolution potentielle si le consultant tient compte de ce qui aura été mis en exergue précédemment.

 

La synthèse :
Située au centre de la roue, la synthèse se présente sous la forme d'une unique lame qui apporte une ouverture globale par rapport à ce qui a été mis en valeur dans l'ensemble du tirage. Cette lame s'interprète donc en dernier et formule un dernier conseil ou une mise en garde, mais peut aussi insister sur un aspect, un enjeu auquel le consultant devra être particulièrement vigilant s'il veut voir sa situation générale évoluer en sa faveur.

 

À propos des domaines explorés :
En cartomancie, les grands domaines de l'existence sont habituellement au nombre de six, qui sont ceux présentés ici. En traiter la totalité n'est bien sûr pas une obligation, car il peut arriver que certains d'entre eux n'intéressent pas le consultant ou ne soient pas pertinents par rapport à sa vie. Dans ce cas, il est inutile de tirer des cartes pour le(s) domaine(s) concerné(s) : on se contente de laisser vides les espaces correspondant sur la roue.

Par ailleurs, si certains domaines semblent facilement identifiables, d'autres peuvent nécessiter quelques précisions. Afin de dissiper les doutes, voici brièvement ce que couvre chacun d'entre eux.

Le domaine sentimental est bien sûr celui des relations amoureuses. On y explore ce qui se passe ou le préoccupe au sein du couple, mais aussi la manière dont le consultant envisage et construit sa vie sentimentale, mais aussi comment il peut se reconstruire de ce côté-là après une épreuve difficile ou une rupture.

Le domaine spirituel met en relief les rapports qu'entretient le consultant avec le sacré et la façon dont il trouve sa place dans le monde. Si le consultant s'intéresse à la spiritualité, aux religions et à l'ésotérisme, on y voit l'évolution de son parcours et les aspirations qu'il nourrit quant à ces aspects de sa vie.

Le domaine professionnel concerne évidemment les activités professionnelles du consultant. Il reflète ce qui se passe ou le préoccupe dans son travail. Si le consultant n'exerce pas encore ou plus d'activité professionnelle, on s'adapte à sa situation : s'il est étudiant, on se focalisera sur ses études car elles sont son activité principale ; s'il est retraité, on se concentrera sur ses activités en général, sur ce à quoi il s'occupe et sur la manière dont il s'implique auprès des siens et de sa communauté (bénévolat, services rendus, etc.). Si le consultant est sans emploi, il sera question d'établir des stratégies qui l'aideront à (re)trouver un travail.

Le domaine de la famille explore les relations qu'entretient le consultant avec sa famille et la manière dont il évolue dans le cercle familial. Si c'est à l'ordre du jour, on peut aussi y voir la manière dont le consultant envisage ou construit sa vie de famille et les aspirations qu'il nourrit envers cet aspect de sa vie.

Le domaine matériel et financier est celui des structures et de l'argent. On y voit ce qui concerne les rapports qu'entretient le consultant avec le monde matériel : les structures générales de sa vie et la manière dont il les construit, mais aussi les aspects liés à l'argent, etc.

Le domaine de l'amitié met en relief les relations que le consultant entretient avec son cercle amical et la manière dont il y évolue. Selon les besoins, il est possible d'élargir ce domaine en y incluant les relations humaines en général. On y voit alors comment le consultant envisage les rapports humains et comment il les gère.

 

Remarques
Contrairement à ce que le nombre important de cartes pourrait laisser penser, ce tirage est très facile à effectuer. Tout d'abord, sa structure est très simple car chaque ligne représente un domaine et chaque groupe de quatre cartes est organisé de la même façon. Cet aspect répétitif simplifie grandement la lecture et la rend aussi plus rapide : à chaque fois, les positions des lames indiquent comment les interpréter, et l'ensemble de la ligne délivre un message intéressant et constructif pour le consultant. Dès lors, celui-ci peut agir en conséquence et décider – toutes proportions gardées bien sûr – de l'orientation à donner aux événements et aux problématiques qui auront été identifiés. La succession de petits groupes de cartes aide l'interprète à aller droit au but dans son propos, ce qui profite à la fois au consultant et au cartomancien puisque l'analyse de chaque domaine n'est pas plus compliquée que celle d'un tirage en trois lames !

À la différence de nombreux tirages généraux proposant une exploration de l'ensemble des domaines de la vie du consultant, celui-ci n'adopte pas un point de vue chronologique mais présente une approche analytique des grandes problématiques affectant l'existence du consultant dans l'ensemble des domaines. L'analyse tenant compte des enjeux rencontrés, de leur origine et de l'attitude qu'adopte le consultant face à eux, on met en relief les réalités objectives qui interviennent dans sa vie, tandis que le conseil formulé ensuite l'aide à trouver le cap qui lui permettra d'établir les stratégies approriées pour tirer le meilleur parti de sa situation. Enfin, l'ouverture finale laisse entrevoir l'issue la plus probable, ce qui est très utile au consultant dans la construction de sa réflexion et de la suite de son parcours. Les messages qui ressortent de ce tirage s'avèrent donc constructifs, clairs, précis, et directement utiles au consultant. Voilà qui l'aide à anticiper les éventuels obstacles qui pourraient surgir et, au besoin, à moduler son attitude et sa façon de voir les choses. Cette approche analytique pousse le consultant à prendre conscience de sa marge de manœuvre et à se responsabiliser par rapport aux situations qu'il rencontre. Il est donc vivement incité à adopter une attitude active et non passive : il est partie intégrante des solutions à apporter aux problématiques soulignées, et non dans l'attente contemplative de ce que lui réserve chaque domaine.

 

Supports à privilégier
Ce tirage a été pensé pour être effectué avec le tarot, qu'il soit de type Marseille, Rider-Waite Smith, Crowley, ou mixte. On privilégiera bien sûr un support avec lequel on est à l'aise en termes de langage symbolique car cela facilitera grandement la lecture et la compréhension des messages portés par les lames.

Il est également possible d'utiliser un oracle, à condition bien sûr que celui-ci comporte suffisamment de cartes. Ainsi, l'Oracle Belline peut s'avérer une bonne option, de même que Madame Endora's Fortune Cards. En revanche, les jeux Lenormand, en raison de leur mode de lecture spécifique, ne sont pas compatibles avec ce tirage tel qu'il est présenté ici. Si vous souhaitez une adaptation de la Roue de l'Existence pour les jeux Lenormand, n'hésitez pas à me le faire savoir dans les commentaires et j'y travaillerai !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 13 juillet 2017. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

La Croix Celtique

Pourquoi j'apprécie la Croix Celtique

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

La Croix CeltiqueS'il est un mode de tirage que l'on trouve dans tous les livres et dans tous les livrets un peu soignés ou presque, c'est bien la Croix Celtique. Quelle que soit sa forme, elle est l'un des tirages les plus souvent pratiqués aux côté du tirage en croix et du tirage en trois lames. Si certains la considèrent comme la méthode la plus aboutie, d'autres la boudent en raison de sa structure qu'ils trouvent trop rigide et trop directive.

Pour ma part, c'est un mode de tirage que j'ai appris à apprécier au fil du temps et auquel je n'hésite pas à avoir recours aujourd'hui lorsque son utilisation me paraît pertinente. Toutefois, je ne fais pas partie de ceux qui voient en la Croix Celtique la « méthode miracle » car à mon sens, il est indispensable de l'utiliser à bon escient si l'on souhaite en tirer tous les bénéfices, comme n'importe quelle autre méthode de tirage d'ailleurs.

La Croix Celtique présente de nombreux aspects qui en font un tirage intéressant à bien des niveaux. J'aimerais donc revenir sur ceux qui me paraissent les plus remarquables afin de mettre en relief certaines des possibiités d'explorations offertes par cette méthode. J'aimerais également montrer que la Croix Celtique n'est pas difficile à effectuer en soi, pour peu que l'on s'y prenne avec méthode. Là où certains voient une structure rigide se trouve en réalité de multiples niveaux de lecture qui révèlent bien davantage qu'on ne pourrait le penser de prime abord !

 

Un tirage multi-usages
La Croix Celtique permet un large éventail d'explorations. Faut-il pour autant considérer cette méthode comme un « tirage à tout faire » ? Non, bien sûr : comme toute autre méthode, son intérêt est très vite limité si l'on cherche à l'employer à tort et à travers. Aussi, pour en tirer tous les bénéfices – et en faire profiter le consultant ! –, il est indispendable de commencer par se demander à quoi sert ce tirage et à quels types d'interrogations il peut répondre.

Tout d'abord, la Croix Celtique peut se faire sans question. Dans ce cas, on examine la situation générale du consultant de ses racines à son issue la plus probable en passant par les principales influences que subit cette situation, qu'elles soient intérieures ou extérieures. On a ainsi un aperçu de ce qui se passe autour du consultant, à la fois sur le plan chronologique, sur ce qui est visible et s'exprime autour de lui, mais aussi sur ce qui se passe en lui-même, sur son propre rapport à ce qu'il vit.

Lorsqu'il est effectué avec une question, ce tirage permet d'explorer une situation donnée en profondeur car il tient compte de l'ensemble des aspects qui peuvent l'influencer. Conscient de tous les enjeux qui se présentent à lui, le consultant a alors toutes les clefs en main pour parvenir à tirer le meilleur parti de sa situation et atteindre ses objectifs (dans la mesure du possible, bien sûr). Il peut ainsi être vigilant et déjouer les pièges qui se mettraient en travers de son chemin, qu'ils soient le résultat de circonstances extérieures ou de sa propre approche de la situation. Ce tirage est donc particulièrement indiqué dans les cas où l'on a besoin d'avoir une vision d'ensemble d'une situation afin de mettre en place les stratégies qui permettront au consultant de parvenir à ses fins. Utilisée avec une question, la Croix Celtique aide à prendre en compte tous les éléments qui composent une problématique donnée. Dès lors, le consultant peut décider des suites à donner et des pistes à emprunter selon l'issue vers laquelle il souhaite se diriger.

Parmi les situations qui se prêtent le mieux à une exploration par la Croix Celtique se trouvent notamment toutes les constructions de projets, quel que soit le domaine concerné. Par exemple, si l'on est sur le point de créer une entreprise, on aura un aperçu concret et complet du chemin parcouru et à parcourir jusqu'à la concrétisation du projet. Ainsi, seront mis en relief les fondements et les racines du projet (le travail accompli et les motivations), leurs conséquences sur le présent et le futur (les dispositions présentes, le potentiel), mais aussi les interrogations très personnelles que l'on peut nourrir dans ce type d'entreprise (les craintes, les espoirs, l'image que l'on renvoie au monde extérieur, celle que l'on a de soi-même et de la situation).

De la même façon, les nouveaux départs, qu'ils soient professionnels ou non, sont particulièrement appropriés pour une exploration avec la Croix Celtique : nouvelle activité (reconversion professionnelle), nouveau poste, nouveau départ d'une relation (sentimentale ou non), nouvelle relation amoureuse, etc. Il sera alors question de définir quelles sont les énergies en présence et qui favorisent ou non la réussite du consultant, mais aussi de cerner de quelle manière il peut s'employer à mettre toutes les chances de son côté pour tirer le meilleur parti de la situation, notamment en travaillant sur lui-même.

La Croix Celtique aide aussi à trouver son chemin lorsqu'on a du mal à savoir quelle attitude adopter, et ce quelle que soit la situation. Elle fournit alors de précieux conseils quant à la manière d'aborder les choses et révèle aussi bien ce qu'il est conseillé de mettre en avant que à quoi il est important d'être vigilant. Le consultant peut ainsi travailler à s'affranchir de ses craintes, ramener ses espoirs à des dimensions réalistes, avoir une image de lui-même plus objective, et se détacher de sa peur du regard d'autrui. Cette méthode est donc très intéressante pour qui souhaite trouver sa voie et se remettre en question dans le but de se réaliser au mieux.

 

De multiples niveaux de lecture
En plus du large éventail qu'elle couvre en termes d'exploration, j'apprécie la Croix Celtique pour les différents niveaux de lecture qu'elle permet. En un seul tirage, on a ainsi un instantané de la situation, une approche chronologique, le point de vue du consultant, celui des personnes qui l'entourent, et un aperçu de l'issue probable de la situation. Grâce à tout ceci, on obtient une image très complète des multiples influences qui affectent la question posée ou la situation examinée.

Le cœur de la croix, formé par les lames 1 et 2 (ou 1, 2 et 3, ou encore S, 1 et 2 selon les variantes), présente la problématique à explorer et les influences qu'elle subit directement. On cerne ainsi dès le départ les grandes lignes et les principales pistes dont il sera important de tenir compte pour trouver les solutions adéquates. La situation est montrée telle qu'elle est ou telle qu'elle affecte le consultant, y compris dans les difficultés et les oppositions qu'il y rencontre. Voilà qui permet d'avoir une vision claire et relativement objective des enjeux soulevés par la situation ou la question posée.

Les lames qui entourent le cœur de la croix sont à considérer en deux temps. Tout d'abord, l'axe horizontal évoque les aspects chronologiques qui ont mené à la situation présente ou qui en découleront. Ainsi, on comprend les racines de la situation actuelle et éventuellement d'où viennent les difficultés que l'on rencontre au moment du tirage, et l'on aperçoit également ce vers quoi on se dirige en prolongeant les dynamiques présentes. Selon les variantes de cette méthode, les positions liées au passé et au futur (proche) dont il est ici question sont fixes (passé à gauche, futur à droite) ou dépendent de la direction du regard du Signifiant, qui est choisi parmi les lames de la cour royale. Ensuite, l'axe vertical est quant à lui le plus souvent lié aux aspects conscients et inconscients de la situation. Ainsi, la lame qui se trouve en dessous du cœur de la croix évoque soit les facteurs cachés ou inconscients qui contribuent à faire de la situation ce qu'elle est au moment du tirage, soit les fondements du problème, c'est-à-dire les raisons profondes de son existence actuelle. Celle qui couronne le cœur de la croix révèle quant à elle les facteurs conscients – y compris dans l'attitude du consultant – ou donne un aperçu de la meilleure issue possible pour la situation ou du but que vise le consultant.

Ces influences directes, immuables ou presque et factuelles qui gravitent directement autour de la situation sont compétées par la colonne de lames située à droite de la croix, qui présente les influences en quelque sorte « périphériques », c'est-à-dire ce sur quoi le consultant peut agir plus ou moins directement. Ainsi, on explore les aspects intérieurs qui caractérisent le consultant et la manière dont il envisage sa situation, notamment à travers les lames 7 et 9 (ou 8 et 10, si l'on utilise la Croix Celtique dite traditionnelle), qui permettent pour la première de prendre conscience de la manière dont le consultant vit la situation intérieurement, et pour la seconde de cerner les espoirs et les craintes qu'il nourrit envers celle-ci. De cette façon, le consultant peut travailler sur lui-même, et réajuster ses espoirs et ses peurs afin qu'ils soient plus réalistes par rapport aux véritables enjeux de la situation. En relativisant de la sorte, il peut alors mettre toutes les chances de son côté pour influencer la situation et en favoriser une issue qui lui soit bénéfique.

Il va sans dire que comme dans toute situation, le consultant n'est pas le seul à décider de la tournure que prennent les choses. La Croix Celtique tient compte de cette réalité en ne négligeant pas l'importance du monde extérieur et son influence sur ce que vit le consultant. En effet, la lame 8 (ou 9, si l'on utilise la Croix Celtique dite traditionnelle) renseigne sur l'environnement, la réalité extérieure, ou l'image publique du consultant, ce qui l'aide à confronter ce qu'il vit intérieurement à ce qui se passe autour de lui et à la manière dont tout ceci résonne avec les dynamiques qui régissent le monde extérieur. Là encore, il pourra réfléchir aux stratégies à mettre en place pour faire en sorte d'influencer son environnement ou réajuster l'image qu'il projette de lui-même afin qu'ils contribuent eux aussi à le rapprocher de l'objectif qu'il s'est fixé ou de la meilleure issue possible.

Enfin, les différentes facettes qui sont montrées de l'évolution de la problématique sont très intéressantes et, là encore, complémentaires. Tout d'abord, la croix comporte une lame évoquant le futur proche ou la stratégie future du consultant. Ensuite, si l'on opte pour la Croix Celtique dite traditionnelle ou la Croix Celtique selon A.E. Waite, la lame 6 ou 3 (respectivement) montre également un aperçu de la meilleure issue possible de la situation, c'est-à-dire des potentiels qu'elle contient et qui peuvent devenir réalité si l'on s'y prend bien. La colonne comporte elle aussi une ou deux lames (si l'on utilise la Croix Celtique Wellsienne) donnant une ouverture vers l'issue de la situation. Dans tous les cas, la lame qui se trouve au sommet de la colonne présente l'issue probable de la situation, c'est-à-dire celle qui se manifestera concrètement si l'on tient compte des différents points soulevés par le tirage. Voilà qui implique de trouver les solutions et les stratégies appropriées face à ce qui aura été mis en exergue, et ceci est du ressort du consultant. La Croix Celtique Wellsienne propose une dernière lame qui, décalée par rapport à la colonne, décrit l'issue consciente. Il s'agit de l'issue de la situation telle que la verra le consultant et telle qu'il la vivra, ce qui peut être différent de l'issue objective et absolue. Cette lame apporte donc une nuance supplémentaire qui peut se révéler intéressante dans certains cas.

 

Un tirage intimidant ?
Bien qu'ils soient très intéressants et qu'ils permettent une analyse approfondie d'une problématique donnée, il est vrai que les aspects qui ont été mis en avant jusqu'à présent peuvent sembler complexes à articuler dans une interprétation. Très souvent, je lis ou j'entends autour de moi que cette méthode de tirage est « trop compliquée », qu'elle comporte « trop de cartes » ou encore qu'apprendre toutes les positions des lames est « trop difficile » ou « trop contraignant », ce qui décourage les cartomanciens débutants et confirmés. À première vue, ce tirage peut certes sembler intimidant, mais il est pourtant assez simple à réaliser dès lors que l'on a acquis les principales bases de l'interprétation en cartomancie.

Tout d'abord, il faut autant que possible cesser de l'aborder avec l'idée qu'il est « difficile » ou « compliqué » ! Ce n'est pas parce qu'un tirage comporte « beaucoup » de cartes – tout est relatif – que son interprétation est laborieuse ou qu'il est hors de portée du cartomancien « non expert ». Là encore, la notion d'« expert » reflète plus souvent la confiance que le consultant a en lui-même que ses réelles capacités à déchiffrer les tirages. C'est pourquoi il ne faut pas tomber dans le piège de penser que la Croix Celtique est inaccessible uniquement parce qu'elle combine différents aspects et plusieurs niveaux de lecture.

Comme avec la plupart des méthodes de tirage dites « complexes », il est possible de scinder la Croix Celtique en plusieurs parties, plus faciles à interpréter. Bien sûr, on peut toujours si on le souhaite suivre l'ordre dans lequel les cartes ont été tirées. On a alors une progression intéressante qui part de ce qui caractérise la situation à examiner pour élargir les axes d'exploration à ce qui l'influence et offre la possibilité de la faire évoluer. Cependant, si cet ordre de lecture impressionne, on peut toujours procéder par thématiques en rapprochant les lames qui évoquent des aspects similaires tels que ceux qui ont été soulignés plus haut. On met ainsi en valeur des nuances d'un même thème, ce qui permet d'en aborder les dynamiques complémentaires et de voir comment le tout s'articule. Cette méthode permet de morceler la Croix Celtique et de la rendre plus abordable en cela que l'on procède par étapes, ce qui, psychologiquement, rend la tâche moins insurmontable. Avec l'habitude, on se rendra compte que la Croix Celtique est beaucoup moins difficile qu'on ne le pensait au départ, et l'on parviendra même à combiner l'interprétation par ordre de tirage et l'interprétation thématique, ce qui donnera encore plus de profondeur à l'analyse. La structure de cette méthode de tirage apparaîtra également comme plus logique, et donc plus aisée à assimiler. Le tout est de procéder pas à pas et de prendre son temps !

 

Comme à peu près tout le monde, j'ai moi aussi eu des difficultés à utiliser la Croix Celtique et pendant longtemps, je l'ai délaissée au profit d'autres méthodes de tirage qui m'étaient plus confortables. Ce n'est qu'au fil des années que je m'y suis intéressée avec la ferme intention d'en comprendre les multiples aspects, de les articuler et de voir comment je pouvais en tirer les bénéfices et en faire profiter mes consultants. Plus je l'étudiais, plus elle m'intéressait... et moins elle m'impressionnait ! Du coup, je n'hésite plus aujourd'hui à l'utiliser en consultation, que ce soit en tirage général pour faire le point sur ce que vit le consultant ou pour analyser une situation donnée et en dégager les points qui aideront le consultant à en mesurer les différents aspects. La variante vers laquelle je me tourne dépend bien sûr de ce qu'il sera pertinent de mettre en relief pour aider au mieux le consultant à résoudre ce qui le préoccupe.

La Croix Celtique est une méthode très intéressante, à condition bien sûr de l'employer à bon escient. Une fois que l'on a compris à quels types de questions elle peut répondre et quelles situations elle permet d'examiner, elle devient plus abordable et l'on peut mieux en cerner les utilités. En l'étudiant, on aura plaisir à repérer les résonances entre les différentes positions pour en faire bon usage dans les analyses, ce qui contribuera non seulement à affiner les interprétations, mais aussi à donner confiance au cartomancien, qui sera par conséquent moins intimidé par cette méthode qui suscite généralement beaucoup d'appréhension.

Pour aller plus loin, je vous invite à vous familiariser avec plusieurs variantes de la Croix Celtique, que vous trouverez sur ce blog : la Croix Celtique Traditionnelle, la Croix Celtique selon A. E. Waite, la Croix Celtique Wellsienne, et la Croix Celtique Simple. Si vous êtes curieux et souhaitez en apprendre davantage sur ce mode de tirage et ses subtilités, je vous encourage également vivement à découvrir la passionnante série d'articles de Theresa Reed, alias The Tarot Lady, qui propose de décortiquer la Croix Celtique. Vous y trouverez un grand nombre d'astuces qui vous aideront à entrevoir les multiples possibilités et subtilités de cette méthode de tirage. Et bien sûr, si vous avez besoin d'aide pour mieux connaître la Croix Celtique tout en l'abordant de manière ludique, je serais ravie de vous retrouver pour que nous prenions le temps d'examiner cela ensemble autour d'un thé et/ou d'une gourmandise !

Et vous, appréciez-vous cette méthode de tirage ? La pratiquez-vous ?

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 29 juin 2017. Reproduction partielle ou totale strictement interdite)

Pas de répit en ce début d'année!

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

Voici un petit moment que je n'ai rien publié ici. Non que l'envie m'en manquait, mais les journées n'ayant que vingt-quatre heures, le temps m'a fait cruellement défaut ces derniers mois. D'une part, j'ai été très active à mettre au point le progamme 2017 des rendez-vous mensuels et trimestriels que je propose dans le cadre de mon entreprise, et d'autre part j'ai été très occupée par des démarches administratives qui ont pris plus de temps que ce à quoi l'on s'attendait compte tenu de leur simplicité. Petit retour sur les dernières semaines de 2016 et les premières de 2017.

 

L'élaboration du programme de 2017 s'est faite en deux temps. J'ai commencé par les thés découverte, dont les sujets sont généralement dévoilés en octobre-novembre afin de permettre à chacun de prévoir ses inscriptions à l'avance. Une fois les thèmes associés à chaque séance, la préparation préliminaire des rencontres se fait. Il s'agit ici d'établir les lignes directrices qui guideront les explorations et de pré-sélectionner des jeux qui pourront être présentés au cours des séances, tout en prévoyant bien sûr les éventuelles nouveautés qui pourraient paraître d'ici là. De cette façon, la préparation définitive des sessions est beaucoup plus légère lorsque le moment en est venu et cela me permet de ne pas perturber mon rythme de travail sur les cours et les consultations. D'ailleurs, si vous n'avez pas encore pris connaissance du programme des thés découverte de cette année, je vous invite à le faire sans tarder !

Ensuite, 2017 est marquée par une nouveauté de taille avec la mise en place des réunions des Détectives aux Arcanes, un projet que je souhaitais mettre au point depuis longtemps. Lors de ces rendez-vous trimestriels, je vous propose de nous pencher sur des mystères historiques ou littéraires et de mener l'enquête avec nos supports divinatoires pour tenter de les résoudre. Pour ce faire, nous nous retrouvons à la manière d'un club de détectives et étudions le dossier d'investigation du jour, puis nous élaborons les stratégies d'investigation à mettre en place et les tirages à effectuer pour récolter des éléments qui nous permettront à terme de reconstituer les faits et de déterminer ce qui s'est passé. Ces réunions, ouvertes à tous, demandent une préparation minutieuse, tant dans la création des salons d'entraînement dédiés aux supports utilisés que dans la recherche de l'affaire à traiter et la compliation du dossier d'investigation, et c'est ce à quoi je me suis principalement attelée depuis l'annonce de ces ateliers ludiques.

La première réunion s'est d'ailleurs tenue le 11 février dernier et fut un succès : les détectives présents furent très perspicaces puisqu'à l'aide de nos tirages et des informations que nous avons réussi à recueilir, nous sommes parvenus à des conclusions très cohérentes par rapport au mystère étudié. Si vous souhaitez avoir un aperçu de cette séance, je vous invite à lire cet article, qui revient sur l'affaire qui nous a occupés tout l'après-midi. Et bien sûr, si vous souhaitez participer aux prochaines réunions, n'hésitez pas à me contacter !

J'ai déjà hâte d'être à la deuxième réunion, car nous enquêterons à l'aide de l'Oracle Belline sur un mystère parisien... Je ne peux vous en dire davantage à ce sujet sous peine de gâcher la surprise, mais je suis certaine que cette affaire suscitera un vif intérêt !

 

Comme je le disais en introduction, ces dernières semaines ont également été consacrées à des démarches administratives simples mais peu courantes dont certaines ont pris davantage de temps qu'elles ne l'auraient dû du fait de leur méconnaissance de la part de certaines administrations. Je reviendrai sur l'ensemble de mes péripéties dans un autre article qui intéressera sans doute certains, mais pour faire court, après un peu plus de dix ans d'utilisation, j'ai fait reconnaître mon pseudonyme officiellement et ai réussi à le faire inscrire sur ma carte d'identité !

Il m'a d'abord fallu officialiser l'utilisation du pseudonyme auprès du Tribunal d'Instance puis, munie du document délivré, faire renouveler ma carte d'identité en y demandant l'inscription dudit pseudonyme. La première étape s'est déroulée plutôt rapidement et simplement. Certains d'entre vous en sont d'ailleurs au courant depuis fin novembre-début décembre et ont même contribué au succès de cette démarche, ce dont je les remercie chaleureusement ! La deuxième étape, en revanche, fut plus épique en raison de la méconnaissance de la procédure de la part des services concernés qui, peu habitués à celle-ci, la confondent parfois avec d'autres, plus longues et plus complexes. J'ai donc dû me livrer à un véritable jeu de piste qui a duré plusieurs semaines avant de recevoir ma nouvelle carte d'identité, sur laquelle apparaît désormais mon pseudonyme.

Début février, je n'ai pas été mécontente d'aller chercher le précieux document lorsque celui-ci a enfin été émis avec la mention du pseudonyme ! Voilà qui m'ouvre pas mal de portes, notamment en ce qui concerne des projets que je vais pouvoir concrétiser plus sereinement !

 

Certains d'entre vous l'on sans doute remarqué, mais l'officialisation de mon pseudonyme a eu des répercussions sur ma présence en ligne, en particulier sur les réseaux sociaux. En effet, suite à sa reconnaissance par le Tribunal d'Instance, j'ai souhaité enfin utiliser mon pseudonyme sur mon compte Facebook. Celui-ci m'avait déjà été interdit par le réseau social il y a quelques années de cela, d'où le pseudonyme alternatif que j'y utilisais depuis. Fin novembre, j'ai donc entrepris les démarches pour récupérer mon vrai pseudonyme, document du tribunal à l'appui (en ayant pris soin de masquer les informations superflues). Quelques jours plus tard, mon comptre se retrouvait bloqué (et non supprimé comme le pensent certains !). Depuis le 1er décembre (date de la suspension), mes tentatives pour en récupérer l'accès se sont révélées infructueuses, et je n'ai plus aucune nouvelle de Facebook depuis le 15 décembre. Mon compte existe toujours, je reçois les notifications concernant certains de mes contacts, les récapitulatifs hebdomadaires de la page de mon entreprise... mais je ne peux toujours pas me connecter puisque lorsque j'essaie, le même message s'affiche inlassablement, me disant que les pièces justificatives que j'ai envoyées sont toujours en cours d'examen.

À l'heure actuelle, je n'ai donc plus accès à mon compte ni à ma page et ne peux plus rien y partager. Pourtant, je continue à publier les comptes-rendus des thés découverte, ceux des réunions des Détectives aux Arcanes et à promouvoir les autres activités sur le blog de mon site professionnel, et à partager les articles de mon Chaudron selon les saisons et les intérêts du moment. Si je ne peux plus faire connaître tout ceci par le biais de Facebook, je le fais désormais par d'autres moyens, que j'utilisais déjà auparavant mais de façon moins régulière. Ma présence sur Twitter s'est beaucoup développée de même que celle sur G+, bien que ces deux réseaux sociaux soient moins populaires que Facebook. Je remercie d'ailleurs ceux et celles qui m'aident à conserver un peu de visibilité en ligne en partageant mes contenus, que ce soit sur Facebook ou sur les autres réseaux sociaux, de même que ceux et celles qui parlent de mes services autour d'eux, que ce soit de vive voix ou par la distribution de cartes de visite ou de flyers et contribuent ainsi à faire connaître mes activités.

Je ne remercierai jamais assez les quelques-uns qui ont pris le temps de m'écrire pour demander de mes nouvelles depuis que Facebook m'est inaccessible. Je devrais sans doute rédiger ces quelques lignes en anglais car comme souvent, les principaux soutiens sont venus de l'autre côté de l'océan, de la part de personnes pourtant très occupées par leurs propres activités professionnelles et leur vie de famille. J'ai été très touchée de constater que ceux et celles qui se sont rendu compte de mon absence de ce réseau sont aussi ceux qui vivent à plusieurs milliers de kilomètres d'ici. Quelle que soit son issue, cette mésaventure aura au moins eu le mérite de révéler les liens au-delà d'un contexte où les contacts sont plus souvent dus aux circonstances qu'ils ne reflètent des relations qui comptent réellement.

 

Au cours des prochaines semaines, les choses devraient être plus calmes puisque l'année est bien lancée, les démarches administratives ont abouti, et de nouveaux modes de fonctionnement ont été adoptés en ce qui concerne les réseaux sociaux. Je vais donc pouvoir reprendre la rédaction de certains articles laissés de côté ces derniers mois et en composer de nouveaux, car ce n'est pas l'inspiration qui manque ! De la même manière, je vais pouvoir travailler plus sereinement à certains projets dont je n'ai pu m'occuper jusque-là. Je vous en dirai davantage à ce sujet en temps et en heure !

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 13 mars 2017. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

La Maison en Pain d'Epices

La Maison en Pain d'Épices

Tirage spécial Yule/hiver mis au point par mes soins. Reproduction interdite.

 

Introduction
Grâce au conte Hansel et Gretel recensé par les frères Grimm, la maison en pain d'épices fait partie de l'imaginaire collectif. Qui ne s'est jamais promené en forêt en s'attendant à tomber tout à coup sur une clairière au milieu de laquelle se trouverait une telle construction ? Qui ne s'est jamais demandé si une « sorcière » ne vivait pas quelque part au fin fond de la forêt près de laquelle il/elle habite ?

Cette « sorcière », puisque c'est à elle qu'appartient cette curieuse chaumière, n'est autre qu'une image de la Vieille Femme, de l'Aïeule, et donc de celle qui apporte la transformation initiatique à ceux et celles qui la rencontrent. On y voit aussi une incarnation de la Baba Yaga qui, représentée dans le légendaire russe accompagnée de sa maison juchée sur des pieds de poule qui se déplace toute seule, partage un certain nombre de caractéristiques avec la sorcière d'Hansel et Gretel.

Dans le conte, Hansel et Gretel, charmés par la maison de pain d'épices ornée de friandises qu'ils trouvent dans les bois alors qu'ils sont affâmés, acceptent l'offre de la vieille femme qui leur en ouvre la porte et leur propose de les héberger. Pris au piège lorsqu'ils se rendent compte qu'elle veut faire d'Hansel son repas et que Gretel est devenue sa servante, ils se trouvent face à l'évidence : soit ils acceptent cette condition et restent là à jamais (ou, pour Hansel, jusqu'à ce qu'il soit suffisamment dodu pour faire un repas bien juteux), soit ils la dépassent et affrontent la sorcière. Les enfants optent pour la deuxième solution et, à l'aide d'un subterfuge, font croire à la vieille femme qu'Hansel n'engraisse pas. Lorsque la sorcière perd patience et décide tout de même de le manger, elle allume le four et demande à Gretel d'en vérifier le bon fonctionnement. Pour cela, la fillette doit rentrer dans le four. Or, cette dernière se doutant que la sorcière avait pour dessein de la manger elle aussi, Gretel prétexte ne pas savoir faire ce que la sorcière lui demande, si bien que la vieille femme se penche à l'intérieur du four pour le faire elle-même. Gretel en profite alors pour la pousser et refermer la porte derrière elle. Débarrassée de leur ennemie, elle peut aller libérer son frère emprisonné dans l'étable. Lorsqu'ils retournent dans la maison, ils découvrent des perles et des diamants en grande quantité. Avant de partir, ils décident d'en prendre autant qu'ils le peuvent. Ils finissent par sortir de la forêt et regagner la maison de leurs parents où ils retrouvent leur père et apprennent la mort de leur marâtre, qui avait voulu les abandonner afin de se débarraser d'eux. Heureux de rentrer chez eux et de retrouver un père aimant, ils partagent leur fortune récemment acquise avec celui-ci et ne connaissent plus un seul jour de pauvreté ou de misère.

La maison en pain d'épices et la sorcière sont ici la charnière entre l'état de pauvreté et de manque dans lequel se trouvent les enfants au début du conte et celui de richesse et d'abondance qu'ils connaissent à la fin de l'histoire. L'épreuve que constituent la maison et son habitante permet à Hansel et Gretel de se dépasser grâce à leur courage qui s'exprime alors par instinct de survie. C'est donc grâce à elle que les enfants dépassent leur condition : ils révèlent pleinement leur force et atteignent le bonheur, quittant pour de bon la faiblesse, la pauvreté et la peine dans laquelle ils se trouvaient auparavant.

Il est tout à fait possible de voir dans ce parcours le passage de l'ombre à la lumière et la transformation qui caractérisent le solstice d'hiver, d'où l'idée d'utiliser cette image pour ce tirage spécial Yule/hiver. Par ailleurs, cette période de l'année est traditionnellement celle durant laquelle on prépare des maisons en pain d'épices que l'on décore de bonbons, de chocolats et de friandises en hommage au conte pour les manger à Noël et aux abords du solstice !

 

Objectif
Ce tirage introspectif explore la transformation que connaît le consultant pendant la période période sombre et révèle comment il renaît symboliquement au retour de la lumière. On y aborde donc les épreuves qu'il a traversées et les forces qui s'éveillent et grandissent en lui au solstice.

 

Le tirage
Après avoir mélangé et coupé le jeu, on tire douze cartes que l'on dispose comme suit :

La Maison en Pain d'Epices

 

Lecture et interprétation
Ce tirage est composé de quatre parties: les fondations de la maison, le mur gauche, le mur droit, le toît, et la porte. Les cartes sont lues dans l'ordre où elle sont tirées.

Les cartes 1, 2 et 3 sont les fondations de la maison et représentent ce sur quoi le consultant est assis, ce sur quoi il s'appuie au moment du solstice présent. Elles montrent les forces qu'il a acquises et celles qu'il a en lui lorsqu'il effectue le tirage.

Les cartes 4, 5 et 6 forment le mur gauche et dépeignent la période obscure dont on renaît lors du solstice, l'ombre que l'on quitte. Elles font le bilan de l'introspection à laquelle on s'est livré pendant cette saison en insistant sur la principale épreuve ou difficulté que l'on est parvenu à surmonter. Ainsi, la carte 4 décrit la principale épreuve ou difficulté à laquelle on s'est confronté ; la carte 5 montre l'impact que celle-ci a eu sur le consultant, la manière dont elle l'a affecté ; quant à la carte 6, elle révèle la réaction du consultant face à l'épreuve qui s'est présentée à lui et reflète la solution qu'il y a apportée.

La carte 7 est le premier pan du toît. Elle s'inscrit dans le prolongement du mur gauche et formule une synthèse par rapport à ce qui y a été évoqué. Elle montre ce que l'épreuve traversée par le consultant lui a apporté et en quoi elle l'a fait grandir.

Les cartes 8, 9 et 10 forment le mur droit et évoquent le retour à la lumière et les bénédictions apportées par le solstice. La carte 8 montre en quoi le consultant est plus fort qu'avant ; la carte 9 fait état de ce qui grandit en lui en même temps que le soleil reprend des forces lors du solstice ; enfin, la carte 10 montre comment le consultant se révèle au monde, fort de la transformation qui s'est opérée en lui pendant la période sombre.

La carte 11 est le second pan du toît. Elle s'inscrit dans le prolongement du mur droit et indique au consultant la direction à prendre pour continuer son chemin à partir du solstice et tirer le meilleur parti de ce que lui apporte le passage de l'obscurité à la lumière.

La carte 12 symbolise la porte de la maison. Elle représente le passage, la manière dont on renaît au solstice. On y voit l'ouverture et tous les potentiels qui s'offrent au consultant grâce à cette étape importante de la Roue de l'Année.

 

Remarques
Ce tirage n'est pas difficile à réaliser dès lors que l'on respecte bien l'ordre de lecture des cartes. Pour l'interpréter, il suffit de rester vigilant aux différentes parties qui le composent et de bien assimiler les paralèlles établis entre la structure de la maison et les étapes de la transformation qui s'opère lors du solstice hiver.

 

Supports à priviégier
Ce tirage peut être effectué avec tout tarot ou oracle mais ne convient pas aux jeux Lenormand. Bien sûr, compte tenu de l'image abordée ici, on préférera un support mettant en avant le thème des contes de fées, comme par exemple le somptueux Fairy Tale Tarot de Lisa Hunt ou le très joli Whimsical Tarot de Dorothy Morrison et Mary Hanson-Roberts. Côté oracles, le Fairytale Oracle de Lucy Cavendish et Jasmine Becket-Griffith est tout à fait indiqué. Plus largement, on pourra aussi se tourner vers des jeux à connotation néo-païenne tels que Madame Endora's Fortune Cards ou le Green Witch Tarot d'Ann Moura et Kiri Østergaard et bien d'autres encore.

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 24 décembre 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)

Rejoignez les Détectives aux Arcanes!

Article rédigé par mes soins. Reproduction interdite.

 

S'il vous arrive de visiter mon site professionnel, vous y avez certainement remarqué il y a quelques semaines l'apparition d'une nouvelle section intitulée « Les Détectives aux Arcanes ». Après plusieurs mois de travail, c'est avec un immense plaisir que je vous présente cette nouvelle activité qui vient s'ajouter aux thés découverte et aux Consultations des Sabbats pour compléter le programme de 2017.

Il y a quelque temps, je me suis rendu compte que lorsqu'on me demandait d'expliquer ce qu'est la cartomancie et en quoi elle consiste, je me référais très souvent à la même image, y compris en cours et en consultation pour en aborder les fonctionnements. Face à ce type de question, la comparaison qui me vient en effet le plus souvent à l'esprit est celle de l'enquête que mène le détective qui, tel Sherlock Holmes ou Miss Marple, observe minutieusement les indices qu'il parvient à récolter et les analyse afin de reconstituer les événements qui le mèneront à résoudre le mystère auquel il est confronté. En ce qui concerne la cartomancie, la démarche est très similaire puisque pour arriver à une bonne interprétation, le cartomancien doit tenir compte de plusieurs éléments qu'il doit croiser et assembler, reconstituant ainsi la situation du consultant. Entrent alors en ligne de compte : la compréhension approfondie des cartes et des symboles qu'elles portent, la connaissance du contexte général dans lequel le consultant évolue ou des bases de la situation qui le préoccupe, la pertinence de la question posée et le choix d'une (ou de plusieurs) méthode(s) de tirage adaptée(s) à l'exploration qui doit être conduite. Ce n'est qu'en réunissant tous ces aspects et en mettant en évidence les liens qui existent entre eux que l'interprète peut produire une analyse construite et efficace. En d'autres termes, effectuer une consultation en cartomancie revient à mener l'enquête et à mettre en relief des indices qui aideront le consultant à sortir des blocages qu'il connaît ou à désamorcer les difficultés qui se profilent à l'horizon. Ainsi, on reconstitue les événements et on les met au jour, de la même manière que le détective interprète les indices qu'il glane au fur et à mesure de ses investigations pour révéler la solution de l'énigme.

En y repensant, j'ai réalisé que cette métaphore m'accompagnait depuis de nombreuses années puisque j'ai toujours, aussi loin que je me souvienne, eu recours à ce type de procédé pour m'entraîner et acquérir de l'expérience. Lorsqu'on apprend la cartomancie, il est souvent difficile de trouver des « cobayes » enclins à nous aider à progresser. On se retrouve alors la plupart du temps à être son propre objet d'étude – ce qui est très formateur, soit dit en passant – ou à travailler sur l'actualité, l'histoire ou  la littérature afin de mieux comprendre les enjeux de telle ou telle situation, les choix d'un personnage historique ou fictif, etc. Il m'est aussi arrivé de nombreuses fois, impatiente que je suis parfois, de vouloir entre autres connaître la suite ou le dénouement d'une fiction télévisée avant qu'elle ne soit dévoilée à l'écran... et d'avoir recours à mes cartes pour cela ! Les résultats obtenus ont toujours été épatants et m'ont toujours éclairée sur les raisons profondes de la survenue de certains événements ou sur ce qui a poussé certains héros à agir comme ils l'ont fait. À chaque fois, mes tirages m'ont révélé l'issue des situations que j'explorais tout en m'apportant les clefs nécessaires à une compréhension approfondie des événements et des comportements.

J'ai donc eu envie de partager ces expériences et de pousser un peu plus loin l'image du détective qui se servirait de ses cartes pour résoudre des mystères. Amatrice de littérature et de fiction policière, les grands détectives m'ont toujours fascinée, de même que les clubs dans lesquels ils se réunissent parfois. C'est ainsi que j'ai souhaité rassembler tous ces aspects dans des ateliers conçus sur le même modèle que les réunions de clubs de détectives au cours desquelles les participants mènent l'enquête sur une affaire dévoilée en début de séance. Tels des « armchair detectives » (i.e. détectives en fauteuil), c'est sans bouger de leur chaise que les participants se confrontent au mystère du jour et font appel aux petites cellules grises chères à Hercule Poirot et à leurs talents de cartomanciens pour résoudre l'affaire qui est portée à leur attention. Ils ont donc pour mission de prendre connaissance du cas à étudier, de bien en identifier les enjeux et les clefs, puis d'apporter des éléments de réponse afin de trouver la solution de l'énigme.

Dès 2017, les réunions des Détectives aux Arcanes se tiendront une fois par trimestre. Durant celles-ci, nous nous retrouverons en petits groupes afin d'enquêter à l'aide d'un support donné sur l'affaire présentée dans le dossier d'investigation qui sera remis à chacun à l'ouverture de chaque séance. Que les plus timides ou les moins confiants en leurs compétences se rassurent toutefois : ces réunions sont ouvertes à tous, que vous soyez débutants ou plus expérimentés ! En effet, elles sont précédées d'une période d'entraînement qui vous permet de réviser et de travailler les bases de l'utilisation du support qui sera à l'honneur lors de la réunion à laquelle vous participez. Quatre semaines avant l'atelier, vous avez accès sur le site à des contenus spécialement destinés aux Détectives aux Arcanes afin que vous puissiez acquérir, réviser ou approfondir les bases des fonctionnements de votre jeu et travailler des méthodes de tirage qui vous aideront au cours de votre enquête. Ainsi, vous serez prêts, le moment venu, à démêler les mystères les plus épais !

L'aventure vous tente ? Alors n'attendez plus et découvrez tous les détails concernant ces réunions sur le site ! Si vous souhaitez rejoindre les Détectives aux Arcanes et participer à l'une des séances de 2017, contactez-moi sans tarder !

Je me réjouis déjà de vous retrouver lors de ces réunions qui s'annoncent d'ores et déjà passionnantes et pleines de surprises. J'espère que vous aurez autant de plaisir à y assister que j'en ai eu à les mettre au point et que j'en aurai à préparer chacune d'entre elle !

À très bientôt,
Morrigann Moonshadow

 

 

(© Morrigann Moonshadow, le 20 décembre 2016. Reproduction partielle ou totale strictement interdite.)